Atelier d'Ecriture "PLUMALIRE" à Nice, Alpes Maritimes

Faire pétiller ses idées. Ecrire en s'amusant avec des jeux-consignes. Stimuler sa spontanéité, son imaginaire. Ecrire en riant récits, contes, haïkus, etc... dans une atmosphère conviviale. Lire autrement.

29 décembre 2009

Sextine, Quintine et quadrine

Pour mieux comprendre la structure de certaines poésies


SEXTINE

La sextine est une poésie provençale du Moyen-Age qui se compose de six strophes de six vers et d’un tercet (3 vers) dont les six mots choisis occuperont la fin de chacun des vers de la strophe dans l’ordre suivant :
1 2 3 4 5 6 

6 1 5 2 5 3

3 6 4 1 2 5

5 3 2 6 1 4

4 5 1 3 6 2

2 4 6 5 3 1


Le dernier mot d'une strophe étant également le premier mot de la strophe suivante.

Dans le tercet, les 6 mots se retrouveront dans un ordre indifférent.

Quintine

Pour faire plus court que la sextine, utilisons la quintine sur le même modèle à savoir : 5 strophes de 5 vers et un tercet selon le schéma :
1 2 3 4 5

5 1 2 3  4

4 2 1 5 3

3 1 4 5 2

 2 4 3 5 1
Dans le tercet, les 5 mots se retrouveront dans un ordre indifférent.

Quadrine

Utilisons la quatrine sur le même modèle que la sextine et la quintine à savoir :

4 strophes de 4 vers et un tercet selon le schéma :

1ère strophe : 1 2 3 4

2ème strophe : 4 1 2 3

3ème strophe : 3 4  1 2

4ème strophe : 2 3  4 1
Dans le tercet, les 4 mots se retrouveront dans un ordre indifférent.

 

Posté par plumalire à 19:14 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

Légende de l’artichaut

Agenouillée sur un prie-dieu, dans sa prison, privée de passe-partout, telle une Pietà, la pale princesse dans la peine pleurait dans ses paumes son prince perdu. Petit à petit, elle se préparait à se présenter, sans peur du péril encouru, à la porte du pavillon peinte d’un pictogramme préfigurant la présence des Parques. Là on pratiquait à l’aide d’un pique-feu la cautérisation des cœurs, ceci pour cicatriser les blessures des crucifiés se côtoyant sur le carreau des cruels chassés croisés de l’amour

 

Dans le lit du jardin familial, au milieu de la nature odorante se dressait un plan d’artichaut au cœur tendre caché sous une carapace hostile.artichaut1

 

Il était apparu au matin, contre toute vraisemblance, transplanté là, en grand secret, par une kyrielle de korrigans dont les yeux luisaient dans la pénombre. Nous étions en Bretagne où ces petits lutins font, depuis la nuit des temps, œuvre utile pour les amoureux

 

En réalité, ce plant d’artichaut à la couleur violine n’était pas destiné à composer un dîner pantagruélique arrosé de xérès pour Catherine de Médicis. Les korrigans inquiets veillaient en permanence. Il est vrai que la réputation de la grande Catherine n’était plus à faire. On répétait à l’infini, que cette régente raffolait de ce légume aphrodisiaque qu’elle faisait préparer à la mode tartare avec un émincé d’oignons crus arrosé d’une vinaigrette

 

Sous ce déguisement de verdure se cachait le prince de la contrée voisine, beau comme un soleil, à l’âme tendre comme l’églantine mais aux épines bien émoussées, puisqu’il n’avait pu se défendre du sortilège jeté par une jeune sorcière amoureuse de lui. Celle-ci dépitée de voir dédaigner ses avances l’avait condamné à devenir plante rugueuse pour faire fuir toutes celles qui tenteraient de l’approcher.

 

Le prince était à la torture, il entendait les cris de la princesse qu’il aimait. Pourtant, les Korrigans pris de pitié pour le jeune homme menaient grand chahut dans leur char pour couvrir les gémissements de la jeune fille.

 

Or, il était écrit dans le grand livre des maléfices que le mauvais sort serait levé, au moment où l’un des pleurs de la princesse tomberait sur l’artichaut.

