Atelier d'Ecriture "PLUMALIRE" à Nice, Alpes Maritimes

21 février 2018

Autobiographie de l'ours des montagnes

Atelier d’écriture PLUMALIRE© du 20 février 2018

En écrivant en vertical, « autobiographie » mettre dans la première colonne des mots de 5 lettres commençant par les lettres d’autobiographie, dans une deuxième colonne mettre des mots de 5 lettres qui riment avec ceux de la première colonne, puis dans une troisième colonne mettre un nom de 5 lettres évoqué par le mot de la première colonne.

Autre                         votre                   sente

Utopie                       tapis                    rêves

Tyran                         mitan                  chefs

Obèse                        orthez                 lourd

Baisé                          pausé                  niqué

Imago                        frigo                    pupes

Ortie                          bâtie                   plant

Grand                        amant                 géant

Rusée                         misée

Abusé                        prisé                   

Poêle                         frêle                    fioul

Hotel                          motel                  nuitée

Inter                           moder                 entre

Elimé                          abusé                  abimé

A présent composez un texte, qui intègre tous les mots de votre réservoir en ayant une approche autobiographique.

Me connaissez-vous ? Voulez-vous vraiment me connaître ?

Tyran le matin, imago à midi prêt à renaître.

J’aime les orties, les utopies et les rêves.

Me voici dans la vie agité et trépidant : pas de trêves

Savez vous ce que je vais devoir faire ? Abusé une nuit dans un hôtel…

Me voici à présent épave humaine, élimé, abimé dans ce motel.

Savez vous que le moder est une sorte d’humus prisé des poètes

Mari la nuit, amant le jour, malin le midi, tous les instants sont des fêtes

Quel vertige que d’être soi ! Plume ou rémige, il faut être roi.

Que me manque-t-il ? Un baiser posé sur le bout du doigt ?

J’aimerais que cet imago frêle se métamorphose en elfe élégant.

J’aimerais aussi me transformer en un éléphant obèse bien installé au mitan.

Mes amis me voient ainsi : quelles qualités ? Rusé peut-être, grand assurément.

Quels défauts, quels tocs ? Sans aucun doute obsédé textuel.

La voici la rime attendue, la composition consensuelle.

Mon rêve aurait été d’être bâti comme un Hercule,

Mais face à la planète terre, je me sens bien minuscule.

Je suis libre tel un jeune plant forestier de pousser à mon gré

Je ne me laisse pas gouverner par mes peurs, mais mes fantasmes me hantent volontiers.

Étienne KOCH

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16 février 2018

LA MAÎTRESSE D’ÉCOLE

Debout, au portail, elle attend patiemment. Une écharpe sur son cou gracile lui fait chaud au cœur. Sa première rentrée. Finies les vacances , la danbaire sous la lune, l'insouciance. Elle a les jambes coupées, les nerfs à fleur de peau. 30 gamins à éduquer, en faire des têtes. Elle soupire… Si j'étais une tête, je serais  bien pleine parce que peut-être pas bien faite.

30 gamins. Leur apprendre à lire, à écrire. Elle a peur. Ses fesses font bravo. Le directeur lui a dit : « avoir les pieds sur terre ». Ouais. Facile à dire !

Debout, les lombaires douloureuses. Elle entend les articulations grinçantes. Les mots se bousculent. Que dire ? Que faire ? 30 paires de pupilles dilatées à la dévisager. Les écouter, les intéresser.

Si j'étais une oreille, je serais la musique de la cascade parce que la musique adoucit les mœurs. OUI, leur apprendre l'amour de la musique. 30 paires d'oreilles ! La bouche de la maîtresse, elle parle, elle sait, elle doit savoir. Ne pas les faire rire. Le respect, l'ordre.

Si j'étais une bouche, je serais une grimace auréolée de rires, car le rire est le propre de l'homme. Non, le respect. Son cœur cogne un peu plus fort, son regard danse sur les têtes brunes et blondes.

Si j'étais un cœur se dit-elle… 30 cœurs fragiles. 30 doigts levés. Et son petit doigt ?

Si j'étais un petit doigt…..

Debout, stoïque, sourire accroché, chevilles douloureuses. Nez reniflant les jeunes recrues. Si j'étais un nez…..

Debout. Les mains moites, sueur dans le dos. Elle n'en a pas plein le dos, elle débute. Ne pas courber le dos. Droite, solide tel un bouclier.

Elle mettrait sur sa chaise le concile, ce coussin de soie donné par son aïeule. Coussin de soie, soi, être soi, soi-même, envers et contre tous. Ces gosses ! Avec eux, pour eux.

