Séance 11 : Zacatecas
Les mots gigognes
Mots qui sont composés à partir d’un mot d’une seule syllabe.
- Choisir une lettre de l’alphabet.
- Ecrire le plus grand nombre de mots gigognes pour ces 4 mots : Or, ton, tri, val.
cas – sou - chat – vis - lac(5mn) (au moins 5 pour chacun soir 20 mots minimum) Par exemple pour « mas » : amasser ramassage, massue, masse, massif, masque, démasquer…..
- Lister 10 mots qui vous plaisent particulièrement ou que vous dites souvent. (5mn)
Le dialogue
Le dialogue est un échange de paroles, un entretien entre deux ou plusieurs personnes appelées interlocuteurs (en grec, dia et logos signifient respectivement « entre » et « parole »). Le dialogue est donc l'ensemble de paroles qu'échangent les personnages, c'est la manière dont l'auteur fait parler directement le personnage. Un dialogue donne de la vie à un texte. Le dialogue étant une traduction de la langue orale comporte souvent plus d'expressions familières que les autres passages : familiarités, oubli d'une partie de négation, question sans inversion du sujet etc… Dans une pièce de théatre, le dialogue constitue l'essentiel du texte, dans un conte ou dans un roman, il alterne avec des passages du récit. Dans une interview il constitue aussi l'essentiel du texte mais les répliques du destinataire sont généralement beaucoup plus étendues que celles de l'émetteur...
Le sketch
Pour écrire un sketch il faut trouver des éléments de la vie courante à mettre en scène selon, le comique de situation, les jeux de mots, es expressions, le niveau de langage, la provocation, la parodie… il faut passer du comique de situation au jeu de mots, utiliser la parodie, l'exagération, la poésie, le langage, l'étonnement.
- Lister 5 expressions (5mn)
- En utilisant tout ou une partie de votre réservoir de mots et d’expressions (ou utiliser celles-ci - il ne l’emportera pas en paradis – Oiseau de mauvais augure - fin comme un renard – être chargé d’argent comme un crapaud de plumes (=ne pas avoir un sou) – dormir comme une marmotte)
et les verbes de parole correspondant à la lettre choisie, -Ecrire un récit sous forme de dialogue ou bien
un dialogue dans lequel « Un intrus a envahi le musée des masques et se promène dans le centre de la ville en portant un masque différent chaque jour. Imaginer la colère des habitants comme un récit policier.
verbes de parole : achever, ajouter, appréhender, ahaner, assurer, aboyer, abandonner, abdiquer, abjurer, accepter, abréger, (s') abstenir, acclamer, accorder, accuser, annoncer, appeler, approuver, affirmer, acquiescer, attaquer...B : bafouiller, beugler, braire, blasphémer, blaguer, babiller, badiner, baragouiner, batifoler, baver, bégayer, brailler, balbutier, bredouiller...C : crier, clamer, caqueter, calmer, couper, compter, conter, convenir, compatir, chahuter, commencer, capituler, continuer, chuchoter, chantonner, chanter, constater, commenter, citer, cracher, commander, corriger, chipoter, conclure, claironner...D : dire, déclarer, déblatérer, deviner, discourir, dramatiser, (en) déduire, décider, déclamer, dénier, dicter, demander, décrire, défier...E : (s')exclamer, (s')écrier, exagérer, évaluer, envoyer, écrire, expliquer, (s')égosiller, (s')étrangler, essayer, (s')enquêter, excuser, (s')excuser, (s')emporter, (s')énerver...F : faire, frémir, fredonner, fulminer, feuler, frissonner...G : grogner, grommeler, gueuler, geindre, gargouiller, glisser, (se) gausser, gazouiller, grincer, glapir, gémir...H : haranguer, haleter, honnir, hurler, hululer, hésiter, hoqueter...I : interrompre, (s')immiscer, (s')indigner, invectiver, imiter, imputer, injurier, intervenir, interroger, ironiser, ignorer, implorer, (s')intéresser, insister...J : jacasser, japper, jeter, jurer...L : lire, lâcher, lancer, (se) lamenter M : mugir, meugler, marmonner, modifier, médire, miauler, mander, minauder, (se) marrer, (se) moquer, (se) morigéner, maudire, modérer, murmurer. N : nier, nommer, noter...O : (s') opposer, omettre, oublier, offenser, ordonner, oser, opiner, objecter...P : prier, planifier, poursuivre, passer, palabrer, persifler, (se) pâmer, penser, piailler, pleurer, pinailler, proclamer, pipléter, protester, pérorer, prétendre, pardonner, proposer, présenter, piper...Q : qualifier, quémander, quereller, quérir, questionner, quêter...R : raconter, rectifier, rejeter, refuser, réfuter, régulariser, râler, répliquer, rajouter, rire, (se) réjouir, remarquer, rigoler, rougir, réclamer, railler, rassurer, réfléchir, réciter, répondre, rugir, réprimander, (se) reprendre, reprendre, révéler, ricaner, résumer, réagir...S : soliloquer, siffler, souffler, soupirer, signer, sourire, singer, supplier, suffoquer, sangloter, susurrer...T : tergiverser, taquiner, tancer, titiller, tonner, tenter, trancher...V : (se) vanter, vérifier, vociférer, vilipender, vitupérer...Z : zozoter...
La Castafiore et le "Château de l'informatique"
- Bonjour aux ravis qui sont à mon écoute. Mettez vos casques. Prenez l’ordi dans votre casier.
