Atelier d'Ecriture "PLUMALIRE" à Nice, Alpes Maritimes

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sécurisé 7/7 24/24

bail emphytéotique courant jusqu’en 2074 - Tramway au pied de l'immeuble: ligne 1 (bientôt ligne 2 jusqu'à l'aéroport). Nombreux  commerces et bus.,

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« Un cri sous-marin » vient de paraître.

« Un cri sous-marin » vient de paraître.

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Prix unitaire (T.T.C.) : 14,50 Euros Sortie de l'ouvrage : 08 mai 2018

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08 juin 2018

A LA DECOUVERTE DE SON VILLAGE

ECRIRE A PARTIR D’UN TABLEAU ….

Le retour du fils prodigue se fit dans une félicité voilée de simplicité. Il arriva lorsque l’horizon se nimbait d’aube rose, après un marathon de plusieurs crépuscules, à peine gâché par un agacin qui compliqua sa descente. Grace à son bâton il ne chuta pas dans la pente herbeuse où se prélassaient quelques limaces. Les toitures rouges de son ocre village provençal se découpaient sur l’adret de la montagne encore ténébreuse. Un galurin artisanal en épais coton vissé sur la tête, il s’arrêta tel un berger qui observe ses moutons en pâture. C’est sur cet espace escarpé et pentu qu’il goûta au silence de l’aventure et qu’il médita sur la Nature. Quelle découverte que de marcher en montagne sans voiture et sans tapage ! Sa déambulation le ramenait tout simplement dans sa campagne comme un fragile poussin à son poulailler.

30 avril 2018

Le GABIAN, goéland leucophée

Publié le 10 mai 2007 par mjletoile alias AimeGeeAile

Bonjour à tous. Hier matin curieusement j'ai entendu frapper à ma fenêtre et j'ai aperçu un gabian qui estimait que j'avais assez dormi et sonnait le réveil matinal. Bien entendu j'ai aussitôt décidé de le prendre en photo.  2 jours plus tard alors qu'exceptionnellement j'allais m'endormir pour une petite sieste, j'entends à nouveau frapper au carreau... était-ce le même ? je l'ignore je l'ai repris en photo.

Par curiosité j'ai recherché sur internet l'origine du mot :

G  A  B  I  A  N .

Le gabian est un goéland leucophée.

Sur la photo prise de ma terrasse en plein coeur de Nice vous apercevez dans le fond les collines qui séparent Nice de Villefranche.

Sur le site ou blog : "Le Coin du Corbeau" voici ce que j'ai trouvé sur l'origine du mot gabian : "Ici a Marseille on le surnomme le "gabian", sans doute tiré de l'italien "gabiano" qui signifie goéland. Le Goéland Leucophée (Larus Michaellis) se distingue a peine du Goéland Argenté (Larus argentatus). Le Goéland Leucophée a les pattes jaunes (et son nom anglais est d'ailleurs Yellow Legged Gull), pour le reste la taille et le plumage sont sensiblement identiques.Parfois encore on confond le Goéland et la Mouette, ce qui se comprend car en dehors du bec qui est tres différent, on a souvent l'impression que la Mouette est un Goéland en miniature. Mais la différence d'envergure, plus de 1 mètre pour le Leucophée, ne permet aucune hésitation lorsqu'ils volent. En pratique on rencontre le Goéland un peu partout en France, généralement le long des côtes, avec deux ou trois zones principales : la région Méditerranénne, le littoral Atlantique et les régions côtieres du Nord. Autour de Marseille on estime les populations à plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux, répartis entre la zone côtière et les Iles et aussi dans les grandes villes comme Marseille. 
Animal rusé, patient, presque intelligent et d'une rare adaptabilité, le Goéland a su parfaitement s'adapter a la vie urbaine !!   C'est presque un animal fêtiche dont la RTM, le metro marseillais, avait fait sa mascotte sous le nom de Gaby (le gabian). Il est aussi trés apprecié des marins auxquels il annonce la terre et qui le remercient volontiers de quelques déchets poissonniers a l'occasion. Tous les matins sur le Vieux Port une nuée de Goelands vient faire son marché, a peine au dessus des chalands "réguliers", mais avec souvent moins de bonheur il faut l'avouer :). Et pour tout dire le ciel bleu d'une ville Méditerranéenne serait bien triste sans les vols majestueux de ces grands oiseaux blancs !!  L'observation du goéland est toujours interessante ! On trouvera un expose complet sur le Goéland dans le livre de Niko Tinbergen (prix Nobel) : "L'univers du Goéland Argenté" publié vers 1975 et que l'on ne trouvera plus que chez les bouquinistes.