 

Et, bien sûr, comme toute femme éprise, la princesse connaissait au fond d’elle, tous les secrets qui mènent à la chambre nuptiale.

 

Inlassablement, elle penchait son beau visage à la fenêtre du donjon et les larmes coulaient, coulaient. Mais en Bretagne, il y a toujours du vent et, malmenés,  les pleurs rataient leur trajectoire. En plein hiver, ils gelaient même avant d’arriver à destination.

 

Dans la grande assemblée des Korrigans, les avis pleuvaient. On cherchait un truc. Rien n’y faisait. Le plan d’artichaut restait désespérément sec.

 

C’est alors que les Korrigans décidèrent de passer la première nuit de pleine lune, en méditation. Après de longues heures de silence, d’incantations adressées aux éléments, le plus jeune des korrigans se mit à tracer sur le sol des signes mystérieux. Le plus ancien les déchiffra. C’est ainsi que fut créée la rosée, élixir d’amour dédié à toutes les plantes en mal d’amour. L’artichaut en reçut les premières gouttes, s’humidifia de désir et ouvrit ses feuilles une à une suivant un rituel de séduction appris à l’école de la nature. Sa rosette se déploya pour accueillir la princesse.artichautfleur2

 

Les doigts invisibles des korriganes pincèrent les cordes de la grande harpe céleste. La princesse entendit alors la musique des anges. Elle ne put résister à l’appel de l’amour. Elle s’élança, et ce furent deux bras vigoureux qui l’accueillirent avec force et tendresse. Elle sentit une barbe douce, très douce, frôler ses joues. Ce n’était plus celle de l’artichaut.

 

C’est pourquoi, de nos jours, ce capitule a sur son réceptacle une barbe soyeuse cachée sous ses bractées.

 

 LYLYA

 Tautogramme en rose

Mots du réservoir en vert dans le texte

Contrainte : écrire une légende sur l’artichaut avec notre réservoir de mots et tautogramme

Posté par plumalire à 15:30 - Lylya - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

Si j’étais une flûte,

Si j’étais un miroir,
Je reflèterai la beauté,
Je la multiplierai,
Je la façonnerai,
Je la transformerai
En de multiples images,
Toutes plus belles les unes que les autres,

Si j’étais une flûte,
Je charmerai les oiseaux,
Je les égrènerai,
Je serais douce et sereine,
Parfois, je jouerai dans un orchestre,
Et mes notes fuseront,
Et se mêleront à une mélodie,
Enchanteresse, et
Si j étais un violon.....

Posté par plumalire à 12:54 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Le faune et sa fille, la fée Quadrine


La fée avait fugué sur le dos de l’abeilleabeille
Elle avait enfilé un vêtement de lin couvert de soleils,
Elle était n
ée fille d’un faune et d’une fouine
Elle avait nié les liens qui l’unissait au faune
Folle et fêlée, elle fuguait pour rejoindre un renne.

Un jour, sur la neige, elle avait giflé le renne.
Sur la luge, elle se gonflait d’orgueil et aperçut l’abeille
Posée sur une figue gorgée de soleil
Sur sa luge, elle gueulait : « Je suis fille de la fouine »…
et du faune.

Fille de la fouine et du faune,
Je suis flouée, le liège me cache le soleil
Je veux fuguer sur le dos de l’abeille,
Et venir m’unir au renne,

Bien que je sois fille de la fouine.

Fille de la fouine,
Je vais cueillir du gui pour l’abeille,
Elle délivrera de sa geôle le faune,
Qui viendra assister à sa rencontre avec le renne.
Tout deviendra flou sans le soleil.

J’ai noué un pacte avec le soleil,
C’est inouï, mais il a mis à nu le faune,
Il a mis à nu la fouine
Et a imposé sa loi à l’abeille.

Rien n’est figé pour la fée amoureuse du renne.
Le faune et la fouine ont foulé la neige.
L’abeille a filé au soleil.

Posté par plumalire à 12:44 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

28 décembre 2009

La mode en voyage

Quintine, poème calqué sur la Sextine

Gaston, l’élu du marathon, était un gamin ganté.
Il mâchait des graines d’anis, marchant le long des sentiers.
La liberté de son imagination égalait le dépaysement de ses voyages.
Il aimait le théâtre, ses costumes faits de brillants tissus,
Dont il utilisait de grandes étendues pour créer des falbalas.

