Atelier d'Ecriture "PLUMALIRE" à Nice, Alpes Maritimes

Calendrier des ateliers d'écriture PLUMALIRE du 1er janvier au 7 juillet 2019

Attention pour le G3 suppression du 30/1

Mardi : G1A : 9h30, G1B : 10h  & G2 : 19h -  

Mercredi G3 : 18h30 
Le calendrier tient compte des vacances scolaires de la zone B : 
20/ 10 au 5/11 -22/12 au7/1 – 9/2 au 25/2  - 6/4 au 23/4 – 29/5 au 3/6 – fin : 6/7

 

Groupe Janvier Février Mars
G1A 29/1 26/2 12 &   26/3
G1B  22/1 5/2  5 & 19/2
G2
8 & 15/1
    5 & 26/2
   5 & 19/2
G3 23/1
6 /2 6 & 20/3

             Théâtre le 22 janvier à 20h

Groupe Avril Mai Juin Juillet
G1A 2 &  30/4 14 & 28/5 11 & 25/6 2/7
G1B 23/4 21/5 4 & 18/6 2/7
G2 2 & 30/4 14 & 28/5 11 & 25/6 2/7
G3 3/4 15 & 29/5 12 & 26/6 3/7

Ecrire une histoire en plusieurs séances tout au long de l’année,  
en enrichissant votre vocabulaire.
Vous êtes le narrateur  qui raconte les lieux, les villages perchés des Alpes Maritimes,
 et les événements dont vous avez l’expérience au fur et à mesure qu’ils se produisent  

Posté par plumalire à 09:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


NICE CENTRE JEAN MEDECIN 2 pièces à vendre Nice Etoile - 6ème étage - 44m² - 150000€ vue jardins et rue de Longchamp

Vends F2 NICE CENTRE NICE ETOILE 44M² 27 - 6ME/6 ASCENSEURS - 150000€

NICE, 2 pièces 44 m² à Nice Etoile, avenue Jean Médecin, ascenseurs - 6ème /6 - immeuble sécurisé - orientation sud-ouest calme vue dégagée sur jardin suspendu avec un aperçu ville côté Dubouchage Victor Hugo - entrée avec 2 placards - sols en marbre  travertin- living très clair avec climatisation- - chambre avec parquet et 1 placard-penderiecuisine semi-équipée, lave linge, plaque à induction, fours, frigidaire-congélateur, placards - salle de bains avec WC,  - cellier,  - chauffage et eau compris dans les charges (635/trimestre) -  taxes foncières : 865 (2016) - possibilité de parking sous l'immeuble -

sécurisé 7/7 24/24

bail emphytéotique courant jusqu’en 2074 - Tramway au pied de l'immeuble: ligne 1 (bientôt ligne 2 jusqu'à l'aéroport). Nombreux  commerces et bus.,

 Photos sur l'Album  0F2NiceEtoile sur le côté gauche du Blog

mail :    plumalire@free.fr 

tél : sms  ou whatsapp : 33616556001   ou          33980819617

 

 

09 janvier 2019

Pissenlit - Boule de neige

                                                 Saperlipopette

                                                     Dit l' iris

                                        Sentez moi cette rose rouge

                        Altière comme une euphorbe qui rêve émeraude

                        Lâche nous un peu dit le pissenlit, va outremer

                  Où les bleuets sentent la violette et les pivoines sont bronzées

         Mais l'herpès sévit dans les agaves noirs et bleus à hampe florale rose

                   Même le curé et son encens n'aurait pu les sauver blancs

                       Les pensées se disent tant pis nous serons marrons

                               Seul le pissenlit surfe sur ces aléas

                                         Vert de rage il est

                                          Admirable il reste

                                                  Sacrebleu

Posté par plumalire à 16:06 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Dans l'ordre des mots...ou la révolte des fleurs selon Gandalf

Saperlipopette dit l'iris noir, sacrebleu renchérit la rose bleue, si tu crois qu'un herpès qui frappe une violette verte peut être soigné par un encens de bleuet, alors, regarde bien. Ma colère rouge et admirable va massacrer ces pivoines indigo au port altier prétentieux.