Le nombre de ces oiseaux augmente : d'une part la nourriture est - relativement - abondante et  l'absence de prédateurs des nids permet aux oeufs d'éclore facilement. Une étude récente montrait que la probabilité de "survie" d'un oeuf est environ 10 fois plus forte en milieu urbain qu'en milieu naturel ... Il existe differentes techniques pour diminuer la reproduction, par exemple la neutralisation des oeufs dans les nids, une solution un peu coûteuse mais efficace. Il faut ajouter que l'effarouchement des Goélands à des périodes ciblées serait aussi une solution, encore moins coûteuse. En cherchant un peu on devrait pouvoir améliorer cela sans en faire un drame ... Un autre reproche fréquent, ce sont les nuisances provoquées par les déjections des animaux. Les nuisances sur les toits sont probablement plus importantes. Surtout que le Goéland a un comportement dit d'arrachage qui le pousse à tirer sur tout ce qui ressemble à une ficelle lors de conflits entre animaux .. L'impact financier est toutefois réduit car de toute facon sur les immeubles à toits plats il faut renouveler le revêtement du toit régulièrement, tous les 10 ans par exemple. Avec les Goélands ce sera tous les 9 ans, rien d'une dépense extraordinaire.  Il y aurait encore tant de choses a dire sur la vie du Goeland urbain, qui est un oiseau sauvage, mais qui s'habitue remarquablement bien aux societes humaines. C'est d'ailleurs un oiseau tres social, qui ne peut vivre qu'en societe et dont l'organisation sociale presente -mutatis mutandis- des similitudes etonnantes avec le mode de vie et de pensee des humains

Il existe une ville dans l'Hérault dont les habitants sont appelés les Gabianois. Dans l'encyclopédie Diderot-D'Alembert on note :huile de gabian "C'est une huile noire, bitumineuse & inflammable, de Languedoc ; la roche dont elle découle se trouve au village de Gabian, près de Beziers.   Guichard tire l'étymologie de ce mot de l'hébreu gab.  On contrefait l'huile de gabian avec de l'huile de térébenthine. L’huile de Gabian n’est donc nullement différente du naphte de Babylone.

"LEI GABIAN, Tambourinaire deis Aup"* est un ensemble de musique qui s'est donné pour but de promouvoir le galoubet/tambourin.

Marius AUTRAN en parlant des sites autour de Saint-Mandrier et du cap Sicié parle d'un îlot qui s'appelle "Le Gabian" et il écrit : "En partant de la plage des Sablettes et en allant vers Sicié, un bon cicérone vous désignera le Pilon, pointe avancée de la Batterie de la Verne, la plage de galets du ruisseau de l'Oïde venu des Moulières, unique cours d'eau de la presqu'île, le Gabian, le Frédéric, îlots bien connus des pêcheurs amateurs, la plage de Fabrégas dont le sable est gris, le Bau Rouge, leBoeuf, le Sommier, les Pierres Tombées, le Capucin, la Plage des Santons, laChaînette, haut fond de roches reliant comme un cordon ombilical les Deux Frèresà la presqu'île.

Voilà pour aujourd'hui ce sera tout. Bonne journée à tous

 

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01 avril 2018

« Alors buvons une tasse de thé ! »

« Alors buvons une tasse de thé ! »

C’était le sésame du début des mercredis après-midi quand ma mère invitait sa sœur pour d’interminables dialogues de sourd qui empestaient le tabac. Cachée sous la table du salon, j’assistais avec délice aux joutes dévastatrices de ces deux âmes complices. Je me vautrais sur le tapis, en lévitation, envoutée par la guerre du pouvoir de la parole, entre fâcherie et rabibochage.

Quelquefois, César mon chien se lovait contre moi et son poil duveteux me projetait dans un demi sommeil qui me happait au détour d’un  mot ou d’une phrase. J’essayais d’être attentive, tant bien que mal, pour comprendre l’enjeu de ces élucubrations qui avait la main mise sur ces après- midi programmés.

-Madame Julia n’a pas d’enfant, pourquoi ? A son âge c’est pas normal !

-La boucherie de la rue Sanzo a fermé mardi à 18 h au lieu de 20 h. Qu’est- ce que ça cache ??