Les ravis soufflent devant la Castafiore de l’ordi et soupirent laconiques :
-C’est une séance de soutien où nous allons apprendre les ressources de l’informatique. Pas de souci ! Tous les dessous des programmes vont nous donner une vision claire…
- Aujourd’hui, pas besoin de livres. Pas besoin de frémir. Ayez une attitude positive. Pas besoin non plus d’une mémoire d’éléphant !
Sourires dans l’assistance. Soudain une « chatoune » (mot provençal) un peu bécasse soupire :
- J’ai oublié mon en-cas……
Rires dans l’assistance
- Mettez-vous à ma place, je ne sais pas écouter sans mon en-cas aux rillettes.
- Ecoute, tu casses l’ambiance. A mon avis tu peux te casser chez toi…
La Castafiore te signera une autorisation de sortie.
- Eh, la Castafiore, on n’est pas à la caserne ici, siffla la chatoune.
La Castafiore soliloque en aparté :
- Si tous les ravis sont comme la chatoune, moi aussi je vais me casser ! C’est vraiment cocasse. Elle me fera mourir de rire… puis elle fait quelques entrechats et siffle :
- Pas de tracas, si tu veux rester, c’est ok, mais je dois vous visser un peu… en prévision du programme chargé. … Chaque séance sauf celle d’aujourd’hui commencera par une révision.
- Vous dans le fond, oui vous à la tête de rascasse, arrêtez de singer la chatoune et de tchatcher ! Et puis les bisous c’est pour avant et après la séance... Vous n’êtes pas en visite ici.
Puis elle ajoute souriante :
- La parole est d’argent mais le silence est d’or et deux avis valent mieux qu’un ! Le cours de soutien n’est pas une garderie, il n’est conçu que pour ceux qui ont des lacunes et veulent trouver leur place dans le « château de l’informatique…
Sourires sur tous les rangs Quelque soupirs.
- La séance commence par un jeu de rami.
Puis la Castafiore ajoute
-A la pause, liberté vous est donnée de faire l’achat de kawa ou de thé à volonté
L'intrus au Masque pendant le Carnaval
A l’occasion du carnaval, un intrus, pas blanc comme neige certainement, s’est infiltré dans le musée des masques et en a profité pour en chiper et se promener chaque matin en en portant un différent. Le premier fut celui d’un bachibouzouk bien souple qui épousait bien son visage. Il voulut donner un bisou à une vieille dame sur son chemin. Elle s’y opposa fermement et lui ordonna :
- Arrêtez ce jeu ou j’appelle la police !
- Mais pourquoi ? Je ne vous veux pas de mal, un bisou n’est par un crachat.
- Evidemment, mais quand même, j’aimerais bien voir le visiteur là-dessous.
- Pas question, c’est Carnaval !
Et chacun partit de son côté. Le lendemain même scène, mais cette fois il portait celui d’un mamelouk au beau turban bleu.
- Encore vous ! Sans vouloir vous offenser, vous devez avoir des bleus à l’âme pour vous cacher derrière un masque !
- Pas du tout. Il faut vivre dangereusement de nos jours et surtout ne passe faire pincer.
- Que me tchatchez-vous là ? Vous avez donc des choses à vous reprocher ?
Il ne répondit pas et s’éloigna.
Le jour suivant, un jeudi, elle le croisa sur sa route, mais cette fois-ci il portait un masque vénitien surmonté d’un miroir et d’un violon.
- Ah ! Vous voilà ! Mais qu’est-ce que ce masque fait de bric et de broc ? C’est cocasse, bien que chatoyant.
Il opina de la tête sans dire quoi que ce soit.
- Alors vous voilà muet maintenant ? Mais votre souci est certainement de garder cela en équilibre.
Il n’objecta rien et s’en alla doucement.
Ce jour-là, elle se rendait chez les Visitandines et elle s’avisa de leur conter ses rencontres singulières.
- Marchait-il clopin-clopant ? demanda l’une.
- Pa s du tout.
- Avait-il un accent letton ? demanda une autre ?
- Pas à mon oreille.
Avait-il aussi un bouquet de mimosa et de violettes ? questionna une troisième.
- Non, il avait les mains dans les poches.
- Pas de casque de moto à la main ? Une voix châtrée ?
- Rien de tout cela ! Vous pensez à quelqu’un de particulier ?
- Nous avons reçu pendant quelques jours un pauvre bougre et ce fut un soulagement pour lui. Il semblait éreinté et il s’assoupit très vite après une petite collation. Nous avons omis de lui demander ses origines, son périple et le reste. Il est parti et nous ne l’avons plus revu.
- Celui-ci me semble à l’aise et cherche peut-être à se recaser quelque part. Il joue de l’effet qu’il fait aux gens. Son cerveau doit être une vraie turbine. Si je le rencontre à nouveau, j’essaierai d’en savoir un peu plus et j’oserai même lui demander qui il est et même de lui ôter son masque !
- Bon courage et ne vous laissez pas enlacer surtout !
- A mon âge !
Elles rirent de bon cœur et se quittèrent après une bonne tasse de thé et des visitandines, spécialités de leur ordre.
31 janvier 2012
La grenouille et le Conquistador Nouvelle-instant
Au premier coup de gong, les grenouilles de la mare gobèrent un moucheron. Au second coup de gong, elles plongèrent dans la mare et, observant à travers les feuilles de nénuphar les conquistadores descendus de la petite colline qui se répandaient sur la petite place.
Ils ‘avaient pas trouvé le filon espéré et se taisaient, maussades.
Alors, une petite grenouille sauta sur le nénuphar et se mit à coasser gaiement.
Le bel et jeune chef se pencha pour lui donner un baiser, et hop ! la grenouille se transforma en une belle statue de jeune princesse en argent.
Alors tous poussèrent des hourras.