Il s’imaginait, tel un faune sur la lande dansant avec ses falbalas.
Il mâchait du fenouil et admirait le jaune de ses mains gantées.
Gaston admirait le jeu des abeilles virevoltant sur les sentiers.
Il pensait à la mer, aux voiliers le conduisant sur les îles, but de ses voyages.
Gaston prenait grand plaisir à choisir les tissus.

Il imaginait des légendes qui racontaient l’histoire des tissus,
Il se les répétait en chantant, ganté sur le sentier.
Ses mains étaient très belles, et encore plus gantées.
Gaston avait une santé de fer grâce à ses falbalas
Son père Romain était rentier et buvait du pastis en voyage.

Gaston copiait la mode des villes vues pendant ses voyages,
Parfois dans la lune, il oubliait de se ganter,
Il n’enfilait pas de gants quand ils étaient en tissu,
Il se sentait floué, mais demeurait fou de ses falbalas,
Doux comme une prune, il pensait aux fées sur le sentier.

Il courait de ville en ville sur les sentiers,
Il aimait palper lin, velours, soie, tous les tissus,
Il cherchait sans cesse de nouveaux modèles pour ses voyages,
C’est inouï, jamais il n’était nu grâce à ses falbalas,
Et son originalité, il était toujours ganté.

Gaston aimait les tissus et les falbalas.
Il les trouvait pendant ses voyages sur les sentiers,
Il courait le marathon toujours ganté.

Posté par plumalire à 19:47 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Printemps

Le Printemps
Quadrine, poème calqué sur la sextine

Le peintre observe le ciel,
Ses pensées ricochent dans son esprit,
Son corps danse la pavane,
Dans le jardin où les fleurs s’épanouissent au soleil.

Il a apporté ses pinceaux, son chevalet pour peindre au soleil.
Une éclosion de couleurs zèbrent son esprit,
Au milieu des fleurs et de la verdure, une abeille se pavane.

Il peint le printemps, l’abeille qui se pavane,
Il cueille les feuilles de mélisse gorgées de soleil,
Fait glisser sa pelisse pour libérer son esprit,
Ses pensées pleines de joie volent vers le ciel.

Son histoire, passé et avenir, il les peint dans le ciel,
Comme une éclosion de fleurs teintées par le soleil.
En souplesse, son corps se pavane,
Avec l’espoir que le printemps dure dans son esprit.

Il peint des abeilles qui dansent la pavane,
Raconte avec esprit une histoire sous forme d’allégorie,
En louant le soleil du printemps.

Posté par plumalire à 18:59 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Tisane de mélisse

Quadrine, Poème calqué sur la sextine

La mélisse, je l’aime pour préparer une tisane,
Pour la santé, point n’est besoin de sucre,
Je la cultive sous la treille et elle pousse sans faire d’histoire,
J’en donne à mon ménate sous les platanes avec du miel.

Je récolte la mélisse en fleur qui a goût de miel,
Grâce à elle, je varie mes tisanes,
Mon imagination me permet de me passer de sucre
Grâce aux divers aromates, mes plats racontent une histoire.

Un oiseau dans le ciel, un chant, un conte, une histoire,
Sa voix veloutée est un plaisir comparable au miel,
Comparable à la réglisse, comparable au sucre,
Au sucre de canne roux que la mère ajoute à sa tisane.

Avant la pêche à la ligne dans la mare, buvez une tisane,
Une tisane de mélisse qui sent le miel,
Les poissons aiment cette senteur dit l’histoire,
Le soleil augmente dans la mélisse le taux de sucre.

La mélisse attire les abeilles,
Mon histoire est une balade dans les tisanes,
Le miel gorgé de sucre est bon pour la santé.

Posté par plumalire à 18:47 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

Pivoines

Pivoines
Quadrine, poème calqué sur la Sextine

Pour une fête, réunissons tendresse, beauté et parfum
Ajoutons-y aussi pour le cœur une liqueur qui a de la saveur
Tous ces ingrédients malins sont bons pour la santé
Et n’oublions surtout pas les caresses

Les moines dans l’église n’oseront pas les caresses
Pourtant ils cultivent les pivoines pour leur parfum,
Ils deviennent les sauveurs des saveurs
Ils sont très malins et cueillent des feuilles de santé.