Elle vacille, se tord un peu les pieds, évite l'entorse.

Debout, là, au portail. Stoïque. Prête.

Bonjour les enfants.

12 février 2018

PASSE TEMPS….. Chanson

REFRAIN
Demain c'est la vie

Et une nouvelle envie

Plus chacun dans son coin

Et de Toi je prends soin.

 Si tu cessais de t'énerver

Arrêter de prédire

Du soleil tu peux engranger

Et au lieu de lecture, dire.

Ne sois pas résigné

Le soleil n'est pas gris

Et vas donc te peigner

Et puis en espagnol, écris !

La tête dans les nuages

Choisis ton chemin, pas en solo

Montre nous tes images

Regarde par le hublot. 

 Refrain. 

La paix n'éclate pas en un soir

Regarde en toi, une merveille

Et puis, cesse de t'asservir, de boire

Les ogres sont partis, nul n'est pareil

Rien ne sert de rêver

Si tu veux bien servir

Faut donc bien observer

Et réapprendre à rire.

 Refrain.

Si ta vie est comme vide

Arrête de faire le singe

Et si tu as des rides

C'est qu'tu te creuses les méninges

Cesse d'en faire un foin

Si tu n'es pas un pro

T'en vas pas, pas trop loin

Fini de faire gros dos

Et si tu perds ton temps

Dans tes tifs va neiger

Ne compte plus tes printemps

Contre moi viens t'lover.

 Refrain.

 

 Sur nous tombe la grêle

Nous serons les vainqueurs

Malgré notre aspect fêle

Nous ouvrons notre cœur

Oui nos frères, tous en ronde

Notre âme n'est pas en grès

Arrêtons notre théâtre, crions sur les ondes

Amis du monde entier.

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PARADIS

Une étape, le Paradis ? Stop ou hop ? Et l'ultime xérès pour le dernier apéro !

Mais notre besoin est grand d'immensité. Une découverte… elle en était devenue verte la pitchoun.

Au cours de la semaine elle avait fait un repas de crapaud. En court bouillon. Le soir. Avec comme ingrédients le tonnerre et les éclairs. C'est clair.

Un sésame pour le Paradis ! L'éternité c'est pour combien de temps ? Au Paradis si t'as pas un radis tu peux penser qu'on t'ouvrira la porte ?

De nuit comme de jour, on est pour, ou ???

Cauchemar ou rêve ?La mignonne s'affaire. Crève se dit-elle. Elle aimerait voler avec Eole pour une croisière partie hier. Sa certitude vacille. Que choisir ? Son orgueil vole comme une feuille dans l'ouragan des questionnements.

Ferme les volets petite. Les galets volent comme des nuages.

Le Paradis n'est pas pour toi.

Rose est la pause, chic. Scander toujours le même laïus n'est pas ta solution.

Arrêt. Prêt ?

Quel charabia. Mets le soleil dans ta tête. Écoute le clapotis sur la plage. Entre en toi-même ! Ceci n'est pas un gage. Dans ton iris, je vois la guérison. Jette ta cargaison.

La jeunette, trop mignonne pour être enfermée, même au Paradis.

Mon épanouissement, dit-elle au hibou mal réveillé, c'est ma personnalité et non une

éventualité.

Au diable le nihilisme,  le vide est menaçant !!!

Un bout de miroir dans la cabane. Pas une ride.

Alors ma belle se dit-elle, tu as tout le temps. Carpe diem, ici et maintenant. Et avec les manants, ensemble, tous, tu riras sous la lune rousse.

Finie l'attente, un croche pied aux interrogations. Un pied de nez à la question existentielle.

Elle va inviter les animaux de la forêt pour une veillée, coin cheminée. Bien arrosée, bien animée.

L'élan de son cœur l'étourdit. Au diable le Paradis !

Elle ouvre la porte à la rencontre. Contre  qui vais-je me lover ? Quelqu'un de neuf, comme l'an.

Venez, tous en rang, c'est idéal. Quelle utopie. Non chante la pie. L'amour, le partage.

Prenons la route, mon chemin de vie nécessite votre avis.

Allez, venez tous autour de moi. Le Paradis …… même pas en rêve !!!!!!!!!       

OURAGAN - Boule de Neige

 

                                                   Mourir en mer ?

                                                Traverser la tempête et couler?

