Atelier d'Ecriture "PLUMALIRE" à Nice, Alpes Maritimes

Inscriptions à l'Atelier d'écriture PLUMALIRE 2019-2020

Celles et ceux qui souhaitent participer à l'Atelier d'écriture PLUMALIRE 2019-2020 peuvent s'inscrire dès maintenant en précisant les jours et heures souhaitées) :

(mail: massallcatherine@gmail.com)

Merci de bien vouloir noter que les jours et heures des ateliers seront décidés en fonction des inscriptions prises avant le 15 septembre.

Les jours et heures proposés sont :

Mardi : G1 : 10h-12h,  
Si le nombre de participants est trop important 
un Atelier G1B pourra avoir lieu le lundi après-midi de 14h30 à 16h30

Mardi : G2 : 19h-21h –

L’Atelier qui avait lieu le Mercredi  aura lieu le jeudi à 19H OU 18H OU 18H30 en fonction des participants inscrits.

Le calendrier des ateliers sera publié mi septembre.

 

  


07 août 2019

Allez applaudir notre amie Danièle Duprez - " Petit boulot pour vieux clown" l'Escarène salle des fêtes dimanche 1 er septembre

" Petit boulot pour vieux clown" de

MATEI VISNIEC

à l'Escarène salle des fêtes dimanche 1 er septembre à 15 heures 

Trois vieux clowns qui cherchent du travail se rencontrent dans un théâtre où ils sont venus passer une audition. Jadis, ils ont travaillé ensemble chez Humberto. La joie des retrouvailles fait bientôt place à la dispute car le théâtre n'offre qu'un seul "poste de vieux clown". Peu à peu, les trois vieux copains deviennent trois gladiateurs tragiques des temps modernes qui luttent pour survivre tout en se faisant l'illusion qu'ils ont été appelés pour sauver ce qui reste encore du "grand art du cirque".

 

1er septembre

FESTIVAL THE THEATRE - "Petit boulot pour vieux clown" - 15h - Salle des Fêtes

15:00 - 16:00

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25 juillet 2019

BIENVENUE à Catherine qui va ANIMER les Ateliers d'Ecriture PLUMALIRE

Les Ateliers d’Ecriture Plumalire existent sous forme d’Association Loi 1901 depuis 2003 et j’ai eu le privilège et le grand plaisir de les animer jusqu’à présent.

Ayant décidé de passer le flambeau,
Catherine Lavèze a accepté d’animer les Ateliers d’Ecriture Plumalire.
Elle est pétillante et saura animer avec fougue.
Son caractère enjoué apportera un regain de jeunesse
aux Ateliers d’Ecriture Plumalire.

Un immense MERCI aux participantes et participants qui ont contribué à faire vivre Plumalire et qui y ont apporté leur joie de vivre et leur bonne humeur, caractéristiques de la convivialité qui l'est un des mots d’ordre de l’Atelier d’écriture Plumalire. Avec Catherine, continuez à :

Faire Pétiller vos idées    Stimuler votre spontanéité            Ecrire en riant
Apprivoiser les mots…    Dynamiser votre imaginaire           Lire autrement

Souhaitons-lui autant de bonheur et de joies que m'ont apporté tous les participantes et participants depuis l'an 2000.

Marie-José

 

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01 juillet 2019

Complicité

Sur le pastel, un village suranné dévale la colline.

Deux paysans y évoquent leurs souvenirs d’adolescents et leur complicité retrouvée réveille la malice de leurs cœurs rebelles de jadis.

 Comme le destin les ravit ! Apres cinquante années loin de sa cité , celle qu’on surnommait «  la petite princesse à la robe de satin »est revenue dans son pays natal adoré. Et dans ce paysage de douceur semblable à une aquarelle, au pied des bâtisses, ils se sont retrouvés dans la tranquillité du jardin soudain enchanté. Celui qu’on surnommait «  le chien fou » est resté fidèle car il n’a pas oublié celle qui était sa divinité. La vie n’a pas effacé leur capacité à rire de rien et à se moquer tendrement,  et leur enfance évanescente quelques instants  plus tôt a surgi, évidente et présente comme si leurs chemins de vie  avaient soudain bondi dans le passé retrouvé.