Pivoines, réglisse et mélisse sont bonnes pour la santé,
Leur saveur, leur sucre sont comme des caresses,
La pivoine, reine de beauté, ajoute son parfum,
Le chocolat sublime sa saveur

Sujets à l’obéissance, les moines protègent les saveurs
Pendant leurs randonnées en montagne, ils cherchent des parfums
Parfois l’un d’entre eux se révolte et cherche des caresses,
Il sait qu’avec les pivoines elles sont bonnes pour la santé.

Au royaume des motifs de gourmandise,
Saveurs, parfums et caresses sont indispensables,
Pour la santé des moines qui cultivent les pivoines

Posté par plumalire à 18:32 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , ,

Je ne suis qu’une cigale, une soprano...

Sylvain,

Tremblante, j’attends les résultats des auditions. Comme une abeille, j’ai butiné mes partitions et j’ai chanté dans les travées de la cathédrale. Tout à coup, j’ai entendu une autre musicienne, qui en traitre jouait de son instrument favori,

La trompette lance ses trilles
Elle s’associe au trombone,
Trace dans l’air ses arabesques,
Tremble parfois comme une agnelle
Relançant la flûte dans les nuages
Elle nous entraîne sur un tapis volant…..

Alors j’ai voulu me servir d’une crécelle, mais en l’attrapant j’ai pris une gamelle ! et j’ai songé :

Si j’étais une flûte,
Je charmerai les oiseaux,
Je soufflerai mes notes vers les cieux
Je les égrènerais,
Je serais douce et sereine.
Parfois, je jouerai en solo
Parfois j’irais dans un orchestre,
Et mes notes fuseront
Et se mêleront à une mélodie enchanteresse,
Si j’étais une flûte.

Mais je ne suis qu’une cigale, une soprano...

Je lance mes trilles vers les nuages, telles des oiseaux elles s’envolent sur des tapis-volant. Et moi qui suis terrestre, j’ai du mal à les suivre. Pourtant, j’ai étrenné la jolie parure que tu m’as offerte, tu sais celle que tu m’avais offerte, celle qui est composée de pétales de fleurs, lorsque nous fêtions mon anniversaire sous la treille…

Ré, fa, do, mon cher Sylvain, emmène-moi dans ce pays magique où chaque arbre se met à voler et à chanter dès qu’un oiseau se pose dessus et qui revient à sa place dès que l’oiseau s’est envolé ! Ce pays magique Artavoile m’aidera à chanter les jours de concours…

A bientôt… sous le soleil d’Artavoile.

Paloma

 

Posté par plumalire à 17:40 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Si j’étais un magicien,

Ma chère Angélique,

Tu te souviens que je t’avais dit :

Si j’étais un magicien,
Je me transformerai
En alouette, puis en chapeau
Ou en plume,
Je voguerai sur les nuages,
Je voguerai sur les nuages,
Je voguerai sur un voilier,
Et je verrai la vie
Dans un kaléidoscope.

Tu sais que depuis que je suis devenu magicien,
Je me sers beaucoup du kaléidoscope que tu m’as offert l’an dernier. Je vogue souvent sur un voilier, même quand il y a de la tramontane, pour atteindre Kaléifantasme, tu sais ce pays qui se trouve en Océanie, une petite île qui reste indépendante et où chaque pas vous réserve une surprise.

Par contre j’ai rencontré un problème, ton kaléidoscope ne m’aide pas à devenir musicien. Alors j’essaie avec la lanterne magique et au lieu de me transformer en musicien, je deviens archéologue. C’est vrai que lorsque j’étais plus jeune, je rêvais d’être archéologue et de voyager dans le tempos et l’espace. Heureusement, cette lettre, cette foule de lettres que je t’écris, me permettent une traversée sans houle dans le temps et l’espace. Elles te parviennent grâce au train et j’espère que tu les trouveras attrayantes au fil du temps.

Même si elles te semblent parfois anonymes, cette lettre devient magique, car je peux tout t’écrire et te confier les idées, les pensées que j’essaie de te transmettre fidèlement.