                                         Non, humer le lointain, ouvrir son cœur,

                                 Rivage humide des pensées sans escale, unir nos âmes

                                     Figure de Proue fière et immense, tu vas au large

              Bercée par le clapotis des voix-sirènes ondulant pour charmer le malin fou.

 Houle océanique, ramer sans s'arrêter, pleurs tièdes sous l'emprise du vent, soupirs, peur au ventre

                  L'ouragan dans tes yeux , cruels, immenses, uniformes, sans pitié pour  marins.

                       La mer pleine d'immondices, de corps immergés, n'est plus UNE, oubliée !!!

                                      Les ondes tièdes et oisives n'effacent pas les souvenirs.

                                               La tempête gronde mais personne n'ose hurler.

                                                         Crevés, las, orageux, parlant bas.

                                                                    Mais, pas escortés .

 

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VACANCES, VOUS AVEZ DIT VACANCES ? L'ARRICARTE

Vous avez dit vacances ? Le mot résonne en moi comme le gong de mon parcours personnel vers le nirvana.

Mon avenir est tout tracé.  Aujourd'hui, samedi, c'est la naissance d'une envie.

L'attente sera longue pour l'émerveillement qui m'habite. Un soupir. Que choisir ?

L'autocar avec l'arricarte qui ressemble aux ténèbres. Un navire poussé par les alizés ?

Avant ? Après ?

Les nuages envahissent mon esprit. Mon voyage intérieur commence.

Le soleil froid de mon silence a un goût d'éternité.

Vendredi, encore, j'hésitais à faire une virée. Mais la nuit a eu raison de mon hésitation.

En cette matinée propice à la méditation, je suis dans le silence de l'espoir.

Le visage offert au sud, il n'y a plus de saison, plus d'été. Seul, le clapotis de ma respiration crée le climat pour cet entracte personnel. Je ne veux plus voir les cumulus.

L'arrivée est une saison hors du temps, hors de moi. Je ne fais plus de pirouette comme le susurre le dicton.

L'éclipse de mes sentiments me donne la paix. Sa venue est un baume au climat bienveillant. Le vent chasse les souvenirs.

Je vois, comme ... illuminée. Je prends mon vol. Je plonge ! Je suis crustacé, cétacé.

Je suis la caravane de mes pensées, colonie hésitante de mes souhaits futurs.

Avenir ? Virage ?

Non. Seulement les voiles de la nef du cerveau se déchirent au vent.

Bonjour Toi.

Qui es-tu ?

Je suis MOI !!!

05 février 2018

Calendrier des Ateliers d'écriture Plumalire au 4 février 2018

Voici le calendrier nouveau : en rose ce qui change.

 

MARDI
G1A

MARDI
G1B

MARDI
 G2

MERCREDI  G4

Février

13 

20

13 & 20

14 & 21

Mars

13 & 27

20

20 & 27

21 & 28

Avril

10

3 & 17

10 & 17

11 & 18

Mai

15 & 29

22

15 & 29

16 & 30

Juin

12 & 26

5 & 19

12 & 26

13 & 27

Juillet

 

3

3

4

 

8 séances

8 séances

11 séances

11 séances

Voyage à Bâle : 13/3 au 18/3

Vacances de février 2018 :  samedi 24 février 2018 -  lundi 12 mars 2018
Vacances de printemps / Pâques 2018 :
samedi 21 avril 2018-  lundi 7 mai 2018

Jours fériés 2018 : Lundi de Pâques-2 Avril  Fête du Travail-1 Mai  8 Mai 1945-8 Mai  Jeudi de l'Ascension-10 Mai

Toute modification ponctuelle est signalée au cours des séances ou sur le blog

 

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31 janvier 2018

"Le pouvoir de l'Uranie"

Il y a toujours un rêve qui veille... 

Dans une contrée lointaine, on raconte qu'il existerait une créature qui n’apparaîtrait qu'en période d'aurore boréale. Cet animal aurait un pouvoir fantastique, celui de guérir les cœurs en miettes. On l'appelle Uranie, c'est une sorte de papillon coloré dont les ailes comportent des plumes magiques. 

Dans une forêt, un écureuil venait de connaître une peine de cœur. Il pleurait beaucoup et n'arrivait pas à être consolé : une fois de plus, la femelle okapi lui avait refusé ses avances. Le petit écureuil n'était pourtant pas sournois, il avait bon cœur. Une nuit, il aperçut devant lui le magnifique Uranie qui brillait sous les rayons de la lune. L'écureuil croyait qu'il était en train de rêver. Il lui demanda d'une voix timide :

- Qui êtes-vous ?

Le papillon lui répondit :

- Je suis celui qui aime la galaxie.