Mais s’ils avaient été plus cultivés, ils auraient vu que c’était du métal argenté.
Le chef alors devint anorexique, ne mangeait même plus au caviar d’Ukraine et il tomba dans la mare aux grenouilles, venant respirer à la surface comme l’axolotl .
Alors la petite grenouille vint lui donner un baiser sur sa hure humide et ils se transforma en un superbe crapaud.
Ils de marièrent et eurent beaucoup de têtards et il parait qu’ils viennent de fêter leurs noces d’argent (pur).
Ils ne mangent plus de caviar mais du rata. Ils ont aussi des moucherons, des araignées tous les soirs, ils montent et descendent dans un bocal de la télévision locale : ils font la météo. Ça les distrait quand ils ne parlent pas de la mort.
Janvier 2012
calendrier ds prochains Ateliers d'écriture : 2012
Voici ci-dessous les dates des Ateliers d'Ecriture à venir en 2012.
le mardi 9h15-11h30 - le mercredi de 9h30 à 11h30
G1 G2
31-janv 01-févr
14-févr 15-févr
13-mars 14-mars
27-mars 28-mars
10-avr 11-avr
08-mai 09-mai
22-mai 23-mai
05-juin 06-juin
19-juin 20-juin
26-juin 27-juin
Toute modification sera annoncée lors des ateliers et publiées sur le site.
Merci de me prévenir chaque fois que vous le pouvez de vos absences éventuelles.
Je rappelle que la participation est soit trimestrielle (45€) soit séance par séance (10€).
Merci d'y penser.
Blog photos de randonnées
Bonjour à tous,
Pour voir les photos de la randonnée aller sur le site
http://mjlmamirose.canalblog.com
ou bien
il suffit de taper dans recherche
canalblog mjlmamirose
évasions, famille
puis clic sur l'album qui vous intéresse
et diaporama ou clic sur les photos pour les visionner l'une après l'autre.
Copiez toutes celles qui vous intéressent.
Amicalement
Marie-José
Calendrier modifié Report du 4 au 25 janvier
La séance du 4 janvier est reportée au 25 janvier 2012.
A bientôt
Marie-José
Modification de l'heure de l'Atelier du Mardi
L'horaire de l'Atelier d'Ecriture du Mardi change : il aura lieu le matin de 9h15 à 11h30.
Merci d'en tenir compte.
Pour cette nouvelle année,
Je n'ai que quelques vœux à formuler
La joie, le bonheur, l'amour et, bien sûr, la santé !
Que notre amitié illumine cette nouvelle année de tout le plaisir et la joie qu'elle permet de partager !
Notamment de nombreux mots organisés et fous,
des écrits, des poèmes, des nouvelles... !
Que ces jours de festivités vous enveloppent de joie de vivre !
Et, que celle-ci se poursuive tout au long de l'année qui vient.
Bonne et heureuse année !
Que cette nouvelle année 2012 vous apporte
Mille et Mille bonheurs
La Santé
La joie
Marie-José
La paysanne, l’ail et le compère.
Le compère leur apparait tel une momie. Ses vêtements ne sont que de loques.
Des ricanements se font entendre sur fond de clair de lune, pendant qu’elles dansent près de l’eau, les lianes se déploient, le vampire s’immobilise. Sa silhouette se profile, miroir au fil des vagues. Il brandit des tiges de mimosa. Il leur donne une leçon en évitant de les séduire.
A sa vue le remord les étreint. Avoueront-elles que leurs bavardages ont provoqué sa venue. Elles s’emparent de l’ail et tapissent le bord du lac. Mentent-elles ? Elles décrivent sa venue certains soirs.
Combien de morsures seront-elles nécessaires pour que sa légende perdure ? Il se présente au temps des semailles. Ses mains s’agitent, ce sont des nœuds les enserrant. Ses attaques sont-elles une réponse aux disparitions ?
L’ail peut-il le combattre ? Il sème la terreur. Pour s’en tenir éloignées, les paysannes fabriquent un rempart grâce à leurs paniers. Va-t-il transformer les berges en mouroir ? Y aura-t-il des victimes ce soir ?
San Cristobal de las Casas
Séance 3 : San Cristobal de Las Casas
Choisir un nombre entre 10 et 50.
Ravissant San Cristobal, avec ses maisons basses et colorées, ville située dans le Chiapas, l'un des états de la République Fédérale du Mexique au sud de la péninsule du Yucatán, couvrant environ 75 000 km² sur les 2 millions de km² du Mexique. On recense plus de 3 millions d’habitants dont 2 millions d’indigènes, d’indiens et de métis. Cet état est particulièrement riche en ressources naturelles (pétrole, énergie hydroélectrique, gaz,
café…). Paradoxalement il reste l’Etat le plus pauvre socialement du pays. En effet 2/3 des habitants n’ont pas accès à l’électricité ou à l’eau courante.
Le 1er janvier 1994, (date de la mise en place de l’accord de libre échange entre le Mexique et les USA), l’EZLN (Armée Zapatiste de Libération Nationale) descend des montagnes pour occuper les 4 principales villes Chiapanèques. Ils revendiquent « la terre pour ceux qui la travaillent, l’accès à l’éducation et à la santé, la démocratie, la justice, la liberté, la dignité pour tous, le respect des populations et des cultures indiennes ». Après de longues années de contestation aujourd’hui le dialogue semble doucement réapparaître avec les efforts du gouvernement Mexicain. Encore de nombreux points restent à éclaircir. Cependant cette guerre aura engendré des milliers de familles déplacées et a laissé de nombreuses communautés dans un grand état de pauvreté.