Ce n'est pas une Euphorbia milli rose vaguement hybride qui va rendre aléatoire la couleur de cet agave au ton outremer. Abracadabra, dit le sorcier dont les pensées viraient au marron et sentaient le pissenlit. Ce sorcier blanc servait d'intermédiaire aux tulipes au teint acajou qu'il aurait volontiers transformé en cyclamens bronze. Moi, Gandalf, je serai un arum vert émeraude, et il disparut à tout jamais.

Posté par plumalire à 16:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

LES AMOUREUX DU BISTROT

 

Albert le jardinier traversa, de sa démarche de canard, la place du village où trônait un pommier sauvage et poussa la porte du bistrot déserté à cette heure-là.

Vêtu de sa chemise kaki et coiffé de son éternel bob vert il s’approcha du bar. 

Ernestine, la bistroquière sèche comme un coup de trique se tenait derrière le comptoir.

« J’te sers quoi ?» lui lança –t-elle

« Un café, et un morceau de ton cake au caramel ! » répondit-il.

« Tiens  et arrête de m’regarder comme ça avec tes yeux de merlan frit » bougonna-t-elle en déposant devant lui le liquide fumant. « Tu veux ma photo ? »

« Ernestine, tu sais que tu es l’amour de ma vie ! Avec tes yeux de braise, ton nez de pompette, tu es plus belle qu’une actrice de cinéma ! » S’exclama-t-il pas du tout rebuté par son air grognon.

« Chenapan ! » lui répliqua-telle d’un air revêche « toi au moins tu ne dispenses pas tes compliments avec parcimonie ! Allez, va donc pêcher des truites, t’occuper de tes restanques ou jouer à la pétanque ! »

« Ah, Ernestine » s’enhardit Albert, « tu fais les meilleurs pâtés aux alouettes, et la meilleure bisque marinière que je ‘ai jamais goûté ! Pourquoi restes-tu dans cette pétaudière ? Tu es comme un oiseau en cage, ma tourterelle ! »

Rosissant de plaisir, n’osant avouer sa félicité elle ouvrit la bonnetière dans laquelle elle planquait ses liqueurs et saisit l’anse d’un pichet rempli d’un liquide ambré.

« Tiens goûtes-moi ça le caïd ! Ce n’est pas de la javel mais de mon hydromel de derrière les fagots ! »

« Ernestine » se pâma Albert, « je ne suis pas dangereux et à défaut de t’emmener au Panama accompagne moi jusqu’à la remise et là, crois-moi, je te ferais connaitre le paradis ! »

Posté par plumalire à 15:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , , , , ,


Dialogue de sourds

Victor Hugo affublé d’une redingote kaki entre dans une pièce où se tiennent les académiciens vêtus de vert moussu par le temps, il prend la parole.

-Messieurs, vous avez tort de croire que les remèdes café et cake vont arrêter net les émeutiers dans nos rues.

L’homme calé dans son fauteuil « cage « à la mine d’un caid des bas fond, réplique empressé de parlementer

-Nous avons adopté le remède dit-il car cela nous préserve des émeutes de la rue, dans le calme, nourri de café et de cake, nous sommes à l’abri ce ces casseurs.

Rentre un homme, la tête recouverte d’un chapeau melon et dit d’une voix assurée.

Suivez le filon, source facile d’avantages que vous offre des mesures diverses…

Hugo, un vrai bâtisseur de romans s’insurge.

-Cette source facile n’est pas invincible, nous sommes en train de tomber dans l’abîme, redressez-vous Messieurs et mêlons nous à ces gens différents, nous comprendrons mieux leurs revendications, en les côtoyant.

Napoléon proteste.