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LE CLOCHER A DISPARU

Atelier d’écriture PLUMALIRE© RAP Rythme And Poetry du 30 avril 2019 

Ecrire une disparition insolite (j’ai choisi le clocher) dans votre village. 

Dong résonna le bourdon en fonte ductile
La cloche réveilla les femmes infertiles
Songes et serments tapissent le passé sombre
J’entends au loin des pas étranges dans l’ombre
Son hyalin et tonalité cristalline
Ce vieil hangar est l’antre de Roseline
Bizarre ce sentiment de vie éternelle
Alité, je prie Sainte Rita, c’est un rituel
Je ne bouge pas d’un iota ; pas vraiment réel
Soudain un coup retentit et sonne l’anarchie
Les nuits se troublent à présent : bonjour insomnies
Allongé nu dans l’alcôve, je ne le vois plus
Mais oui pas de doute, le clocher a disparu
Sermon spirituel en quête d’un nouvel ordre
Ne cherche pas, c’est le chaos : nouveau désordre
Tel un roi vénéré, je m’installe sur le trône
Y’a pas à dire, c’est l’histoire d’une folle icône
Le portail de mes pensées soudain s’obscurcit
Mais le caravansérail reçoit ses amis
Dans un élan nouveau, mes neurones sont transis
C’est décidé je me fais un pétard de rail
Le désespoir est là comme un épouvantail
Mon espoir c’était Diva ; mais elle est partie
Corail blanchi, hécatombe mortelle garantie
Les mots s’effilochent, mes pensées s’évanouissent
Mon esprit divague, je bois dans le calice
Cet art n’est qu’artifice : putain d’existence
Dans ma tour d’ivoire, me voici en errance
J’esquive le malin et me déguise en none
Je me noie dans l’absinthe, que Dieu me pardonne.

 

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SENSUALITE

Douceur, c’est la sensation qui me vient après cet après-midi de labeur dans les champs. La sieste  a été salutaire dans cette heure chaude d’été. La présence de la montagne souveraine calme mes sens échauffés. Le bonheur du geste juste et l’ardeur à l’ouvrage furent mes Everest en ce mercredi !

La tiédeur, maintenant, dans ce crépuscule naissant qui se nimbe de garance, de parme et d’or, gagne mon cœur.

La simplicité du moment et la liberté d’être qui m’accompagnent, sont toute ma force. Dans ces ascensions quotidiennes pour rejoindre les restanques, je m’émerveille de la sensualité des fleurs dans le vent léger. Leurs couleurs m’offrent chaque jour la chance de me réjouir intérieurement.

La gaîté emplit mon corps. L’agilité de mes pieds sur l’écorce terrestre, sans qu’aucune tension musculaire ne se manifeste, m’enhardit. Les odeurs et la langueur me plongent dans une révérence silencieuse. Une gratitude infinie m’enveloppe alors de ses bras tendres.

 

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UN METIER DE VISIONNAIRE

Assise sur le rocher où elle avait grimpé en faisant de l’escalade, elle tâcha d’oublier la calade à affronter pour en redescendre, et elle admirait Roquebrune. Le village était suspendu comme sur une toile peinte tendue, où les nuages naviguaient comme des voiles entre les tours si nombreuses que Phèdre elle-même s’y serait perdue.

Quel boulot ce serait de faire revivre la manifestation fantôme de ce château en ruine ! quelle solution adopterait-elle pour échapper au syndrome bien connu du galérien de chantier ? Son esprit s’accrocha à ces lingots de miel, morceaux de mystères d’un passé révolu, qu’elle reverrait un jour étoiler le ciel diaphane d’une splendeur bien réelle. Quel métier magique elle exerçait !