San Cristóbal de Las Casas
Situé à plus de 2000 m d'altitude dans "la selva chiapaneca" au cœur de la région indienne de Chiapas, le marché de San Cristóbal de las Casas réunit marchands et clients de tous les villages mayas de la région. Des indiens Tzeltales et Tzotziles de Chamula, de Zinacantán, de Tenejapa, se lèvent très tôt le matin et descendent avec des ânes ou à cheval ou en camion de la montagne environnante et viennent y vendre les fruits et légumes qu'ils produisent : haricots, calebasses, tomates, oignons, qui constituent, avec les produits de la chasse, la base de l'alimentation locale. Vous y trouverez aussi un marché spécialisé aux fleurs.
« L’écriture comme la lecture est mouvement..et le mot s’y comporte en conséquence comme un mobile dont la masse, à si peu qu’elle se réduise, ne peut jamais être tenue pour nulle, et peut sensiblement en infléchir la direction. » Julien Gracq dans « En lisant, en écrivant » p.148
Le mot, la syllabe
Le mot se définit ainsi : Sens 1 Son, groupe de sons ou de lettres formant une unité de sens. Sens 2 Court message (écrit ou parlé). Ex Je vais lui dire un mot. Sens 3 Parole mémorable.
Une syllabe est un son ou un groupe de sons qu’on prononce par une seule émission de voix. Une consonne placée entre deux voyelles introduit une nouvelle syllabe.
Avec le mot « bal », composer autant de mots que possible en y ajoutant avant ou après d’autres lettres ou syllabes.
Avec le mot « las» composer autant de mots que possible en y ajoutant avant ou après d’autres lettres ou syllabes.
Avec le mot « cas» composer autant de mots que possible en y ajoutant avant ou après d’autres lettres ou syllabes.
Avec le mot « sas» composer autant de mots que possible en y ajoutant avant ou après d’autres lettres ou syllabes.
Ecrire un nom commun commençant par chacune des syllabes de San Cristobal de Las Casas et une rime pour chacun de ces noms.
Lister autant de mots que possible évoqués par le mot « son ».
Le son
« Même dans la prose, il faut que le son sache tenir tête au sens. On n’est pas écrivain sans avoir le sentiment que le son, dans le mot, vient lester le sens, et que le poids dont il est ainsi doté peut entraîner légitimement, à l’occasion, dans de singulières excursions centrifuges. » Julien Gracq dans « En lisant, en écrivant » p.148
Que les mots soient une musique, toute la poésie en est la preuve : sonorité, rythme, silence, harmonie, termes qui parlent de la musique comme de la poésie. …. Souvent, la simple répétition d'une initiale, d'un mot, d'un nom, reste ainsi en mémoire, s'y gravant aussi profondément que le refrain de telle chanson populaire.
Onomatopée
Mot dont la sonorité rappelle ce que l'on désigne (exemple : glouglou). Les onomatopées ne marquent pas le retour en force du descriptif dans la poésie, comme l'avait remarqué Apollinaire, mais servent de matériau à une nouvelle combinatoire musicale que Marinetti (le premier traducteur de Mallarmé en italien et un bon connaisseur de Jarry) exprimera typographiquement. Cf : http://classes.bnf.fr/ecritures/arret/signe/musique/04.htm
Ecrire une chanson
"Le propre de l’art, c’est de ne pas avoir de règles". Pour écrire une chanson, il faut beaucoup d’imagination, partir d’un thème qui vous touche, d’une expérience personnelle ou vous inspirer d’une émotion, d’une revendication, d’une œuvre d’art, d’un film. Après le choix du sujet, créer un petit refrain qui résume l’ambiance et le thème, en général court, pas plus d'une demi-douzaine de rimes. Utiliser un dictionnaire de rimes et de synonymes pour éviter des répétitions maladroites et améliorer le rythme du phrasé.
En utilisant tous vos mots ou certains d’entre eux, écrire une chanson sur le thème du mot correspondant au nombre choisi avec refrain et 3 ou 4 couplets.
Il y a 56 ans à San Cristóbal de las Casas; Franz Blom archéologue Danois, mort en 1963 et son épouse Gertrude Duby disparue en 1993 achetèrent une grande bâtisse à l'abandon qu'ils baptisèrent : Na Bolom " la maison des jaguars" où le couple étudia pendant de nombreuses années la communauté des Lacandóns ainsi que la forêt qui les abrite dans un but écologique. Na Bolom devint petit à petit le lieu de rencontre de nombreux archéologues et ethnologues et est actuellement un musée, le siège de l'Institut d'études et de préservation des cultures indigènes du Chiapas. Vous y trouverez de nombreux ouvrages et photos sur les conditions de vie des différentes communautés indiennes. Dans cette région on dénote les vêtements tissés de cérémonie (usage rituel) et ceux d´usage quotidien qui sont différents selon la situation géographique et le groupe humain dont il s´agit; qu´ils soient de laine ou de coton, les tissages sont tous exécutés en utilisant un métier à tisser, avec des parties brochées et brodées à la main. La coopérative des femmes artisans (SNA Jolobil ) propose des tissus colorés fabriqués sur des métiers à tisser traditionnels dit " de ceinture" ainsi que des objets de vannerie et des fameux huipils, tuniques blanches brodées, poteries, et de vastes chapeaux soit en paille, ou enrubannées qui font la joie des touristes: Les 800 tisserandes de la coopérative Sna Jolobil, coopérative textile du Chiapas qui à été fondée en 1978, appartiennent toutes à l’une des vingt communautés Tzotzil et Tzeltal de la région de San Cristobal de las Casas. Ce sont les meilleures brodeuses du Chiapas. Les objectifs fondamentaux de Sna Jolobil sont directement liés au développement et à la revitalisation des techniques traditionnelles de l’art textile maya. Au cours des premières 25 années de fonctionnement de cette association, les membres de Sna Jolobil ont orienté leur développement vers de nouveaux objectifs à caractère culturel et social. La promotion et la vente des différents produits textiles, élaborés au moyen de la technique préhispanique du métier à tisser à la ceinture, fournissent aux familles indigènes de cette organisation 70% de leurs ressources économiques ainsi que des contacts socioculturels avec le monde extérieur. Réservez donc vos achats et notamment les huipils, (sorte de tuniques blanches brodées) à cette coopérative qui assurent aux tisserandes un revenu supplémentaire proportionnel à ce qu’elles vendent. Un revenu qui fait la différence à la fin du mois et qui leur permet d’acheter des médicaments ou des livres scolaires pour leurs enfants !