-Hier, je suis allée au marché, j’ai vu la mère Hortense bon pied bon œil à 90 ans. La canne en goguette, elle te fait le tour des stands en deux temps trois mouvements…

Tout ce charabia me berçait. J’avais la chance de participer à la vie du quartier. Toutes ces personnes étrangères me semblaient si familières grâce à mes deux commères préférées. J’étais si friande de ces épisodes que je les caressais dans le sens du poil pour prolonger ces révélations apocalyptiques de ce monde d’adulte.

Mon père, quand il sortait le nez de ses bouquins, détestait ces longues séances de dénigrements ou flatteries, selon les situations et les personnages. Il s’esquivait en catimini ne voulant pas prendre parti. Mais il ressentait néanmoins de la joie de voir la complicité et l’amour de ces deux femmes qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. Leur vie était simple, articulée entre les ragots de la vie des humains à défaut de celles des plantes qui n’intéressent personne.

Mon père, cet être délicieux que je portais aux nues, n’avait aucune idée de l’inconsistance de ma vie face aux extraordinaires journées de cette horde de personnages à la fois réels et féériques. Il faut dire que je n’avais que 8 ans !!!!!

Le tapis du salon s’envolait vers les maisons de ces êtres à la fois si poétiques et si terre à terre, ruisselant de banalité. Etaient-ils beaux ? Etaient-ils laids ? Mais le bon sens veut que la laideur à ceci de supérieur à la beauté, elle dure. Affaire de subjectivité… 

Le tricot de mes pensées se détricote, j’erre dans le labyrinthe gourmand de mon goûter. J’ai gardé une grande tendresse pour les croissants : lune onctueuse et sucrée qui plane au-dessus de mes mercredis après-midi. C’était la récré de mon enfance : mes deux mères « tartine » et mon père tendresse me ficelle de nostalgie. Je suis comme une momie, prise dans les filets de mon passé mais refusant l’immobilité d’un incinéré qui ne peut pas se retourner dans sa tombe.

Et dans l’espace feutré de ce salon, un mot s’est échappé de ma bouche comme une petite bulle : amour. La beauté inspire l’amour. L’esprit, l’admiration et une belle âme l’anime : le résumé de ces trois personnes indispensables à mon bonheur.

J’envoie le reste à tous les diables, je suis la somme de ces innombrables mercredis après-midi. Je suis comme un marchand qui ouvre sa bourse et qui attend une contre- partie. J’ai joué mon rôle de main de maître. J’ai absorbé la vie et j’ai rendu l’avenir.

Le silence s’est échappé de ma bouche en cœur. Mon enfance a été heureuse.

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DYMIS : Boule de neige - Quatrine

En écrivant en vertical, «Ardeur» mettre dans une 2ème colonne les noms évoqués par le mot du premier rang, puis dans une 3ème colonne une rime avec les mots de la 1ère colonne, puis dans une 4ème colonne un verbe, puis dans une 5ème colonne un adjectif. Si possible ces mots commenceront par la lettre du mot de la première colonne pour chaque ligne.

Agapanthe                Fleur                   Cœlacanthe              Fleurir                 Poissonneux

Ramage                     Plumage             Adage                        Ramasser            Plumeux

Drimys                       Arbre                  Téthys                        Dresser               Arboré

Eté                              Saison                 Maté                          Etablir                 Elégant

Urus                           Bœuf                   Us                               Utiliser                Utile

Ravin                          Fossé                   Divin                          Retaper              Raté

A présent numéroter ses mots et choisir un chiffre entre 1 et 30 et le chiffre choisi sera la thématique de votre texte, dans lequel vous devrez inscrire tous les mots du réservoir. (Pour moi N° 17 donc thème lié au mot saison)

Ecrire un texte sous forme de sextine (vers avec 6 mots) ou en boule de neige (1er vers 3 mots, 2ème vers 5 mots, 3 vers 7 mots, etc… jusqu’à 15 mots et redescendre à 3 mots)

Drymis* arbre divin

Tu fleuriras dans le ravin

Eté flamboyant et chaleureux aux ramages incertains

Plumage resplendissant, l’agapanthe s’est mise sur son 31.

Us et coutumes nous viennent d’un passé mystérieux et si lointain

L’urus passait paisiblement, alors que la Téthys s’enfonçait dans des avens profonds tibétains

Cette mer poissonneuse renfermait des cœlacanthes sans âge, aux écailles rugueuses et au tragique destin

Utiles ces poissons pour marquer l’évolution du temps ? Peut-être un signe du malin !