A bientôt,

Donatien

Posté par plumalire à 17:35 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

Ventre affamé n’a pas d’oreille

Un matin où il gelait très fort,
Un paysan passait au rouleau son champ,

Avec l’espoir de le faire fondre !
Il avait pour règle de lancer le grain,
Et, pliant les genoux, il s’interrogeait.

 

Que fait la guenon en laque au milieu du champ ?
Il se mit à angoisser et aperçut soudain un lapin.
Il s’anima alors en pensant faire un bon repas,
Pensée qu’il dut annuler lorsqu’il aperçut un guépard !
Son travail allait être annihilé !

Il avait les pieds ancrés au sol.
Cet animal n’appartient pas à notre forêt,
Il est gênant même lorsque le sol est gelé.

A l’orée de la forêt il aperçut un gentil quadrupède.
Le lapin, gentil et animé s’adressa à lui :
« Laboureur géré par tes habitudes gestuelles ancestrales,
Crois-tu être si génial, si généreux ? Sous ce climat clément,
Tu as besoin d’une clique de musiciens et avec tes livres tu sais comment faire !

Moi insouciant, je croque le thym et la mélisse
Aux limites de la forêt près des reliques militaires
Où lorsque j’aperçois le guépard, je sais qu’il est en quête d’un bon repas
Et qu’il va me chercher querelle. Je ne suis pas d’accord, je balise
Je ne veux pas qu’il me transforme en fruit confit ou en médecine !

C’est hors de question ! Cache-moi sous les ombelles de l’angélique
Il n’en fera pas un gâteau de salsifis, et, si par mégarde, il se cache sous les glycines,
Tu pourras, sans mentir,  affirmer
Que sa gourmandise n’a d’égal que sa rareté
Que Ventre affamé n’a pas d’oreille !

Hélas !!! le guépard ne l’entendit pas ainsi, fit la sourde oreille
Et d’un bond notre félin lâchant sa liane,
En toute simplicité, s’empressa de faire un festin
Du  tendre et imprudent lapin

Aime Gee Aile

37 – R, O – gel, rouleau, règle, grain, genou, guenon, laque – angoisser, animer, annuler, annihiler, annoter, analyser, ancrer – gênant, gelé, gentil, généreux, géré, gestuel, génial – clique, climat, livre, mélisse, limite, relique, militaire, balise, liane – querelle, quête, question – fruit confit, salsifis, médecine, glycine, ombelle, rebelle, gâteau, bateau - Ventre affamé n’a pas d’oreille - guépard, lapin

Posté par plumalire à 17:29 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

L’acrobate

Pour garder son énergie et sa vitalité, l’acrobate se gave d’airelles à l’aube. Il part avec le vélo malgré une selle abimée par la gouge. De colère, il voit tout rouge. Soucieux d’avoir un état physiologique OK, affolé par le désir de réussir, il s’exerce et espère attaquer le voleur qui a dérobé ses sacoches.

Le vélo est bleu et turquoise et les sacoches remplies de l’armoise cueillie avec des moufles pour fortifier ce liquide qui coule à travers le corps et décupler sa vitalité. Pas d’amabilité vis-à-vis du voleur. Il absorbe les airelles et l’armoise pour son bien-être, son équilibre et pour qu’il circule mieux.

Le félibre du village lui a révélé que faire pour s’alimenter. Il garde les airelles au frigidaire sous forme de petits cubes. Il fait partie du programme : son sport favori : marcher sur un fil placé sur le port. Il a beaucoup de public qui l’observe à cause de la pub et du péril car il exerce là où il n’y a pas de filets

Posté par plumalire à 17:18 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Devinez quelle lettre se cache sous ce portrait....

Voici qu’elle lève les bras comme le « Ravi »
Ou même comme un vol d’hirondelles
Peut-être même veut-elle indiquer une victoire.
Si je la mets à l’envers en la barrant horizontalement
Elle deviendra une exclamation d’étonnement.

 

Elle peut être rigide,
Elle peut danser,
Elle forme parfois un angle droit
Elle commence des mots
Qui permettent de rêver.

 

La lettre devient magique
Elle est même parfois anonyme,
Tout peut s’écrire,
Tout peu se dire.
Recréez vos idées, vos pensées,
Elle les transmettra fidèlement.