Une autre tradition artisanale de la région est l'ambre mais là attention aux contrefaçons. Il y a aussi quelques magasins où l'on fabrique des objets avec du jade ou jadéite qui a été considéré depuis l´époque préhispanique comme une pierre de grande valeur et un symbole de pouvoir économique. On le connaissait chez les aztèques sous le nom de "chalchihuite".Le jade est une pierre minérale qui s´est formée dans la croûte terrestre il y a plus de 400 millions d´années et, au Chiapas, on la trouve dans les gisements de la municipalité tzotzile de Chalchihuitán ("Terre de Jade") à 50 km au nord-ouest de San Cristobal de Las Casas. Allez voir "La Maison du Jade" qui vous offre de très belles pièces spectaculaires.
Boules de neige
Boule de neige
Une boule de neige est un poème ou un texte qui grossit et diminue. Il est constitué d’une 1ère ligne d’1 mot, d’une 2ème de 2, etc… jusqu’à 7 ou 9 ou 11 puis la boule diminue et de 11 on passe à 9, puis à 1 mot
Ecrire, en utilisant les mots de votre réservoir une boule de neige (de pas 7 ou 9) sur le thème de votre 7ème mot.
Modulations de l’écriture
9/11/2011
Pierre écrit. Il a la nostalgie des temps anciens. Parfois ses névralgies le rendent nerveux. Leur cause : bien évidemment des problèmes insurmontables. Il écrit de la musique pour accompagner ses histoires. Lorsqu’il écrit une valse, il danse et regarde dans la glace son reflet.
Tralalala chante-t-il, vive les galas ! les invités et leur suite
Il a peur de la fuite du temps.
L’eau coule-t-elle toujours dans les rivières ?
Il reprend sa respiration. Il écrit quelques modulations de sa première valse à trois temps. C’est une mesure facile.
On dit que la sagesse appartient aux vieux, donc comme il n’a aucune sagesse, il est jeune ! Son histoire continue dans une église : y rentre un homme portant une valise verte revenant d’un voyage en Guinée. Il y est venu chercher le calme après avoir quitté les palmes de l’Afrique.
Pierre met en marche son vieux phonographe, saisit son stylographe et poursuit son écriture. Il entraîne son voyageur dans un music-hall où un spectacle joyeux transforme les spectateurs en acteurs. 1900 n’est pas si loin ! Le sang du voyageur ne fait qu’un tour. Il prouve sa vitalité et sa gaieté. Il vient pour améliorer sa santé de faire un régime.
Le spectacle : un fado en do sur trois notes. L’orchestre près de la fenestre pour bénéficier d’une meilleure clarté joue sur un rythme triste qui évoque les îles, les isthmes et l’océan. Pas de tralala, pas de falbalas, ou de femmes en atours multicolores.
Pierre reprend son écriture : pays en liesse ? Mais pourquoi ? A compléter se dit-il.
Voici à présent qu’il nous montre son voyageur tenant en laisse un chien qu’il filme parce qu’il l’aime d’un amour incroyable.
Nouvelle modulation, son voyageur à la valise verte assiste à un concert dans une serre aux fleurs odorantes et énivrantes.
Nouvelle modulation, do, ré, mi, sol, il clôt son livre pour la journée.
Quel plaisir les vacances !
Lire et esquisser quelques pas de danse dans la nature par exemple dans une forêt épaisse sans voiture. Plus de nouvelles avec arrêt sur image fêtant l’armistice. La paix est sublime. C’est le solstice d’été et la faim se fait sentir.
Rentrer pour le souper après lequel vient le sommeil. Repos dans des draps nid d’abeille ; rêve de drapeaux bordant un arc-en-ciel dont les couleurs s’adoucissent en tons de miel. Drapeaux parfois synonymes de pleurs, qui commandent à la muse des poésies, qui fusent avec fantaisie, célèbrent l’amitié avec chaleur tandis que les pieds foulent les fleurs du jardin garnies de drapeaux et entourées de lierre.
Je frissonne sous ma couette. Il fait un froid d’inuit ! Cela me rappelle une nuit sur un voilier dans l’anse aux goélands. Une petite escale pour procéder à un collage de lattes….
Comme un loir, je me réveille, m’étire. J’aperçois Gaspard, le chat, lappant sa jatte de lait… Il me donne faim. Je croque un morceau de chocolat amer et j’esquisse à nouveau un pas de danse. Cela me réchauffe. Je maudis ce gaillard Eole qui refroidit ma chambre et produit ce froid glacial. Le soleil est là. La nuit est terminée.