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LA BEAUTE DE LA MER /PRINTEMPS DES POETES

On a tellement décrit la beauté de la mer

Eau réfléchissante, merveille rayonnante

Ecume moutonnante, image résonnante

Tableau voyeur d’un voyageur amer

 

Qu’on oublie la frayeur qu’inspire une tempête

Dans les voiles et l’ombre de la nuit

La goélette n’entend plus que son bruit

Bateau à la merci d’une vague qui inquiète

 

Une brume rousse fait cesser la folie

Puis un nuage agite un chiffon blanc

Et annonce enfin du voyage l’harmonie

 

Le crépuscule moussant d’une toison d’or

Le soleil reviendra de l’infinie frontière

Et c’est en bleu azur qu’arrivera l’aurore

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LA CUISINE AMOUREUSE ET GOURMANDE

Pour l’inauguration de l’auberge, Manon eut une idée pleine de malice…Il lui fallait un repas original mais simple à faire et surtout bien arrosé pour que les convives se souviennent longtemps de l’ambiance chaleureuse. Pour la cuisine, elle se posait là, quant à « l’arrosage » son nouveau sommelier saurait faire merveille, elle en était certaine.

Elle lança les invitations pour que chacun vienne avec sa chacune et Gustin lui fit la surprise de venir avec la sienne qui avait, soi-disant, été sacrée championne de mixtures de bar. Alors ça elle ne s’y attendait pas, elle entrevit la fin de ses espoirs, mais ne désarma pas. Si la donzelle devait officier en experte des cocktails, elle, elle excellerait avec la magie de sa cuisine !

Elle prépara de magnifiques galettes au poulet et aux épices dans les quelles elle glissa quelques grains d’anis, une purée de pâtisson à la mélisse et un zeste d’eau de vie pour lui donner relief. A 18h l’auberge exhalait un bon et croustillant parfum et, pour les gourmets il ne manquait plus que quelques fagots de haricots verts du jardin, mitonnés dans un lard délicatement fumé, et de dorer au chalumeau un nuage de fromage frais. Son assiette serait complète et parfaite. On verrait bien si l’estrangère pourrait rivaliser avec son verre de bienvenue.

Et elle rivalisa ! Ayant perçu les parfums de la mélisse et de l’anis des galettes enfournées, elle en agrémenta aussi son mélange exotique, ce qui lui donna un côté provençal qui mit les convives en joie et en appétit. Avant de passer à table, tous étaient déjà bien gais et enflammés y compris Gustin et sa bairmaid qui ne s’étaient pas privés de cette entrée en matière. Tout juste si le cru classé du château Magali ne fût pas versé à côté des verres !

Quand Manon défourna ses odorantes pastillas à la cagnoise, tout le monde s’exclama. Même avant de les avoir goutées, ils devinaient le régal qu’elles promettaient. Et s’en fût un tel de régal que les ruelles résonnent encore des oh et des ah et des hum boudiou qué trouvaille.

Du coup ce fût bien Manon la reine de la soirée, elle s’en délecta et en oublia sa jalousie première. Tous les couples se bécotaient et se caressaient, y compris Gustin et sa belle qui n’avaient cure de partager son succès, tous envoutés qu’ils étaient par cette cuisine propre à inspirer l’amour. L’auberge était sauvée, c’était ce qui lui importait le plus pour l’instant et elle savait aussi qu’elle n’avait pas encore dégainé toutes ses armes…

 

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16 juin 2019

La vision de Monsieur Paul

CONSIGNES : 

1 - Ecrire en vertical un mot cité au hasard par un des participants, ici se sera embouteillage (ayant subi un bouchon de plus d’une heure). Puis en écriture instantanée écrire les mots qui vous viennent à l’esprit commençant par les lettres du mot choisi. Dans une deuxième colonne écrire une rime du mot de la première colonne.

2 - Avec ces mots, remplir le texte à trou qui vous est fourni sous forme de bribes de phrases, n’ayant aucun lien entre elles et composez un texte avec une thématique cohérente.

 

Dans la joyeuse troupe Paul était à part. Monsieur Paul, souvent embrumé, s’enfermait régulièrement dans sa chambre. Il allumait parfois la forge pour se rendre utile. Mais cet après-midi là, le visage grave, il s’était assoupi. Son roman en cours de rédaction, n’arrivait pas à le captiver. Ah oui j’allais oublier le titre de son roman : le Ramadan du colibri.