La trompette lance ses trilles,
Elle s’associe au trombone,
Trace dans l’air des arabesques,
Tremble parfois comme une agnelle,
Relançant la flûte dans les nuages,
Elle nous entraîne sur un tapis volant.

La magicienne joue de la flûte,
Elle n’aime pas le trombone,
Tremble lorsqu’elle entend la trompette,
Tressaute au son du tambour
Regarde ses partitions
Et joue les notes comme un oiseau.

Posté par plumalire à 17:14 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Patience….

C’est une énigme. Les cueilleurs d’airelles sont perplexes. Ils ne trouvent que des myrtilles environnées d’abeilles. Adieu la confiture de montagne (marmelade). Le miel de fleurs (châtaignes) compensera leur dépit de ne pas trouver d’airelles. Sur leurs tartines, ils étaleront de la confiture (marmelade) d’oranges amères.

Patience…. Vous avez dit patience…. C’est ce qui leur manque le plus lorsqu’ils gravissent ces pentes dédiées au ski l’hiver.

Patience et sucre pour goûter aux châtaignes roses qui ont remplacé les airelles et mettent du soleil dans leurs yeux alors qu’un iris, nom poétique de l’arc en ciel, envahit le ciel.

Ah elle est belle leur cueillette ! Patience !!! Patience….

Ils chantent des trilles et avalent des groseilles, savourent une friture (grillade) que Maurice gagne lorsqu’ ‘il s’en prend au ciel…

Quel bonheur de penser aux anges de la science ! Patience, patience… Maurice, l’escrimeur, s place en fente (les jambes écartées). Il rassemble son ki, son énergie, méprise tout lucre de cette teigne morose qui lui vendrait des airelles…

Patience, patience, il compose un lai…

Pas de laie,
Pas de raie,
Pas d’ail,
Mais un aria,
Un air joyeux.
Il ira sur une île rare,
Il ira rire,
Il ira lire,
Sans railler ses alliés,
Patience, patience !

Posté par plumalire à 17:11 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

16 novembre 2009

La princesse Maïté, Yaga et Pinalet, ses amis

Faites silence, faites silence, écoutez bien, je vais vous raconter l’histoire que ma grand-mère me contait le soir. Et le conte pénétra sur Artavoil.

Nous habitions un autre monde peuplé de devins musiciens, qui, très sûrs d’eux, jouaient du clavecin. Assis sur des tabourets fabriqués à Istanbul, ils passaient leur matinée à rompre le silence de l’assistance. A l’issue de la matinée, les devins musiciens acceptaient sans simagrées de goûter au saucisson accompagné d’un demi.

Dans ce pays d’un autre monde, Artavoil, ce pays magique où chaque arbre se met à voler et à chanter dès qu’un oiseau se pose dessus et qui revient à sa place dès que l’oiseau s’est envolé, dans ce pays, disais-je, la chaleur avait roussi les arbres aux superbes couleurs d’automne et un feu avait détruit toutes leurs réserves.

Un jour, savez-vous ce qui arriva à Artavoil ?
Un jour, une superbe goélette arriva d’un pays lointain avec à son bord la jeune et jolie princesse Maïté, vêtue d’un sari resplendissant. Hélas, dès quelle commença à s’aventurer sur la terre d’Artavoil, des malandrins qui se prétendaient marchands de tout, de sars, de jeux de rami se mirent à la poursuivre pour obtenir de grandes richesses.

Ces malandrins étaient autrefois d’honnêtes gens qui faisaient rouir le lin dans les champs.
Un jour, dans leur pays très différent d’Artavoile, la récolte fut détruite par la maladresse de malandrins, des histrions qui conduisaient une machine infernale. C’est ainsi que la seule issue qui s’offrait à eux fut de partir pour un pays lointain puisque la délation des autres marchands les avaient mis en accusation.

Houlà là, que va-t-il arriver ? Pourquoi la princesse MaÏté n’est-elle pas descendue sur cette nouvelle terre avec des gardes du corps ?
N’ayez pas peur pour la princesse…. Heureusement Maïté était descendue à terre en compagnie ses amis, un lapin ensorcelé et ensorceleur, Pinalet ainsi qu’un minuscule aï qu’elle avait trouvé perché sur un mur près d’un ru et aussitôt adopté. Elle ne dut son salut qu’à Yaya, son petit singe aï aidé de Pinalet.