Je suis celui qui ne juge pas autrui.

Je suis celui qui de tout guérit. 

- Vous pourriez m'aider ? implora le petit écureuil.

- Je sais déjà que tu n'as pas un cœur de pierre car le tien est brisé. L'amour est si puissant chez toi qu'il peut te détruire. Apprends à t'épanouir, prends le temps de grandir et de te protéger contre l'angoisse de perdre celle que tu aimes.

- Mais comment faire ?

- Je t'offre l'une de mes plumes. Ne laisse pas les rats s'en emparer. Avec celle-ci, tu pourras prendre ton envol et voyager loin de cette forêt où tu n'es pas heureux. Tu pourras goûter aux délices de la vie sans te soucier de tes sentiments qui font fondre ton espoir et ton esprit. 

Le petit écureuil saisit la plume et soudain, il s'éleva dans le ciel sombre et put observer la beauté des étoiles. Il voyait tous les arbres de haut et, même s'il repensa un instant à la femelle okapi, son cœur était plus léger. L'Uranie volait à ses côtés, ils se souriaient, prêts à affronter de nouvelles aventures...

Jessica Dupire   

 

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CHANSON

Il la connaissait bien la chanson, le pauvre échanson. Soldat naguère il avait eu le mauvais œil; il lui aurait fallu des lunettes mais il était déjà en survie, le cercueil flottant près de la mort qui l'attirait dans son rêve. Cette chanson sans musique, lui faisait prendre son pied mais planté près du marigot, il craignait fort les Visigoths. Son étoile avait pâli, le ciel s'était obscurci, de son nez si délicat il percevait une odeur de cerfeuil. Etrange! Bigre, cette chanson devait le mettre au seuil de la vie! La nostalgie l'envahissait à hauteur de son orgueil, c'est peu dire combien il était submergé!! Comment avait-il pu croire à cette chanson et se laisser entraîner dans ce phalanstère improbable, lui un membre éminent de la soldatesque avide de guerre et d'invasion. Mystère...pourtant il l'entendait encore cette chanson; curieuse impression de jouer un rôle dans cette pièce de théâtre croquignolesque. Drôle de sentiment que de se sentir tomber de son piédestal. Il se leva, s'immergea dans l'eau de la rivière, puis, s'habilla de pied en cape.  Il ne saurait dire s'il avait encore bon pied bon œil, il se sentait en période de sevrage et pourtant il n'avait rien bu ou consommé d'illicite. Il ne reconnaissait rien dans ce monde, pas de bateau sur l'eau pas d'oiseau dans le ciel. Mystère! Il suivit la chanson, voyage de découverte au milieu de......il ne savait pas quoi! Lui, le mercenaire qui en avait tant vu, il était perdu. La musique continuait encore et encore comme un disque rayé. Il avança et soudain, point besoin de décodeur, il comprenait! Le phalanstère était une ruse; tout cela n'était qu'un cirque de saltimbanques. Il était désormais piégé dans une BD, avec une boîte à musique et il passerait ses jours à tenter de déchirer la toile et à s'évader de ce monde à pied à cheval ou en voiture! 

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22 janvier 2018

La serre, orgueil et plaisir de Baptiste

Une page de vie, même assagie, s’écrit comme un vrai mystère et parfois son chemin dévie de son cours, dévoile et provoque l’étonnement.

Un matin de février, Baptiste, un Africain qui ne connait pas la neige, débarque en France. Une guerre entre son pays et les pays voisins provoque l’invasion de la savane où il vit. Un simple désaccord, sans aucune discussion pour le désamorcer, a dégénéré en conflit, puis en guerre.  Or ce matin-là, Baptiste s’était levé du bon pied pour aller chercher de l’eau à la cascade où seuls quelques pinsons troublaient le silence.  Il y fut fait prisonnier.

Sous un ciel constellé d’étoiles, il eut une évasion burlesque, je dirais même croquignolesque, grâce à un cirque qui voyageait avec ses saltimbanques jouant le rôle de sauveteurs.

Après un voyage en avion puis en bateau Baptiste émigre et débarque à Saint-Mandrier. La dernière partie du voyage est très éprouvante pour lui car il n’a pas le pied marin. Dès son arrivée, il est assailli par l’odeur de mimosa, fleur emblème de ce coin de paradis, lui qui ne connaissait que celle des tigres et des marigots ! Ce parfum déclenche un déclic dans son esprit.