Endormi dans son appartement au look particulier, il ne pouvait pas soupçonner ce qui allait se dérouler. Etourdi, comme à son habitude, il alluma la mèche invisible de cette rocambolesque histoire. D’habitude, la petite entrée biscornue lui faisait venir les sanglots. Mais là, les deux portes ouvertes avec lenteur, furent l’occasion de découvrir un monde merveilleux.

Il se réveilla en douceur et comme porté par un tapis volant magique, il fut happé par un monde extraordinaire. La prudence lui interdisait d’aller plus loin, mais une odeur de brise mentholée excitait sa curiosité.

Dans une pièce voisine qu’il venait de découvrir en poussant une porte grinçante, une femme aux contours évanescents, surgit d’un nuage de vapeur. Elle rit avec vigueur. A la vue de Paul, elle se mit à entonner des chansons dans un patois celtique. L’expression de son visage était énigmatique. A un moment, elle prononça trois mots de louange qui lui serrèrent la gorge. Il supplia son âme de faire marche arrière.

L’être aux contours estompés, qu’il croyait être une femme, était à présent entouré de flammes. Cet allumé, ne cessait pourtant de sourire. Sa voix se faisait plus forte, devenant dominatrice. Après quelques hésitations, Paul reconnu en cet être, le diable.

Face aux incantations du malin, il raconta son enfance en cinq phrases remplies de fantasmes. A ces mots, l’être maléfique tourbillonna sur lui-même. Un vent glacial entra dans la pièce. La terreur s’empara de Paul. Pourtant céder aux exigences du malin, ce n’était pas dans sa nature.

Le diable était à présent ivre de colère et comme par magie, il gravissait une montagne aux parois abruptes surgie de nulle part. Paul dégoulinant de sueur, essayait de s’enfuir, mais les derniers mètres étaient franchis avec peine. L’altitude faisait son œuvre. Cette simple idée de tomber dans les mains du Diable le faisait frémir.

Au fur et à mesure qu’il avançait dans cette montagne inconnue, Paul découvrait de nouveaux paysages. Il devenait difficile d’avancer dans ce dédale labyrinthique, d’une vastitude sans égal. A présent, égaré, le carnage absolu était sa prochaine étape. Il s’arrêta quelques secondes et se dit : je n’aurai pas cru en arriver là.

Mais Satan le rattrapait et toute sa vigueur l’abandonna. Une sensation étrange s’empara de lui. Il se réveilla lentement. Il faut dire que la veille au soir, il avait consommé des breuvages aux origines douteuses.

Il réalisa que tout ce rêve lui avait phagocyté l’extrémité de ces terminaisons nerveuses. Mais cette petite mise en scène, bien futile, lui avait quand même bien excité les neurones. A présent, il prenait conscience de la puissance de l’esprit pour l’entraîner dans un monde fantasmagorique.

A ce moment précis, une étonnante et improbable mésange à queue rouge vint frapper à sa fenêtre. Il voulu tirer ce mystère au clair. Mais comme par magie, il se rendormit et sombra à jamais dans l’oubli.

02 juin 2019

Disparition du clocher

Dong résonna le bourdon en fonte ductile
La cloche réveilla les femmes infertiles
Songes et serments tapissent le passé sombre
J’entends au loin des pas étranges dans l’ombre
Son hyalin et tonalité cristalline
Ce vieil hangar est l’antre de Roseline
Bizarre ce sentiment de vie éternelle
Alité, je prie Sainte Rita, c’est un rituel
Je ne bouge pas d’un iota ; pas vraiment réel
Soudain un coup retentit et sonne l’anarchie
Les nuits se troublent à présent : bonjour insomnies
Allongé nu dans l’alcôve, je ne le vois plus
Mais oui pas de doute, le clocher a disparu
Sermon spirituel en quête d’un nouvel ordre
Ne cherche pas, c’est le chaos : nouveau désordre
Tel un roi vénéré, je m’installe sur le trône
Y’a pas à dire, c’est l’histoire d’une folle icône
Le portail de mes pensées soudain s’obscurcit
Mais le caravansérail reçoit ses amis
Dans un élan nouveau, mes neurones sont transis
C’est décidé je me fais un pétard de rail
Le désespoir est là comme un épouvantail
Mon espoir c’était Diva ; mais elle est partie
Corail blanchi, hécatombe mortelle garantie
Les mots s’effilochent, mes pensées s’évanouissent
Mon esprit divague, je bois dans le calice
Cet art n’est qu’artifice : putain d’existence
Dans ma tour d’ivoire, me voici en errance
J’esquive le malin et me déguise en none
Je me noie dans l’absinthe, que Dieu me pardonne.