Qu’allait-il arriver à la princesse ? Qu’allaient faire les malandrins si ils arrivaient à attraper la princesse ?

Eh bien, mes amis, respirez un bon coup, les malandrins n’arrivèrent pas à atteindre la princesse. Savez-vous pourquoi ?
Plnalet leur jeta un sort qui les figea sur place.

La jolie princesse en sari voulait accomplir un prodige et aider les habitants de ce pays qui ne mangeaient plus à leur faim. Elle imagina aussi de modifier le destin de ce peuple. Comment allait-elle faire ? A quoi songeait-elle ? Elle prit conseil auprès de ses deux compagnons, Pinalet et Yaga, l’aï.

- Mes amis, il faut aider ce peuple qui n’a rien à manger dès que l’automne est passé.
- Facile dit Pinalet, je vais transformer mes petites crottes en .... en …. Petites graines couleur d’or.

- Et savez-vous ce qu’il fit de ces graines ?

Il chargea Yaga de voler d’arbre en arbre et de les répandre sur toute la surface de ce petit pays.
Avant de commencer, il ajouta : je crois qu’il faut un autre tour de magie et pour cela nous devrons composer une chanson que les malandrins devront chanter accompagnés par les musiciens.

Je suis passé par les montagnes et les prés,
Petites crottes, transformez-vous,
Apportez-nous une récolte,
Que ces graines nous nourrissent
Que leur couleur dorée apaise notre faim
Apporte-nous une récolte
Que ces graines nous nourrissent
Que leur couleur dorée apaise notre faim
Apporte-nous une récolte

Ainsi, dès que les petites crottes entendront ce chant, elles pousseront et grandiront, formant de beaux champs dorés.

C’est ainsi, dit-on, que le maïs fut créé et apparut aux yeux émerveillés des musiciens et des habitants d’Artavoil,
Et c’est ainsi que mon histoire s’arrête et retoune dans la forêt.

Posté par plumalire à 19:16 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,

La musicienne

La musicienne joue de la flûte,

Elle n’aime pas le trombone,

Tremble lorsqu’elle entend la trompette,

Tressaute au son du tambour,

Regarde ses partitions

Et joue les notes comme un oiseau.

9/1/2009 MJL


Posté par plumalire à 19:08 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Si j’étais un miroir

Si j’étais un miroir
Je reflèterais la beauté
Je la multiplierai,
Je la façonnerais,
Je la transformerai,
En de multiples images
Toutes plus belles les unes que les autres,
Si j’étais un miroir.
MJL 9/11/09


Posté par plumalire à 19:05 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

Conte : La naissance des champignons

Il y a de cela fort longtemps vivaient au milieu des champs de thym une bande de devins nains. Ils étaient très gais et armés de gourdins ensorceleurs et se pavanaient souvent, vous ne le direz pas, sur des chameaux qui adoraient les pissenlits
Un matin, cric crac, ils se réunirent dans une clairière, près d’un étang aussi petit qu’une piscine, dont l’onde paraissait turquoise.
Devant une assistance nombreuse, composés de tous les habitants de la forêt, les devins commencèrent leurs simagrées, je veux dire leurs tours de magie et leurs incantations.
Cric, crac écoutez bien
Voici que sortent de terre….
- Permettez, dit le chameau radin, si vous voulez que votre formule magique agisse, offrez nous d’abord du champagne….
Cric, crac écoutez bien
Voici que sortent de terre….
Savez-vous ce que je cache dans la main gauche ? J’ai caché une poudre de piment, poudre avec laquelle nous composons notre stock de pilules magiques.
Soudain, dans un coin de la clairière, il aperçut un de ses copains qui l’épiait, caché derrière un gros chêne.
- Oui,continua-t-il, vous allez entendre la formule magique !
Cric crac, pichamgnon,
pichamgnon
Que ces petites boules se transforment en pièces.
Il répéta la formule plusieurs fois en levant les bras et les yeux au ciel… et invita les pirates arrivés en camion, les habitants de la forêt, à chanter, à danser, à faire des pirouettes en rond autour de la mappemonde au centre de l’étang.
Mais oh surprise les pilules ne se transformèrent pas en pièces, mais en pions !
Quel échec ! Quel échec !
Allez , continuez à chanter, à danser et à faire des pirouettes autour de l’étang et de la mappemonde.
Il recommença ses incantations :
Cric crac, pichamgnon,
pichamgnon
Que ces petits pions se transforment en pièces.