Les bœufs musqués au pelage épais se dressent dans le matin

Une agapanthe d’un bleu céruléen utilise son charme adamantin.

Elle tapisse à l’envie un sublime souterrain.

Fleurs des alpages : regard purpurin

Juste un câlin…

Drymis = arbre appelé cannelle de Magellan

Téthys = océan recouvrant la planète il y a environ 400 millions d’années

Cœlacanthe = poisson préhistorique encore vivant à l’heure actuelle mais très rare, à écailles  d’un bleu particulier, se trouvant au large des Comores.
Atelier d’écriture PLUMALIRE© du 20 mars 2018

Ensuite, avec 4 mots choisis dans votre réservoir, faites une quatrine (rédigé en alexandrins pour ma part) dont les 4 strophes se terminent de la façon suivante : Le 1 est le mot divin, le 2 est le mot été, le 3 est le mot fleur, le 4 est le mot ramage.

Drymis parfait bonheur absolument divin

Ton feuillage offre une ombre dense l’été.

Nature généreuse tu nous donnes tes fleurs

Le beau se fait séduisant c’est son ramage

 

Drymis : rêve ou alors splendide ramage ?

On touche le bonheur, on tutoie le divin !

Sa fraîche canopée est sublime l’été

Parfum de liberté ; adieu superbes fleurs

 

Tenues légères et transparentes : merci l’été !

Parfums et fragrances ultimes : vous voici mes fleurs

Volutes étranges, subtile ramage

Scandale et décadence, on frôle le divin !

 

Senteurs et étamines : quel mystère ces fleurs !

Moiteur tropicale, audace des beaux ramages

Est-on dans un rêve ou pas très loin du divin ?

Belle saisons, luttez avec maître Eté.

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LES ECERVELES (Rap)

Ecervelés, vauriens,
Voilà bien ce que sont nos politiciens !
Ils promettent monts et merveilles
A tous les benêts fêlés
A tous les décérébrés incapables de penser !
**********

REFRAIN

Tous vauriens
Nos politiciens
Tous fourbes
Ils ne visent que les courbes !

**********

Incommensurable déconvenue
Si tu les apostrophes
C’est la catastrophe !
Ils ne savent que mentir
Ignorent ce que prévenir veut dire

**********

REFRAIN

***********

Rassemblons-nous !
Forts de notre union
Bien émoustillés
Nous pourrons les excréter
Aux petits oignons on va vous les cuisiner
Nos politiciens vauriens !

**********

REFRAIN

***********

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SAUDADE

J’ai la saudade

Quelle salade !

Ça va pas la tête ?

Pas d’ambivalence

Je plombe l’ambiance !

Je suis moche !

Je suis sale !

J’aime pas manger !

J’aime pas la marche

Et encore moins la mâche !

Je suis une tête brulée !

Mais aimer,

Etre cul par-dessus tête,

Perdre la tête,

Sauter de joie,

Animer l’atmosphère !

Pas de luxure !

Plutôt la lecture !

Lire pendant me loisirs,

Etre loyal,

Ne plus être sale !

Voilà mes plus chers désirs !

Hélas dans mon délire la saudade envahit ma tête !

Je redeviens trouble-fête !

J’en suis réduite à m’enfouir sous la couette !

 

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FLAMENCO

Elle danse, elle danse, malgré son agacin

Ne jamais s’arrêter ; il faut gagner son pain

Toute habillée de rouge

J’admire comment elle bouge

La souplesse de sa danse

Me plonge dans une transe

Subjugue par sa grâce

Je la suis à la trace

Enivré par sa passion

Je loue la création

De cette belle fougueuse

Et sa tête capricieuse

Virevoltant avec énergie

Elle illumine ma vie

Au son de sa musique

Je me sens moins classique

Elle chauffe mes castagnettes

A chaque pirouette

Je partirai en Espagne

Je quitterai ma campagne

A moi le Flamenco

Elle m’emmène en paquebot

Contre le bastingage blanc

J’appuierai son flanc

En tenant ses bracelets

Tendrement l’enlacer

Et toute une chaude nuit

Je la garderai au lit

Cette jolie Ibérique

Me donne tellement la trique

Le mouvement de ces aisselles

Fera bruisser la dentelle

De sa généreuse bouche

Je mangerai des louches

Face à ses noirs yeux

Je suis un pauvre gueux

Je lui prendrai sa fleur

Car elle me tend un leurre

Son rythme, son tempo

M’ont rendu flamenco

12 mars 2018

MA DOUCE ETOILE

Dans l'immensité du ciel sombre

Tu caresses mon âme de lumière

Je te vois scintiller dans l'ombre

Tu réchauffes mes paupières

 