Marie-José Lefèvre, 23 novembre 2011
Solstice
Solstice
Boule de neige
Soleil en repos
Ou soleil au plus haut
Nature en sommeil ou colchiques en arc en ciel
Nature lunatique remplie de fantaisie, festin de fleurs multicolores,
Nature, signe une armistice avec le ciel
Refuge des clairières en paix
Pour les lutins
Coquins
Amitié
Amitié
Boule de neige
Arc-en-ciel des hommes
Trait d’union pour la paix
Aucune lutte, aucune chicane lors du repas
Un festin refuge du plaisir qui nous lient,
Une randonnée en forêt à l’air pur,
Chocolat aux cacahuètes pour l’équipe,
Taquineries pour plaisanter
Bien-être.
Lierre
Lierre
Couette de poussière
Drapeau roux de mon enfance
Dans tes trous noirs danse le soleil
Eole, guerrier du vent, te secoue comme une treille
Les chenilles te prennent pour une popote
Elles se transforment en abeilles
Et en papillons
Sommeil
Calendrier des séances de Hatha-Yoga 2011-12
Hatha-Yoga
par
Professeur japonaise:
Contact : Miyoko Tominaga
0688833561
Respiration,
Concentration,
Relaxation
Lundi de 18 à 19h - 1er trimestre = 110€ - 2ème trim = 100€ 3ème trim = 90€
Espace Association, 3bis Rue Guigonis, Vieux Nice
Mercredi de 12 à 13h - 1er trimestre = 110€ - 2ème trim = 100€ 3ème trim = 110€
Espace Association, Place Garibaldi, Nice
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Septre |
Octbre |
Novbre |
Décbre |
Janvier |
Février |
Mars |
Avril |
Mai |
Juin |
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Lundi |
26 |
3 – |
7 – |
5 – |
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6 |
12 |
2 - |
7 |
4 |
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Lundi |
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10 – |
14 – |
12 - |
16 |
13 |
19 |
16 |
14 |
11 |
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Lundi |
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17 – |
21 - |
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23 |
-20 |
26 |
- |
21 |
18 |
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Lundi |
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24 |
28 - |
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30 |
-27 - |
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25 |
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Mercredi |
28 |
5 |
9 |
7 |
18 |
1 – |
14 – |
-4 |
9 |
-6 |
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Mercredi |
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12 |
16 |
14 |
25 |
8 - |
21 - |
11 |
16 |
13 |
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Mercredi |
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19 |
23 |
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15 |
28 |
18 |
23 |
20 |
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Mercredi |
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26 |
30 |
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REPRISE DES ATELIERS D'ECRITURE : 20 septembre
Bonjour à tous et toutes,
Les Ateliers ont repris normalement le mardi 20, le mercredi 21 et pas le jeudi 22 septembre, faute de participants.
Appelez pour vous inscrire à une de ces 3 dates, chaque atelier étant limité à 8 personnes.
Surveillez le blog au cas où il y aurait un changement.
Pour les retardataires, appelez le 06 16 55 60 01 ou le 04 83 45 09 59.
Que certaines apportent leur dictionnaire....
Lieu et heure.... Résidence Nice Etoile, 26 avenue Jean Médecin - BLOC D Appartement D626
à 9h25.....
Marie-José
Rébellion - Fourre-tout 26
9 septembre 2011
J’ai décidé de faire dans la rébellion. Premièrement : je n’irai plus aux toilettes à l’heure de la pause pub du film du soir. Plus exactement j’irai tout de même mais je ne tirerai pas la chasse. Non mais. Assez de se faire passer pour des idiots. MédiaChose et autres comparses auront de quoi se mettre sous la dent : « constatez vous-mêmes, messieurs les actionnaires, l’audience des ménages pendant les publicités a augmenté de 25% en un an : les Français restent maintenant devant leur petit écran au lieu d’aller aux toilettes ; ils aiment nos pubs parce qu’elles sont, nous le savons, d’une excellente qualité. 25%, c’est considérable. Imaginez les retombées sur les annonceurs ! »
Alors comme ça je saucissonnerai mon film du soir en pause pipi, rangement lave-vaisselle, brossage de dent (à l’eau minérale) et EUX penseront que, pendant ce temps-là, je déguste du café Carton Noir ou du CrocCéréal en pixels. Z’auront tout faux, patatras leurs prévisions : je n’achèterai toujours pas Carton Noir ni CrocCéréal.
N’avaient qu’à pas s’associer aux grands manitous de la première richesse mondiale H2O pour leurs magouilles.
Deuxièmement : je vais consommer n’importe comment. Pas question de leur faire croire que « j’ai » un comportement de consommateur x, y ou z, non. Je vais tout simplement changer aléatoirement : un coup boutique luxe du coin, un coup marque discount, un coup « course en un clic » sur le net, un coup hypermarché,… Idem alternance pour les produits : du commerce étiquable –heu, pardon, équitable-, vrai bio de proximité, bio de l’autre bout de la planète, pas bio tracé, pas bio non tracé, norme euro, norme française, label rouge-blanc-bleu-vert, light édulcoré, light pas coloré, … Et pas de régularité, s’il vous plait.
Pas certaine que ma petite santé en pâtisse finalement : alternance et diversité sont peut-être bien les garants de notre longévité d’espèce, non ? Adaptabilité, c’est le propre de l’évolution.
Troisièmement : je refuse de jouer. Bon, certes, c’est parfois très tentant : les gros stickers fluo qui vous garantissent une réduction immédiate d’1,30 euros… wouah ! c’est dur de résister quand on connait le coût final du caddie pour la semaine de cinq personnes. Idem pour le futur voyage en Tunisie (plus trop à la mode celui-là, mais ça va revenir), les points Smoles qui s’accumulent comme les bons points de la communale, les petites cases à noircir les ongles pour des millions,… Oui je sais, parfois on pense rater la bonne occas. On se dit que depuis le temps, on en aurait rempli sa besace de cadeaux de fidélité à Castirama si on n’avait pas fait sa fière.