Il répéta la formule plusieurs fois en levant les bras et les yeux au ciel… et invita les pirates arrivés en camion, les habitants de la forêt, à chanter, à danser, à faire des pirouettes enron autour de la mappemonde au centre de l’étang.
Oh surprise les pions se transformèrent en ...... petites boules de gommes !
Quel échec ! Quel échec ! Allez continuez à chanter, à danser et à faire des pirouettes autour de l’étang et de la mappemonde.
Il recommença ses incantations :

Cric crac, pichamgnon,
pichamgnon
Que ces petites pièces se transforment ……..

Il n’eut pas le temps de finir sa ritournelle… les pièces s’échappèrent de ses mains et oh prodige, il aperçut devant lui…. Devinez quoi !
Il aperçut une armée de demi-boules perchées sur un pied, blancs, marron, beige et rouge… un vrai feu d’artifice….
Tous regardaient ces nouveaux venus avec admiration…

Soudain, la pie bavarde arriva près d’eux et se posa sur la mappemonde. De sa voix la plus mélodieuse elle leur chanta cette ritournelle.
Pichamgnon est né,
Pichamgnon est né, Il nous nourrira,
Pichamgnon est gagé,
Donnons-lui un nom
Champignon….

Et c’est ainsi, mes amis, que compère champignon est né, hôte des sous-bois pour régaler vos papilles.
Cric, crac, mon histoire est finie et retourne dans la forêt.
Aime Gee Aile
16/11/2009


Posté par plumalire à 18:37 - Aime Gee Aile - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
Tags : ,

11 novembre 2009

Nouveau stage de calligraphie Niveau 1 en 2010

Contactez Miyoko : 0688833561
: Stages de 5 séances de 2 heures : 150€
1er niveau : débutant
de 15h30 à 17h30 à l’Espace Associations, Place Garibaldi, Nice
les mercredis
6 & 20 janvier -
3 & 24 février
10 mars
le matériel est fourni -
2ème niveau : matériel à acquérir :
les samedis de 10h à 12h à l’Espace Associations, Place Garibaldi, Nice
9 & 23 janvier
27 février
13 & 27 mars
Contactez Miyoko : 0688833561


21 octobre 2009

CALENDRIER DES ATELIERS

Pour obtenir les calendriers et infos sur Plumalire, cliquez sur :
aeinfo2009plumalire
GROUPE 1 ET 3 : 34 avenue Jean Médecin, A608
Groupe 2 : Espace Associations, place Garibaldi
ATELIERS PLUMALIRE DU :
JEUDI : Ateliers le soir de 18h30 à 20h30
– A608 – 34 AVENUE Jean Médecin – 06000 Nice
0483450959 – 0616556001 – plumalire@laposte.net
Octobre -   8 - 15 - 22
Novembre - 12 - 19 - 26
Décembre - 3 - 10 - 17
Janvier   - 7 - 15 - 28
Février   - 4 - 25
Mars - 11 - 18 - 25
Avril - 22 - 29
Mai - 6 - 20
Juin - 10 - 17 - 24
LUNDI : IL Y AURA 2 GROUPES ET 1 ATELIER PAR SEMAINE   en alternance pour chaque groupe
2009
GRPE 1 : Septembre 7 & 21 Octobre   5 & 19 Novembre 16 & 30 Décembre   14
GRPE 2 : Septembre   14 & 28 Octobre 12   Novembre 9 & 23 Décembre   7
2010
GRPE 1 : Janvier   11 & 25 Février 22 Mars 8 & 22 Avril 19 Mai 3 & 17 Juin 7 & 21
GRPE 2 : Janvier   4 & 18 Février 1 Mars 1, 15 & 29 Avril 26 Mai 10 & 31 Juin 14 & 28




Page suivante »