Avant toi, je tombais dans un puits

De mélancolie, de rage et de folie

Tu m'as ôté le poids de ce lourd voile

Quand je t'ai vue, ma douce étoile

 

Tu m'as dit ose

Tu m'as dit aime

Tu m'as dit grandis

Et moi je revis

 

Tu m'as apaisée face au vide de l'immensité

Tu me redonnes le sourire pour l'éternité

Mon cœur bat à tes côtés

Je ne saurais comment te remercier

 

Tu m'as dit ose 

Tu m'as dit aime

Tu m'as dit grandis

Et moi je revis

 

Face à toi mon ange lumineux

Je n'ai plus peur de vivre

Tu m'as fait croire en Dieu

Et à l'amour qu'il délivre

 

Jessica Dupire

 

 

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HAÏKU

Traine sur un pied 

Tranches de vie sont pourries

Demain même sort !

 

Sel colle à ma peau

La mouette plane entre deux eaux

Alors vogue rafiot !

 

Le vers se tord d’aise

Mes grolles torturent le feuillage

Soudain la terre gronde.

 

Vent d’Hiver glace

Température moins zéro

Vin chaud à gogo.

 

Allumé le feu

Mon esprit se consume

Mes pensées fument !

 

Boules en métal

Montent puis vont dévaler

Tout ça pour faire tilt !

 

Il s’envoie en l’air

Pour prendre un grand bol d’air

Enfin il espère !

 

Plus à la mode

La tendance m’a dépassé

Un choc pour un mec chic !

 

Quêter du bon sens

Goûter la tranquillité

Saveur créative

 

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COEUR

Il régnait dans cette sombre pièce un sacré souk.

Je devais partir mais pas avant d’avoir pris mon jus d’orange.

Nom d’une vache les étoiles s’éteignent à l’aube.

Alors pourquoi ne pas prendre également un verre de vin

Courir au clair de lune me semblera plus facile

Mais non puisque les étoiles s’éteignent à l’aube.

Vin + orange ça fait un drôle de mélange

Je sortis en pensant que j’avais certainement une drôle de bouille

Tant pis il n’y avait plus qu’à compter sur la débrouille

Et pourquoi ne pas aller prendre un bon verre de jus de fruit chez la tante Marcelle

Dans la rue j’avais la dégaine du... cow-boy

Ne croyez  pas que je suis né de la dernière pluie

Les passants ne croisaient pas l’idiot du village

Je dois éviter la prise de tête

Moi la seule chose qui m’habite c’est l’amour avec un grand A

Bon si je rencontre une femme avec une jupe fendue je ne dirai pas non !

Pour l’instant rien à l’horizon

Plus j’avance plus j’ai le cœur gros sans saveur

Pourtant je suis une vraie colonne de feu sur les danses floor

J’emballe facile la gente féminine

Mais gare mes pensées s’éparpillent...

 Je dois reprendre la main.

Ma tenue de rocker ne me donne pas l’air d’un teen-ager

Cependant attention comme dit le proverbe «  jeux de mains jeux de vilains »

Maintenant  mes vêtements me grattent.

C’est comme s’il existait un désaccord entre le haut et le bas

Pourtant ils s’entendent comme les deux doigts de la main

Je suis un innocent aux mains pleines monsieur le président

Maudite tempête qui sourde jusque dans ma tête

Je veux soudain m’élever au sommet de la BIG APPLE
Ha ! tiens il me semble que j’approche du port

Je veux voir la GRANDE BLEUE et baiser comme une bête

ABECEDAIRE SUR LE THEME DU MOT « GAMIN »

Apprendre, apprendre et encore apprendre c’est la mission d’un gamin dans la vie, qu’elle soit éphémère ou pas.

Bien lui en prend s’il trouve sur sa route une bonne étoile et beaucoup de tendresse.

Comme devant un kaleidoscope il n’a que le choix de s’immerger dans ses aspirations.