Baptiste a l’œil vif et l’odorat aiguisé Après de nombreux entretiens avec ses bienfaiteurs, il a l’idée de planter du mimosa. Il a le don d’observation et la magie d’un prestidigitateur, un caractère tenace provoquant chaque jour l’étonnement de ceux qui l’entourent, découvrant de nouvelles qualités, chez ce jardinier qui, malgré les épreuves subies, a toujours une chanson à la bouche.

Ses nouveaux amis lui prêtent une restanque et c’est là qu’il commence la culture du mimosa. Habillé de pied en cap en jardinier, il oeuvre chaque jour pour améliorer ses mimosas. Petit à petit, n’ayant pas les deux pieds dans le même sabot, il ajoute d’autres plantes à la culture du mimosa. Il plante du cerfeuil pour améliorer non pas l’aligot, mais le pot-au-feu de ses amis aveyronnais. Pour protéger du soleil ses plantations, il construit une serre en paille.

A l’anniversaire de son arrivée dans Saint-Mandrier, il cueille du mimosa qu’il dispose sur le sol en arabesques. Le lendemain, dans un grand tintamarre et en musique, ses amis assistent à une grande fête pour célébrer sa serre, son plaisir et son orgueil ! 

20 janvier 2018

LE MARIGOT

Le marigot - Séance spéciale 2018 – Place à l’imagination - Nouvelle-instant

Pierre était en guerre contre les médias dont les chroniques ne s’étaient pas assagies et  le rendaient amer en lui causant préjudice. C’était la rançon de sa réussite. Habillé de pied en cap en capitaine,  ayant le pied marin il décida de partir en voyage sur un bateau à voile. En quittant le port, il huma avec délices le parfum des mimosas dont l’odeur l’enivrait et lui rappelait sa famille et son enfance, lorsqu’il jouait encore au cerceau. Ce parfum lui rappelait aussi le mystère de la vie, de la naissance de son fils qu’il emmena plus tard jouer dans les restanques près des cascades. Il se souvint alors du sourcier qui cherchait l’eau avec sa baguette. Cette baguette qui détenait un pouvoir secret et la magie de mener aux sources. Il faisait croire qu’il était devin. Ce drôle de personnage avait l’œil vif et perspicace, était un comédien hors pair, un saltimbanque burlesque, qui ne se mouchait pas du pied. En somme, c’était aussi un coquin croquignolesque. Il jouait tous les rôles à la perfection, son orgueil était inégal.

Pierre était songeur. A la nuit tombée il observa les myriades d’étoiles dans le ciel. Il n’avait peur ni de l’étranger, ni de l’invasion des médias et des images qu’ils publieraient sur son voyage. Jamais les journalistes ne le laissaient en paix.

La mer était calme, le ciel indigo, il entendait le silence. Il décida de mettre les voiles encore plus loin et de réussir son évasion vers l’Afrique. Arrivé en Afrique,  il arrêta son voilier dans une crique et partit dans la savane. Près d’un marigot il aperçut un énorme tigre.  « Bigre » pensa-t-il, je crois que nous allons offrir une danse aux animaux de la savane et du marigot ! »

Le tigre s’élança dans la poussière. A son tour Pierre s’avança et glissa dans la vase. Au seuil d’une mort certaine, il avait à présent  la pâleur d’un mime célèbre.  C’est ainsi que les griffes du tigre lui offrirent son évasion vers la paix éternelle.

Voici ce que les journaux publièrent : Pierre a conquis le silence et sa tombe non dans la poussière des étoiles mais dans un marigot. Ils lui dédièrent une chanson sur 3 notes de musique.

 Il est parti 
Les pieds devant 

07 décembre 2017

Tourne-disque 5 décembre 5778 Quintine, poème provençal

Danse le jazz sur le tourne-disque
Battre la mesure me donne l’élan
Je puise l’énergie dans la rythmique du violon
Je sens venir la rupture de mon écorce
Sans transition

Dans le vent nait la transition
Bourrasque de feuilles sur le tourne-disque
Depuis mon fauteuil je prends mon élan
Et de mes deux bras j’attrape mon violon
De mon lointain passé je brise l’écorce

 La crique de mes souvenirs s’emplit d’éclats d’écorce
Je réunis mes forces pour maintenir l’élan
Jouer en boucle au son du tourne-disque
Comme un levier puissant permet la transition
Si long est le chemin qu’esquisse mon violon

Dans la poulie au rythme du violon
S’amorce l’acceptation devant le tourne-disque
Jaillit la musique enfouie dans mon écorce
Influence mélodieuse d’où nait la transition
Qui mène au ciel pur né de mon élan