RAP Rythme And Poetry du 30 avril 2019 - Ecrire une disparition insolitedans votre village:  (j’ai choisi le clocher) 

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Complicité

Sur le pastel, un village suranné dévale la colline.

Deux paysans y évoquent leurs souvenirs d’adolescents et leur complicité retrouvée réveille la malice de leurs cœurs rebelles de jadis.

Comme le destin les ravit ! Apres cinquante années loin de sa cité , celle qu’on surnommait «  la petite princesse à la robe de satin » est revenue dans son pays natal adoré. Et dans ce paysage de douceur semblable à une aquarelle, au pied des bâtisses, ils se sont retrouvés dans la tranquillité du jardin soudain enchanté. Celui qu’on surnommait «  le chien fou » est resté fidèle car il n’a pas oublié celle qui était sa divinité. La vie n’a pas effacé leur capacité à rire de rien et à se moquer tendrement,  et leur enfance évanescente quelques instants  plus tôt a surgi, évidente et présente comme si leurs chemins de vie  avaient soudain bondi dans le passé retrouvé.

Texte écrit d’après le tableau «  Peille » de Urbain Garin de Cocconato

 

POCA SUERTE.

Bonjour chers amis lecteurs. Ma chronique du jour commencera par POCA SUERTE.

Eh oui pas de chance pour le trésor. Avec la suite vous comprendrez pourquoi. Le mystère était épais dès le début de cette histoire. Un coffret était rempli de pièces d’or. Mais elles ressemblaient plus à des vestiges. POCA SUERTE.

Au départ, ce coffret était caché dans une alcôve du donjon. Ce secret ne fut pas longtemps gardé. Le métal précieux scintillait trop et les ancêtres furent attirés par ses rayons vraiment ardents. Les anciens adoraient le coté caché de ce trésor. Mais un jour, un tremblement de terre vint compromettre tous leurs espoirs. Le coffret fut happé dans les profondeurs de la terre. POCA SUERTE.

Le tremblement de terre engendra le détournement d’une rivière. Le coffret fut disloqué. L’énigme s’épaississait. Les dorures précieuses en faisaient fantasmer plus d’un. Mais les années passèrent et même les moines les plus téméraires, ne parvinrent pas à retrouver le précieux coffret et son contenu. POCA SUERTE.

Une année, le ventre de la terre se mit à rugir. Un volcan était en train de naître. A quelques lieues de Gourdon, le volcan de Biot voyait ses premiers jours arriver. Par un miracle inattendu, un paysan souleva une pierre. Sous celle-ci se trouvaient les précieuses pièces qui commençaient à fondre. L’odeur du métal fondu était unique. Le jeune paysan se voyait déjà riche. Mais le destin fut tout autre. Un preux chevalier qui passait par là, lui subtilisa le magot. POCA SUERTE.

Rares sont les moments où l’on peut caresser une somme d’argent en écus sonnant et trébuchant. Le paysan essaya de suivre le preux chevalier, avec les empreintes des sabots du cheval. Il en dessina une carte. Oui c’est cela, une véritable carte au trésor, comme si c’était un jeu. L’itinéraire était torturé et le suspense battait son plein. L’enjeu était tel que le paysan en tomba en syncope. POCA SUERTE.

A son réveil, il se précipita dans ce parcours bien sinueux et semé d’embuches. Un véritable circuit pour initiés. La peur s’empara de lui au détour de la roche percée. Cette roche était connue pour avoir en son temps répandu la terreur dans le village. L’angoisse habitait tout son être à la vue de la pierre maléfique. POCA SUERTE.