Derrière ces portes ouvertes il a un devenir formidable et devra être inventif car « L’HOMME MARCHE PENDANT DES JOURS ENTRE LES ARBRES ET LES PIERRES OU L’ŒIL S’ARRETE RAREMENT SUR QUELQUE CHOSE, ET SEULEMENT QUAND IL A RECONNU LE SIGNE D’AUTRE CHOSE »

Elever la barre toujours,

Fabriquer son monde,

Galvauder parfois comme une libellule car ce n’est qu’un enfant.

Haïr ne fait pas encore partie de son vocabulaire.

Il est pur et approche l’extase à chaque découverte.

Jouer c’est toujours apprendre,

Karateka de la vie, il

Lutte de façon formidable.

Merveille sans vanité, il quantifie ses possibilités.

Numéro 1 à la mémoire d’éléphant il est capable de tout.

Oreille affective il comprendra vite les ramifications et devra éviter les pièges trop mielleux.

Parfois parfait, parfois distrait, il avance sans ciller

Qui l’arreterait ?

Rien ni personne, sauf le doute, mais

Savoir est gratifiant, c’est une consolation.

Tout travers tortueux le ferait obliquer,

Un urticaire géant pourrait le tuméfier

Vérifions bien ensuite que sa volonté soit intacte,

Wigwamons avec lui un abri solide fait d’amour,

Xylographions sur son petit bureau des mots encourageants et perpétuels,

Yodlons ses louanges et portons le au

Zénith en le gardant à l’œil !

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11 mars 2018

Rencontre dans la nuit

Le page  et la corde en plumes d’aigle

Dans l’immensité illimitée de l’univers brille la lune qui observe avec tendresse Uranus entourée d’astéroïdes. Un nuage usurpateur galope à une allure décidée, en se trémoussant, vers un rayon de lune qui répond à l’appel de l’aigle.  Dans un sursaut de rire, une étoile qui provient des rencontres d’éléments allotropes saute et galope vers une corde en plumes d’aigle comme sur une balançoire.

Cette corde en plumes d’aigle, un page la recueille dans une éprouvette avec étonnement sur son trimaran. Il aimerait disposer d’autres étoiles pour organiser un rodéo sur une piste aux étoiles dans la lagune. Il pensait obtenir l’aide de Roméo, l’usurpateur, mais cet olibrius à la tresse violette accompagné de son antilope magique, est venu à sa rencontre à la nage sur sa nef à voile !  Il a pris des nouvelles, puis il a ouvert tous les tiroirs du trimaran croyant y trouver des étoiles, mais il n’y a découvert que des nèfles ensorcelées provenant du néflier du phare.

Comme Œdipe, ce pauvre gus fuyait son sort, joué aux dés par ses parents. Il essayait de s’étourdir en visitant le cosmos et en poursuivant les étoiles qu’il ne trouvait pas, alors il emportait les nèfles empoisonnées… Un soir, par mégarde en faisant la nouba sur un radeau en bois de baobab,  il fit frire ses os au soleil couchant.
13/2/2018

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AUTOBIOGRAPHIE

Dans cette histoire, j'étais l'autre. Dès le début, j'laissais pas d'trace.

Sur les sentes, tout derrière moi, on voyait rien. C'était drôle, même sur photo on voyait pas d'image. Je faisais le pitre j'mettais une mitre mais rien à faire, ça n'imprime pas. Un peu plus vieux, j'me suis dit " tiens, j'vais faire flic, et même indic, vu qu'on m'voit pas".

Au démarrage tout allait bien. On disait" tiens, voilà l'baron, déguingandé, comme un héron, avec sa huppe ". Et puis voilà, l'moment passé, j'ai disparu, comme un orage qui efface l'encre.

Pourtant, j'étais gentil, j'avais un chien, j'pouvais chanter, pas comme un barde, mais c'était bien. Un peu plus tard j'ai fait marin, bateau à l'ancre près de la plage. mais là, franchement, ça marchait pas. Remplir des seaux, boire dans une outre, c'est pas pour moi.

Progressivement, je m'effaçais; comme l'urubu face au soleil, ailes déployées, frôle les zébus, on ne l'voit pas.

J'suis sûrement barge, p't'être un peu lâche mais j'manque pas de grâce, juste d'épaisseur.

Alors c'qui me reste, c'est pas grand chose, mais c'est la pêche. Ma carte en poche, je plombe mes lignes, met mon appât, et j'guette la carpe.

Elle me voit pas, croit qu'c'est son repas, elle est pour moi!