Personne ne pourra plus briser mes élans
Enfin débarrassée de mon écorce
Je papoterai avec mon violon
Pour rendre possible toutes les transitions
Je valserai au grand jour au rythme du tourne-disque

Tourne le disque de mon élan sous l’écorce de mon violon
Transition vers un nouvel élan m’emporte le tourne-disque
Sous l’écorce de l’arbre, nait le violon

Sarah Lesselbaum

Cœur

Atelier d’écriture PLUMALIRE© du mardi 7 novembre 2017
THEME : Méli-mélo / la Métaphore – Nombre : 12

8 noms évoqués par méli-mélo

rime

mot évoqué colonne 2

Souk

plouk

idiot

Mélange

orange

fruit

Embrouille

bouille

vin

Danse

panse

vache

Prise de tête

bête

cow-boy

Patchwork

Cœur  (12)

amour

Eparpillement

vêtement

jupe fendue

Désaccord

port

tempête

 

Expressions sur la main : Jeux de main jeux de vilain/Prendre la main/Innocent aux mains pleines/S’en laver les mains /Comme les deux doigts de la main

                      

Il régnait dans cette sombre pièce un sacré souk.

Je devais partir mais pas avant d’avoir pris mon jus d’orange.

Nom d’une vache ! les étoiles s’éteignent à l’aube.

Alors pourquoi ne pas prendre également un verre de vin

Courir au clair de lune me semblera plus facile

Mais non, puisque les étoiles s’éteignent à l’aube.

Vin + orange ça fait un drôle de mélange

Je sortis en pensant que j’avais certainement une drôle de bouille

Tant pis, il n’y avait plus qu’à compter sur la débrouille !

Et pourquoi ne pas aller prendre un bon verre de jus de fruit chez la tante Marcelle !

Dans la rue j’avais la dégaine du... cow-boy.

Ne croyez  pas que je suis né de la dernière pluie,

Les passants ne croisaient pas l’idiot du village.

Je dois éviter la prise de tête,

Moi la seule chose qui m’habite c’est l’amour avec un grand A.

Bon si je rencontre une femme avec une jupe fendue je ne dirai pas non !

Pour l’instant rien à l’horizon !

Plus j’avance plus j’ai le cœur gros sans saveur .

Pourtant je suis une vraie colonne de feu sur les danses floor,

J’emballe facile la gente féminine,

Mais gare ! mes pensées s’éparpillent...

 Je dois reprendre la main.

Ma tenue de rocker ne me donne pas l’air d’un teen-ager.

Cependant attention comme dit le proverbe «  jeux de mains jeux de vilains »

Maintenant  mes vêtements me grattent.

C’est comme s’il existait un désaccord entre le haut et le bas

Pourtant ils s’entendent comme les deux doigts de la main

Je suis un innocent aux mains pleines monsieur le président.

Maudite tempête qui sourde jusque dans ma tête,

Je veux soudain m’élever au sommet de la BIG APPLE
Ha ! tiens il me semble que j’approche du port.

Je veux voir la GRANDE BLEUE et baiser comme une bête.

Mon cœur bat la chamade.

Ha! Tous ces chemins que nous n’avons pas pris

Tiens je deviens philosophe moi !

Je vais m’initier à la danse et m’en mettre plein la panse

Dans la première taverne venue sur le quai

Monsieur ? Vous savez ou est la mer ?

Ils l’ont démontée

Comment ?

 Qu’est ce que c’est que cette embrouille ?

C’est un vrai patchwork cette cité-pétaudière

Je ne suis pas un plouk !

Je veux simplement une plage, vous comprenez, pour faire l’amour.

Bon dieu je n’ai plus qu’à me prendre par la main et m’en retourner vers

Mes huit montagnes !

Je m’en lave les mains de l’amour

Brusquement une femme me tend son miroir où je vois mon teint changer de couleur

Et comme une couleur ne vient jamais seule

C’est toutes les couleurs de l’arc en ciel qui s’affichent sur mon visage.

Vite je cours, je grimpe pour retrouver mes bonnes vieilles biques.

Elles ne disent jamais non elles !