Mais l’appât du gain était plus fort. La folie s’emparait à présent de lui. Il se lança dans le labyrinthe de Trébizonde qui se terminait par un chaos inextricable. Il se mit en tête d’élaborer un plan machiavélique. Le paysan se crut plus fort que les pièges tendus par le preux chevalier. Mais c’était sans compter avec l’imagination du chevalier qui était diabolique. Le brave paysan s’engouffra dans un étroit goulet. Le sol se déroba sous ses pieds. Il se retrouva dans un dédale sans issue. Plusieurs jours durant, il chercha vainement la sortie. A bout de force, il se résigna, se recroquevilla et y mourut désespéré. La fin de l’histoire, c’est vous qui allez me la dire : POCA SUERTE !...

Course au trésor du 21 mai 2019 : Ecrire un arbre généalogique sous forme de pyramide de mots en commençant par la tête de pyramide : Trésor. Puis chaque division dichotomique sera faite à partir de mot évoqués par celui de l’étage du dessus.

 CARTE - jeu - itinéraire - suspense - enjeu -  parcours - circuit - peur - angoisse  -gain - folie - labyrinthe - chaos  -  plan -  dédale

07 mai 2019

Où est passé le retable ?

Sachez qu’à Peille
L’église rapporte de l’oseille
L’église possède un retable
Il n’est pas fait pour le diable

Pour le voir si vous n’êtes pas une idole
Il faut dans le tronc glisser une obole
Ainsi vous pourrez l’admirer
Le voir à la clarté

Hélas le diable est passé par là
Le retable a disparu
Ce n’est pas une fable

Ce retable d’un grand artiste
Un rebelle l’a couché sur sa liste
Ce n’était pas un jour faste

Il était beau
Avec un oiseau
Perché sur un rameau

Il était beau
Avec son ruisseau
Avec sa naïade
Sautant dans la cascade

Il était beau
Avec la reine mère
Aux yeux bleu-outremer

Hélas le diable est passé par là
Le retable a disparu
Ce n’est pas une fable

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LA CLOCHE A DISPARU, IL FAUT SONNER LE GONG.

C’est le sacre du roi
A Peille il offre une cloche
L'oeuvre du Juste Eloi
Au son cristal de roche

Sans rime ni raison
Gaspard joue de l’accordéon
Peille est au diapason
En écho au piano de Léon.

On entend le son de la cloche
Ding Ding Dong
Le son de la cloche cristal de roche
Qui joue du Amstrong

Pas de bruit qui claque
Pour les œufs de Pâques
Ding Ding Dong
La cloche a disparu
Il faut sonner le gong.

Emile a brûlé un cierge
Il a couru à l’auberge
Emile a provoqué un incendie
Il n’ira pas au Paradis

La cloche ornée de nacre a fondu
La cloche a disparu.
La cloche, don du roi
La cloche ne fait plus loi

Plus que du silence
Le tapage est remplacé par la danse
On entend le son de la mer
Les villageois sont amers 

L’ire du village claque
Comme un canon assourdissant
Il n’y aura plus de Pâques
Plus d’œufs pour les enfants

Pas de bruit qui claque
Pour les œufs de Pâques
Ding Ding Dong
La cloche a disparu
Il faut sonner le gong.

 

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MAIS OU EST DONC PASSE GASTON ? ATELIER 15 : UNE DISPARITION AU VILLAGE

Bairols est à l’antenne
Bairols est sur la scène.
Mais où est donc passé Gaston ?
Le roi des saveurs parfumées ?

A Bairols, on entend le bruit du rabot
Les femmes remplissent leur tablier de verveine
Le menuisier fabrique des sabots
Mais Bairols est dans la peine.

Plus de tables garnies de groseilles
Plus de temps pour les jeux de domino
L’auberge ne fera plus d’oseille
Difficile pour les Bairolois de gagner au loto

Adieu les jolis sabliers décorés d’ipomées
Adieu le roi marin sur son trône
Tout le village avec difficulté va ramer
Gaston l’aubergiste était une icône

Bairols est aux cent coups
Bairols est dans le pétrin
Plus moyen de boire un p’tit coup
Les villageois ont du chagrin

Gaston l’aubergiste a disparu
Sur Bairols est tombé la pluie
On ne le verra plus dans les rues
Les villageois vont mourir d’ennui !