Et bien voilà, j'suis un rébus, pris en otage, qui vit sans bande, dernier étage.

Prend garde à toi, si tu me croises, comme dit l'adage , je suis la pluie je suis l'orage.

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Retour au pays ....niçois

Je pars, je prends le bus pour aller chez ma mère. La bagnole ressemble à la guagua qu'on prend à Cuba, toujours en retard, dans un état tellement ravan qu'on a du mal à se persuader! Pas rare qu'on s'écrase une barbarote en s'asseyant, on entend souvent un léger " crac", c'en est une; on en a tous une sacrée fourre de toute cette saleté! Eh, peuchère, comment aller à Roquefort la Bédoule autrement? 

Oscar, le chauffeur balèze roule tout en barjaquant d'un bout à l'autre du voyage, que tous les bras cassés du bus sont tout ensuqués et même fracassés quand ça s'arrête. Je vous parle pas des gamelles pour les empégués qu'ont pas eu la temps de dessaouler tout au long de la route ...et y en a!

Oscar, souvent, y fait le mourré, on comprend pas trop à cause de qué. Son boulot l'emmerde sûrement....! Encore un matane d'enfant gâté. L'a qu'à bosser sur sa bécane, l'aura plus degun à causer avec. Bye bye tous les fadas du bus, hello Oscar solo! On est presque à bon port.

 Zut, une bougnette sur ma jupette, mama va mater que ça! Ca commence à bouléguer au fond du bus. On attaque la calade avant le carrefour. Deux cagoles s'emboucanent sur le bas-côté, une femme secoue sans gêne son estrasse à la fenêtre, le père Paulo balance sa gamba fouola comme à l'accoutumée, ça sent le pays....

Maman a juré de se décarcasser pour me régaler avec sa tarte aux pébrons. Elle n'a pas la bambane, pourtant, quel cordon bleu! Après ça, je rêve d'un bon penec sur la véranda, à l'ombre, Nasole, mon bon clébard couché tout près. Il est testard, pourtant, je l'adore. Jeunes, on a beaucoup joué au baratou, quelle galéjade!

 Allez, zou, chez maman.

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Je Pars ...niçois

Je pars, je prends le bus pour aller chez ma mère. Ras la casquette des barbarotes rampant dans la cambuse, escaladant les murs pourraves de ma studette azuréenne aux mètres carrés désuets.

Barbarotes balèzes qu'un char d'assaut n'eut pu même toucher, tant ces engeances ont la bambane. Marre de barjaquer sur ce sujet avec ma coloc. même pas ma meuf! Je retourne chez ma mère.

J'eus essayé de les destroyer avec mon baratou, mais, pas de chance, j'ai cassé le lustre en le levant. Je rate le bus, bon, je prends la bécane, et je pars; au fond , il y a comme une bougnette que je me surprends à mater. Même pas je peux bouléguer, ça me troue. Et pourtant, on peut pas m'taxer de bras cassé nom de nom. Comme ça démarre pas, je m'fous dans la calade et ça part sans me décarcasser. Heureusement, devant, c'est dégun et ça m'évite de m'emboucaner avec les passants que j'exècre. Quand je m'arrache de la baraque, j'me sens un peu empégué, pas complètement, juste un peu , comme ensuqué genre nabot décavé.

Après que j'eus passé l'estrasse sur la bougnette, j'me trouve comme fada et j'en ava une fourre énorme, genre rondelle majeure. Javance malgré la barre, et je me sens fracassé , la gamelle me guette à chaque tournant. Je pédale en souplesse avec ma gamba foula dont la douleur me lance. Un étonnant matane de la route m'emmène vers un platane dont le tronc coloré m'empêche de fa le mourré.

J'me l'percute en avant et m'récupère le nasole. Manquent plus que les pébrons, et on fait une soupe de légumes.

Avant d'être chez ma mère, je m'tape une bonne pénèc. J'me lève, prêt au départ et me trouve plutôt  ravan.

Toujours testard, je chevauche ma bécane et , zou je fonce chez ma mère.

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LE REVE

Il y a toujours un rêve qui veille sur les rives du bonheur.

Un rêve d'enfant chevauchant une mésange, enfant aérien randonnant l'univers sur son oiseau aux ailes bleutées, irisées sous les étoiles.

Rêve d'enfant comme la littérature du petit prince le décrit si bien dans son vol poétique à travers l'univers.