BONNET

  Chanson-Fic -  Atelier du 5/12/2017 

 Avertissement des idées reçues

Nez abimé, soigné par les sangsues

Les têtes bousculées et articulées

S'agitent comme des allumettes éparpillées

 

Refrain

Cervelle écrasée dans ce bonnet

Torture effleurée au bout du nez

Globule rouge, globule blanc sous pression

Bonnet trop serré, voici l'explosion

 

Psychologie de l'ordre cervical rouge (PDOCR)

Écriture effervescente dans les bouges

Réunion du Sang Chaud et de la Tête Froide (RSCTF)

Pour divertissement et assassinat

 

Refrain

Cervelle écrasée dans ce bonnet

Torture effleurée au bout du nez

Globule rouge, globule blanc sous pression

Bonnet trop serré, voici l'explosion

 

Réussir la brûlure violette au sang

Heurter les membres du corps comme un bing bang

Réveil des sens, la tête au bord du gouffre

Tempête d'esprit sous le bonnet s'engouffre

Le bonnet remède à tous les maux

De sang ou de tête s'éloignent à demi-mot

 

Refrain

Cervelle écrasée dans ce bonnet

Torture effleurée au bout du nez

Globule rouge, globule blanc sous pression

Bonnet trop serré, voici l'explosion

03 décembre 2017

Gamin.... Abécédaire

ATELIER N°3-ABECEDAIRE -17/10-J.HANKARD

SUR LE THEME DU MOT « GAMIN »EN INTEGRANT LES MOTS LIBELLULE, EPHEMERE, ETOILE, TENDRESSE, EXTASE , KALEIDOSCOPE, VANITE ET LA PHRASE « L’HOMME MARCHE PENDANT DES JOURS ENTRE LES ARBRES ET LES PIERRES OU L’ŒIL S’ARRETE RAREMENT SUR QUELQUE CHOSE, ET SEULEMENT QUAND IL A RECONNU LE SIGNE D’AUTRE CHOSE » ET EN SE SERVANT DES MOTS DU RESERVOIR

Apprendre, apprendre et encore apprendre c’est la mission d’un gamin dans la vie, qu’elle soit éphémère ou pas.

Bien lui en prend s’il trouve sur sa route une bonne étoile et beaucoup de tendresse.

Comme devant un kaleidoscope il n’a que le choix de s’immerger dans ses aspirations.

Derrière ces portes ouvertes il a un devenir formidable et devra être inventif car « L’HOMME MARCHE PENDANT DES JOURS ENTRE LES ARBRES ET LES PIERRES OU L’ŒIL S’ARRETE RAREMENT SUR QUELQUE CHOSE, ET SEULEMENT QUAND IL A RECONNU LE SIGNE D’AUTRE CHOSE »

Elever la barre toujours,

Fabriquer son monde,

Galvauder parfois comme une libellule car ce n’est qu’un enfant.

Haïr ne fait pas encore partie de son vocabulaire.

Il est pur et approche l’extase à chaque découverte.

Jouer c’est toujours apprendre,

Karateka de la vie, il

Lutte de façon formidable.

Merveille sans vanité, il quantifie ses possibilités.

Numéro 1 à la mémoire d’éléphant il est capable de tout.

Oreille affective il comprendra vite les ramifications et devra éviter les pièges trop mielleux.

Parfois parfait, parfois distrait, il avance sans ciller

Qui l’arreterait ?

Rien ni personne, sauf le doute, mais

Savoir est gratifiant, c’est une consolation.

Tout travers tortueux le ferait obliquer,

Un urticaire géant pourrait le tuméfier

Vérifions bien ensuite que sa volonté soit intacte,

Wigwamons avec lui un abri solide fait d’amour,

Xylographions sur son petit bureau des mots encourageants et perpétuels,

Yodlons ses louanges et portons le au

Zénith en le gardant à l’œil !

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25 novembre 2017

Reflet dans un miroir

Reflet dans un miroir

Je me promène en me murmurant : « J’ai le cœur sur la main. Jamais je n’en viens aux mains. » Je vois une colonne de feu courir sur les huit montagnes. La forêt sent le rhum ! Les bûcherons y ont semé la pagaïe. On se croirait aux puces. Ce foutoir offret un mélange de couleurs de toute beauté ! Un vrai ballet russe qui se refléte dans un miroir.

Je bois le punch d’un verre couleur vitrail. Or une couleur ne vient jamais seule. Le feu du soleil la magnifiera dans le miroir. Ce feu empêchera que les étoiles s’éteignent à l’aube. Big Apple en viendra aux mains avec la perfide Albion ! Ce miroir, est-ce l’infini dans la paume de la main ? Y voit-on un reflet, celui d’un nid de mésanges ? Est-ce le miroir étonnant d’un capharnaüm ? Y découvre-t-on des loups prêts à mordre… Reflet ? Imagination ? Heureusement, les mains du miracle protègent les daims des loups.