Mais non, pour moi la cause est entendue, question de principe (ah, mais !), mon cerveau –déjà pas toujours hyper performant- ne réservera pas un compartiment de sa matière grise à gérer le bilan de mes comptes-fidélité et l’agenda de mes promotions exceptionnelles. Je perds probablement des sous, mais pas de neurones (enfin pas comme ça).
Quatrièmement : je ne donnerai pas mon avis. Ah, ils se l’arrachent tous, mon avis ! Enfin le vôtre aussi, de tout le monde (presque tout le monde). C’est valorisant, faut le reconnaître, ça fait démocratie : De l’autre bout du tiers monde -pardon des pays en forte croissance- (merci le miracle technologique), On Me demande Mon avis. Le Sondage, c’est tout de même ce qu’il y a de mieux pour se faire une opinion, non ?
Alors mon avis sur tout et surtout sur n’importe quoi. Comme ça j’aurais l’impression de faire partie de la société. Et ben non, je ferai partie des exclus.
Quand ça sonne à la maison, samedi et dimanche inclus, à l’heure des repas (la liste rouge n’est pas faite pour les chiens ? ça ne suffit plus), que ça me met des enquêtes d’opinion qui clignotent en plein milieu de ma recherche web (oui je sais, faut bien payer tout ça), que ça m’arrête dans la rue en me faisant un croche-pied et en me brandissant un échantillon de la main avec un questionnaire, que ça voudrait me maquiller et me faire applaudir sous les projos de la télé pendant que je pleure à raconter mon régime amincissant manqué…. non
Mon souci ? le référendum. Summum de la démocratie. C’est beau sur le papier, ça fait vrai. On me ficèle un petit paquet bien présenté, on m’explique les sondages sur le sujet, on me donne deux cases à cocher : oui ou non… c’est pas l’idéal, ça ? Alors là me voilà bien embêtée. Comment le refuser, ce sondage parfait ?
Cinquièmement : je vais prendre mon temps. Et oui, comme pour H2O et l’ozone, problème de pénurie. Chacun court après et n’en a jamais assez. On vous culpabilise –on vous jalouse- si, d’aventure, vous ne vous en plaignez pas : c’est que vous êtes au mieux un extra-terrestre, au pire un oisif-oiseux-parasite qui peut se payer le luxe d’avoir du temps. Tout ça parce qu’on confond avoir et prendre.
Le temps se prend. Alors je me débranche parfois ; sur mon tapis mousse je me prends pour un singe ou une araignée, j’écoute la verdure. Je vais me parler (pas besoin de longtemps), ça me rappelle que le monde me parvient par ma conscience et non pas celle des autres. Mon coresprit (subtil et précaire équilibre) apprécie que ça vienne sans régularité, à sa demande.
Il y en a qui partent six mois près du lac Baïkal pour se soigner de cette maladie (Sylvain Tesson) : effet garanti, là-bas le présent est maître, on arrête de pédaler. D’autres s’isolent à vie, moines de tous poils de tous continents. Pour ma part, la rébellion ok, mais pas trop loin de la meute.
Pour conclure… Bon, je ne vais pas défiler avec mon programme en cinq points : convaincre la foule, je ne sais pas faire. Je risquerais de faire tache parmi les Vrais militants et rebelles, ceux de toutes carrures qui foulent le pavé et amassent des pétitions, combats d’une vie. Et puis je pourrais changer d’avis, les sautes d’humeur, ça arrive à tout le monde et la liberté, c’est fait pour ça.
Chacun ses choix, pas vrai ?!!! Tirer la chasse d’eau à l’heure de la pub, consommer bioéquitable ou jeter sa télé à la poubelle, c’est très bien aussi. Rien à redire. Par personne.
Juste être conscient de ce qu’on fait et ne pas prétendre vouloir le contraire.
Notre coresprit a une petite loupiotte rouge qui clignote dans le noir, même le plus noir. Infaillible, efficace, si on ne lui coupe pas le courant.
Mais ça, vous le saviez. Conscience active.
On est vivant, autant s’en souvenir.
Bons soins - Fourre-tout 25
29 août 2011
Un jour radieux se lève et le soleil inonde déjà le balcon d’Annie. Quand donc viendra l’automne, s’impatiente-t-elle en inclinant les persiennes. Les contraintes de l’été la fatiguent. La chaleur l’incommode quand elle vaque à ses occupations et dieu sait si on ne peut l’accuser de fainéantise.
La petite dernière l’inquiète, sur le piano. Point de signe réellement alarmant mais le souci provient justement de cette absence de signe : rien à l’horizon. Annie la contemple à nouveau, se remémore les soins conseillés : elle a suivi les consignes à la lettre, rien à se reprocher, voilà tout. Une idée sournoise pointe cependant son nez : un mauvais sort parfois se joue dès le départ, une tare cachée qui cruellement attend de se révéler ?
Annie se retient de tout geste superflu qui pourrait s’avérer nocif : point trop n’en faut, patience est mère de vertu, tout arrive à point qui sait attendre,… Annie déroule négligemment son chapelet de recommandations sans tromper l’inquiétude.
Le prix n’est rien mais tout de même, cette « Artifix Bellissima » lui a coûté une somme rondelette la semaine dernière. Et puis elle l’a tant désirée, depuis ce jour où elle l’a découverte dans le catalogue, page 25, rubrique « nouveautés remarquables ». Ses feuilles bombées d’un vert luisant, groupées par cinq pour former les pétales d’une fleur sans pistil ni étamines, elles-mêmes disposées en quinconce à chaque niveau… une perfection, un bijou. Annie frissonne de plaisir en la regardant ; qu’elle est bête à s’inquiéter d’un rien !