Découverte du monde sur les ailes d'un avion, tel un chat bondissant de planète en planète. Cet enfant créateur né de l'obscurité rêvant d'ornithorynque aquatique et terrestre, fruit de l'ambiguïté d'un éléphant et d'une anguille.

Rêve d'enfant au cœur qui bat tel l'urubu planant sur la savane et savourant d'avance le cœur de carnassier.

Le rêve de l'enfant veille au cœur de la bataille que se livrent en rythmant lune et soleil rieurs.

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28 février 2018

Le prestidigitateur et le lion, Une histoire de derrière les fagots....

Ce matin, je me suis levé du bon pied, et vous ? Etes-vous prestidigitateur ? Savez-vous transformer une panthère en berlingot ?

Grotesque me direz-vous.

D’accord, alors transformons une bande croquignolesque de polissons au rythme d’une chanson ponctuée de silences.

Soudain un bruit. De loin nous parviennent quelques sons. C’est une drôle de danse qui agitent nos acteurs comme des pantins. Chacun a son rôle. L’écueil, c’est une comparaison des acteurs entre eux, l’un plus orgueilleux que l’autre.

Bigre j’aperçois une girafe au long cou qui s’attaque à un tigre !!! Elle ne se mouche pas du pied, celle-là ! Sa peau est superbe et l’eau de pluie y ruisselle en cascade !

Quelle recette le prestidigitateur va-t-il me donner à présent pour transformer une bougie en mimosa  dont l’odeur violente suscite les ardeurs des amoureux ? Ceux-ci emportent en voyage leurs rêves pour tout bagage. Si par hasard ils rencontrent une invasion de fourmis, ils en garderont quelques lésions.

A présent je vais prendre mon pied en allant au cirque voir les saltimbanques sauter au-dessus des fagots  entourant le marigot – un faux bien sûr – construit avec de vieux fers de lance de la dernière guerre, une curiosité qui suscite le mystère.

Je ne mettrai pas les pieds dans le plat en vous confiant qu’ils sont nettoyés à l’éther tous les matins

Au-dessus figure une constellation en toile avec la grande ourse et de belles étoiles dans la voie lactée. C’est ainsi que l’envie me prit d’observer la naissance de petits colibris qui cueillent leur pitance dans le bec de leurs parents. A cette vue j’en eus la larme à l’œil !

Ainsi finit cette longue histoire du prestidigitateur et du lion……

LE CIRQUE

Savez-vous, mes amis, que naguère le cirque était un symbole de mystère et de voyage, symbole d’un bouillon de vie. Il offrait aux spectateurs un théâtre où le surnaturel et  la magie s’alliaient au rêve. Il ne fallait pas avoir les pieds sur terre, mais se laisser envoûter.

Le cirque a un parfum de surnaturel et semble toujours vivre sur un grand pied. Tous les cirques rivalisent entre eux et se mettent sur le pied de guerre pour conquérir le public. Rien ne les arrête, pas même traverser les océans.

Souvent leur spectacle nous transporte au seuil des domaines aquatiques où l’eau peut jouer un grand rôle. Il nous transporte parfois dans des marigots qui n’arrêtent pas l’invasion, non pas de moustiques, mais de monstrueuses fourmis rouges ne craignant ni les grenouilles, ni les odeurs surprenantes qu’elles dégagent. Des clowns, personnages croquignolesques et burlesques tiennent avec énergie le rôle des fourmis rouges et des grenouilles. Ils se poursuivent et s’élancent en formant des arabesques drôles et invraisemblables au son d’une chanson rythmée par des couplets répétitifs….

Ce spectacle fait briller les yeux ravis des enfants qui s’agrandissent lorsque les tigres sont annoncés. Dans l’œil des tigres se lisent l’orgueil,  la férocité et la rivalité qui les opposent. Vont-ils partir en guerre ?

Le silence règne alors, subtil et palpable… Tous les sens des spectateurs, en particulier ceux des jeunes garçons sont en éveil. Même les partitions de musique s’arrêtent, pas une feuille ne tremble ou ne bruisse…

Silence…

Silence…

Soudain, bigre !!!

Que se passe-t-il ? Un des tigres, qui, entre nous, ne se mouche pas du pied, a sa curiosité aiguisée par une lueur qu’il aperçoit très haut, très haut….

Il s’élance, grimpe vers les étoiles  de la voie lactée, tout en haut du chapiteau

Comme au théâtre, le rideau tombe en musique