Le coupable goûtera du bâton
Le juge l’a ainsi décidé.
Autant de coups que l’âge de Gaston
Il les aura bien mérités !

Imperméable à ses cris perçants,
Le village ne lui lâchera pas la grappe
Il subira ce supplice d’antan
Et le village en rira sous cape

Le village est dans la tristesse
Quand Gaston l’aubergiste sera de retour
Tout le village sera en liesse
Tous mettront leurs plus beaux atours.

Mais où est donc passé Gaston ?
Le roi des saveurs parfumées ?

Assemblée Générale annuelle et Calendrier des ateliers d'écriture PLUMALIRE du 1er mai au 7 juillet 2019

Mardi : G1A : 9h30, G1B : 10h  & G2 : 19h -  

Mercredi G3 : 18h30 
Le calendrier tient compte des vacances scolaires de la zone B : 
20/ 10 au 5/11 -22/12 au7/1 – 9/2 au 25/2  - 6/4 au 23/4 – 29/5 au 3/6 – fin : 6/7

 L'Assemblée générale est fixée au 22 juin, 10h30 au 2 avenue Durante, 06000 Nice. Merci de venir nombreux ou en cas d'impossibilité de donner votre pouvoir.

       
Groupe

Mai Juin AG
G1A   14 & 28/5 11 & 25/6  22 juin, 10h30
G1B   21/5 4 & 18/6  
G2   14 & 28/5 11 & 25/6  
G3   15 & 29/5 12 & 26/6  

Ecrire une histoire en plusieurs séances tout au long de l’année,  
en enrichissant votre vocabulaire.
Vous êtes le narrateur  qui raconte les lieux, les villages perchés des Alpes Maritimes,
 et les événements dont vous avez l’expérience au fur et à mesure qu’ils se produisent  

18 mars 2019

Beauté de la mer - Abécédaire

Albatros, vogue au-dessus de la Grande Bleue
capitaine,Balance-toi sur le mât du voilier au-dessus des creux
Course les nuages qui annoncent la tempête hurlante !
Danse au-dessus des vagues scintillantes !
Ecumante et mouvementée, la mer nous charme
Flux et reflux reflètent la turbulence des lames parme
Gazouillante ou colérique elle voltige au-dessus des abysses,
Harponne les baleines qui coursent les thons avec malice.
Immensité profonde, tu nous fascines, tu voltiges.
J’aime ton clapotis et ton roulis qui murmure, un vrai prodige.
Kaléidoscope de couleurs turquoise, bleu marine, azur,
L’horizon ne te limite pas et les amers servent de repères.
Marins, où que vous soyez, toujours vous chérirez la mer,
Naviguant vers les sirènes comme Ulysse
Oubliant les dangers des profonds abysses
Pensant aux palais qu’elles habitent au milieu des vagues
Quelle agitation quelle inconscience vous drague ?
Respectez les consignes de sécurité du capitaine
Sirènes, éloignez-vous des voiliers sans haine
Traquez plutôt les poissons aux écailles turquoises
Unique est la mer aux doux reflets ardoise
Vantez sa musique, qu’elle soit en colère ou en paix !
William ! Que j’aime nager dans une mer soyeuse et calmée
Xérés à portée de main sur le sable doré de la plage,
Yves s’éloignant au large sur son yacht comme un sage
Zéphyr soufflant sur l’écume des vagues ondulantes.

 