Elle s’arrache à sa contemplation et entreprend sa tournée du matin. Rassembler en premier lieu le matériel nécessaire est un rituel léger qui lui offre tout loisir de se concentrer simultanément sur le choix autrement plus délicat du compositeur. Mais elle sait déjà depuis hier que « La symphonie du Nouveau Monde » sera l’élue de ce mardi. Elle déplace avec douceur la branche de Stéphanotis pour soulever le couvercle de la platine et placer le trente-trois tours.
Annie laisse toujours quelques mesures l’imprégner avant de commencer ses soins.
****
Il est midi quand madame Charleux, la concierge, donne le signal convenu de deux coups brefs sur la sonnette. Se rinçant les mains au même instant Annie sourit de leur ponctualité réciproque. Sur le seuil l’attend le plateau en bois de sa grand-mère, garni d’une pomme, d’un carré-frais, de tartines de baguette et d’un plat mystérieux sous sa cloche brune. Annie s’en saisit, le dépose sur la table de la cuisine et referme délicatement la porte d’entrée en replaçant les feuilles d’Hédéra qu’elle a décalées.
Assise face à la fenêtre, Annie savoure son bœuf bourguignon du jour avec l’identique recueillement qu’elle prodigue chaque midi aux mets délicieux de madame Charleux, le regard serein sur les toits au loin et leurs tuiles ocres dont elle connait chaque imperfection. Au cinquième et dernier étage l’horizon est dégagé, d’autant plus qu’il a été impossible, dans cette pièce si exigüe, de disposer une étagère pour les plantes devant la fenêtre.
Annie s’essuie la bouche après la pomme et s’impatiente. Elle s’étonne un bref instant de toujours se réjouir du repas face à la fenêtre et très vite éprouver le besoin de quitter ce ciel éblouissant qui éclabousse le tapis de tuiles d’une blancheur indécente.
Le plateau consciencieusement reposé sur le paillasson, Annie rejoint sa pénombre douce, effleurant à tâtons le chemin connu jusqu’au canapé empire. La couverture polaire atténue la dureté de ce vieux meuble de famille qu’elle apprécie pour la rondeur de ses accoudoirs. A grands renforts de petits coussins Annie s’installe pour sa séance « contemplation », une sieste qui ne s’avoue pas car entre deux regards attendris sur Calathéa qui frémit de toutes ses feuilles lorsque l’une d’elles se relève et Céropégia qui patiemment chevauche Monstera qui ne réagit pas, Annie somnole à peine.
Le sourire aux lèvres elle rêve pourtant dans ces brefs moments d’un songe ravissant et familier : dans une forêt tropicale aux arbres immenses elle danse à la lisière de la canopée tel un singe heureux de parcourir son domaine ; d’une habile et surprenante légèreté elle quitte une liane pour une autre, la joue caressée par les feuilles douces et fraîches des branches qu’elle effleure, protégée du soleil aveuglant qui tente de se frayer un passage au dessus d’elle.
Elle se réveille souvent quand Calathéa frissonne de ce si reconnaissable et imperceptible mouvement.
Annie se tourne vers Artifix Bellissima, irrésistiblement attirée par sa beauté mystérieuse. Il en est toujours ainsi quand une petite nouvelle s’installe dans l’appartement : une fascination impérieuse qui exige de brefs mais réguliers regards pour s’assurer que tout va bien et, surtout, s’adonner au grand bonheur de l’émerveillement. « Bellissima » atteint déjà90 centimètres mais elle paraît si jeune parmi les autres. Frêle et somptueuse.
Le front moite, Annie soupçonne le bœuf bourguignon de lui causer cette langueur inhabituelle qui la laisse encore clouée sur le canapé. L’été dure excessivement. Les soins attentifs qu’elle prodigue devraient permettre à ces chéries de n’en pas souffrir, mais va savoir…
Annie embrasse d’un regard panoramique la pièce et ses douces et tendres nuances vertes. « Après tout, une vraie sieste pour une fois » se dit-elle.
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« Mais vous n’entriez jamais ? »
L’inspecteur Galamais hoche la tête devant la femme effondrée sur la chaise devant lui, le nez congestionné au creux d’un mouchoir à taille de serviette.
« Vous allez me rappeler vos liens avec mme Levert : vous lui apportiez son repas midi et soir, c’est bien cela ? Donc vous la connaissiez bien ? »
Madame Charleux hoquète un peu, incapable de répondre à ces questions incompréhensibles, le regard perdu, habité encore d’images inoubliables.
Au cinquième, numéro 12, elle a poussé la porte tout à l’heure, inquiète de retrouver intact son plateau du soir.
De l’appartement madame Charleux n’a rien reconnu, il y faisait très sombre bien que la nuit ne soit pas encore tombée. Aucune trace familière quand ses yeux se sont accoutumés à la pénombre. Madame Charleux a juste émis un « ah » étouffé quand elle a compris ce qu’elle voyait.
Les plantes avaient tout envahi. Meubles, sols, murs, plafonds. Une trame de tentacules, plumets fins, griffes et lianes verdâtres s’enchevêtraient en une jungle oppressante.
Au centre, sur le canapé, elle avait reconnu la silhouette de dos, s’était approchée tremblante, écrasant avec dégoût les tiges et feuilles grasses au sol.
Annie souriait, sans vie. Le visage orienté vers le piano où trônait une seule plante, dégagée des autres. Brillante et extravagante.