Je continue ma promenade en monologuant sur le miroir, sur les effets miroir. Je me mets à courir. J’aime courir au clair de lune avec le vent sur ma joue.

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Dans la jungle…. un homme attend

Atelier n°4 – Vous avez dit ….C

Le dialogue (entre un homme et une femme qui se rencontrent dans la jungle en utilisant son réservoir de mots évoqués par la jungle, l’homme et l’ombre plus ses expressions évoquées par le pied, et sans utiliser dire, parler et sembler)

-        Serais-tu assez courageux pour vivre ici ? demanda t elle au débarcadère où l’ombre clairsemait déjà des bribes de sauvagerie

-        Quelle mouche te pique ? ne peux-tu pas juste profiter de l’aventure sans te poser de question existentielle ?

-        Il ne s’agit pas d’une question simple je l’avoue ! je me demande en fait si tu serais à la hauteur en Tarzan, toi, si connaisseur en habitat animal ?

-         Retomberais-tu en enfance ma pauvre, le mythe de Tarzan et Jane t’as troublé à ce point ? Essaie de ne pas être bête comme tes pieds et soulevons le voile de cette impénétrabilité…on est venus pour ça non ?

-        Ok, je te prends au pied de la lettre ! je ne voulais pas assombrir la journée,  je te pensais assez nature et souple d’esprit pour t’imaginer autrement que pieds et poings liés à ta banque…Ici il y a de l’épaisseur au moins tu ne trouves pas ?

-        Oui, tu as raison, bien qu’insaisissable elle recouvre tout, mais la cruauté que je ressens dans mon quotidien trouve ici une raison d’être…Allez viens ma Jane allons prendre notre pied et ne pensons qu’à ça.

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12 novembre 2017

NICE CENTRE JEAN MEDECIN 2 pièces à vendre Nice Etoile - 6ème étage - 44m²27 - 152000€ vue jardins et rue de Longchamp

F2 NICE CENTRE NICE ETOILE 44M² 27 - 6ME/6 ASCENSEURS - 152000€

NICE, 2 pièces 44 m² à Nice Etoile, avenue Jean Médecin, ascenseurs - 6ème /6 - immeuble sécurisé - orientation sud-ouest calme vue dégagée sur jardin suspendu avec un aperçu ville côté Dubouchage Victor Hugo - entrée avec 2 placards sols en marbre  travertin- living très clair avec climatisation- - chambre avec parquet, 1 placard-penderiecuisine semi-équipée, lave linge, lave-vaisselle, plaque à induction, frigidaire-congélateur, placards - salle de bains avec WC,  - cellier,  - chauffage et eau compris dans les charges (635/trimestre) -  taxes foncières : 865 (2016) - possibilité de parking, sécurisé 7/7 24/24, bail emphytéotique courant jusqu’en 2074 - Tramway ligne 1 (bientôt ligne 2 jusqu'à l'aéroport). Nombreux  commerces et bus.,

 Photos sur l'Album  0000F2NiceEtoile sur le côté du droit du Blog

mail :  lefevre.mariejoset@bbox.fr        ou            plumalire@free.fr 

tél : sms  ou whatsapp : 33616556001   ou          33980819617

 

 

Théâtre proposé par Monyk Closse

ATELIER THÉÂTRE ADULTES
(SALLE DE RÉPÉTITIONS REY SERRURIERS)

par le Collectif Mains d'Oeuvre

En plus d’une approche globale et ludique de la scène par le biais du training de l’auteur, nous proposons d’aborder cette année théâtrale par le spectre des acteurs. Chaque trimestre nous plongera dans l’univers d’un auteur classique ou contemporain. Etude des singularités dramatiques, recherche au plateau autour de scènes choisies, mise en scène. Explorer les esthétiques et les formes d’expression scénique, pour donner à l’acteur sa liberté de proposition et d’interprétation.

Public concerné : adultes

Mardi de 18h30 à 21h30 
Tarif : 170 €/trimestre
Nom du formateur : Jérôme Kocaoglu/Caroline Fay
Contact : 06 10 83 76 51 - c.mainsdoeuvre@gmail.com

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20 octobre 2017

Calendrier du groupe 1 du mardi matin

Bonjour à tous et à toutes,

A partir de maintenant et jusqu'en janvier, seul fonctionnera le Groupe1A, le Groupe 1B est supprimé jusqu'à ce que les participants soient assez nombreux pour le maintenir.

Octobre : 17     Novembre : 7 et 21      Décembre 5 et 19      Janvier : 16 et 30