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12 février 2019

LA GIROUETTE DE L'EGLISE DE GOURDON

On raconte dans les environs, la légende du Graal et de la girouette de l’église de Gourdon. Grise plutôt qu’argent, cette girouette domine le village depuis la construction du monument sacré. On murmure tout bas qu’elle aurait été témoin de la venue des Chevaliers du Temple et que depuis, elle serait immobile, contemplant le ciel quel que soit le temps. Ceux-ci, auraient caché le Graal dans les caves de la sacristie. Seuls, quelques vieux du village savent encore où est enterrée cette coupe sacrée mais ils n’osent parler, de crainte du kombu, ce fouet des sorcières, châtiment ô combien douloureux affligé à ceux qui trahissent les secrets. Les grenouilles de bénitier en font des gorges chaudes et elles affirment à qui veut l’entendre et jurent sur les Saintes Ecritures, que la grand-mère de leur grand-mère et encore plus loin dans la lignée, les femmes racontaient déjà cette histoire.  On aurait vu, par un petit matin d’hiver alors que la neige était épaisse, traversant la rivière, passant par le Grand pont, remontant la Grand-Rue, un gnome, Haubergier dans son pays, accompagné par des hommes de haute taille vêtus de la tunique blanche à croix rouge des Templiers. Ces hommes venant de Corse et même du plus lointain pays d’Afrique, auraient ramené dans une grande cage trainée par un gnou, une girafe et un gorille, un coffre dont nul n’aurait connu le contenu. Ce cortège se serait enfermé longuement dans l’église. La lumière des bougies aurait permis aux plus audacieux, de voir que la magie était à l’œuvre. Une
grande peur aurait saisi les villageois car des bruits de clous qu’on enfonce, des plaintes et des prières auraient retenti trois jours durant. Certains auraient même prié la fée Noémie, Grande Protectrice du village pour qu’elle intercède auprès de la Sainte Vierge. Seul le gnome ne ressortit pas de l’église … on dit qu’aujourd’hui encore, il veille sur le coffre et personne n’oserait s’aventurer dans les entrailles de la chapelle de crainte d’y rencontrer le gnome transformé en Golem.
C’est ainsi qu’à Gourdon, cette histoire est racontée à chaque messe de Minuit depuis des siècles. C’est le seul jour où la Girouette claque au vent comme pour rappeler à tous que le secret doit continuer à être protégé.
Corine Oggero
6 février 2019

04 février 2019

L'OR DES INCAS

Goldorak rêve qu’il devient téméraire, qu’il gifle Gaspard. Il rêve qu’il tue Gaspard en le tabassant et en le donnant aux cochons sauvages, ces nettoyeurs impitoyables pires que les tigres ! C’est devenu une envie irrésistible ! Il va le rosser, le tabasser.

Goldorak est le gardien de la Thébaïde. Gaspard est un usurier malin et rusé comme un renard. Il sait fort bien louvoyer et entourlouper ses clients. Il a plus d’une ruse dans son sac. Son insolence est inouïe et il ne rêve qu’à ses gains et aimerait s’emparer de l’or des Incas du Mexique qu’il croit caché dans la Thébaïde.

A l’initiative d’un estranger, Seraphin, un homme téméraire qui s’est enfui de son pays en guerre, le village a organisé une pegoulado au calabrun sur le raspaioun qui descend de la thébaïde.

Gaspard, Goldorak, Astrid, Eglantine et Garance participent à cette manifestation joyeuse, surveillée par l’argousin municipal. Tous terminent à l’auberge pour déguster un ou plusieurs chicoulouns de vin d’orange.

Soudain on aperçoit des flammes sur les hauteurs du village. On entend des cris.

« La  thébaïde brûle ! La  thébaïde brûle ! »

Tous la croyait à l’abri du feu. Qui est l’incendiaire ?

Un enquêteur venu de Nice, accompagné d’un détective vient épauler l’argousin. Au cours des interrogatoires, ils essaient de tirer les vers du nez des villageois pour trouver le coupable.

 Est-ce Goldorak qui n’a pas été payé depuis des lustres ?

Est-ce Seraphin, l’estranger ? Pourquoi a-t-il suggéré la pegoulado ?

Est-ce Gaspard ? Tous savent que Gaspard a toujours espéré récupérer l’or des Incas qu’il croit enfoui sous la Thébaïde. Est-ce lui l’incendiaire ? Garance affirme qu’il est resté avec elle dans l’auberge à boire plus d’un chicouloun. Eglantine nargue Garance en prétendant qu’ils sont descendus main dans la main par la calade qui descend à Peillon.

L’argousin, gouailleur lui, affirme qu’elles mentent toutes les deux car il les a vues somnolant dans le bar de l’auberge.

Alors ? Qui a incendié la Thébaïde et pourquoi ?