-Il faut s’infiltrer dans la coulée, les endoctriner, afin qu’ils me suivent, dans mes batailles, et mes futurs victoires…

L’Histoire se termine aux sons des fifres et des tambours, la fleur au fusil et la pipe utile…

Gisèle Margoni

Stornelli

Oh belle églantine
Eluard t’a célébrée dans les oliviers
Et  les ébénistes sculptée en bois de noyer

 

Offenbach vous chante
Vous les ondines qui se cachent dans le lierre et les lupins
Lulli vous offre déguisées en iris bleues

 

Lulli chante Esther
L’imagine cueillant des pâquerettes et des églantiers
Puis se reposant sous un olivier en fleurs

Echo loue Icare
Volant comme un engoulevent battant ses ailes iris
Elle l’aime depuis qu’Elodie l’a abandonné

L’ibis sur l’iris
Observe avec émotions les libellules isabelle
Espérant les avaler avec les lucioles 

Posté par plumalire à 15:26 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

11 décembre 2018

PISSENLIT

,                                                Saperlipopette

                                                     Dit l' iris

                                        Sentez moi cette rose rouge

                        Altière comme une euphorbe qui rêve émeraude

                        Lâche nous un peu dit le pissenlit, va outremer

                  Où les bleuets sentent la violette et les pivoines sont bronzées

         Mais l'herpès sévit dans les agaves noirs et bleus à hampe florale rose

                   Même le curé et son encens n'aurait pu les sauver blancs

                       Les pensées se disent tant pis nous serons marrons

                               Seul le pissenlit surfe sur ces aléas

                                         Vert de rage il est

                                          Admirable il reste

                                                  Sacrebleu

Posté par plumalire à 17:50 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , ,

Gandalf

Saperlipopette dit l'iris noir, sacrebleu renchérit la rose bleue, si tu crois qu'un herpès qui frappe une violette verte peut être soigné par un encens de bleuet, alors, regarde bien. Ma colère, rouge et admirable, va massacrer ces pivoines indigo au port altier prétentieux.

Ce n'est pas une Euphorbia milli rose vaguement hybride qui va rendre aléatoire la couleur de cet agave au ton outremer. Abracadabra, dit le sorcier dont les pensées viraient au marron et sentaient le pissenlit. Ce sorcier blanc servait d'intermédiaire aux tulipes au teint acajou qu'il aurait volontiers transformé en cyclamens bronze. Moi, Gandalf, je serai un arum vert émeraude, et il disparut à tout jamais.
Dans l'ordre des mots - 4/12/2018

Posté par plumalire à 17:31 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Chez Marie-Jo, tout est beau

Chez Marie-Jo, tout est beau

C'est l'enchantement qui nous prend

Dès que Marie-Jo nous accueille

Qu'on chiale ou qu'on caracole, lol! 

Dès l'entrée, adieu l'humeur caca d'oie! 

L'âme vert de gris, les yeux cernés de bistre

Adieu l'humour niveau zéro

Bye bye la boule dans l'estomac.

Dès l'entrée, adieu l'humeur caca d'oie!

Craignant nos rires ostentatoires,

Pull vert fluo, pantalon jaune,

Marie Jo crie: "du calme, les p'tits!

Sinon achtung au fouet d'orties!

Hervé, là bas, je te mets dans le noir,

Et toi, Etienne, pourquoi t'es écarlate?"

Catherine là-bas est blanche comme un lys

Et miss Lucie est pourpre tel le pavot,

Tandis-qu' GG siffle sans se biler

Parc'-que GG, l'est fier comme un glaïeul

Toujours tout droit, y a rien qui le démonte

Et puis qu'y s'dit, quand y vient chez Marie:

"Dès l'entrée, adieu l'humeur caca d'oie!"

Bonjour Pacherenc, rosé, tutti quanti

Chez Marie Jo, c'est Noël tous les jours

La vie en rose fuchsia,

Les parachutes dorés

Bouquets de réséda, colchique dans les prés....

C'est pas beau l'atelier?

Nous susurre GG qui répète à l'envi:

 "Dès l'entrée, adieu l'humeur caca d'oie!"

 Tulipes mauves, envoûtement,

Volubilis et myosotis,

Pissenlit et jasmin

Ornent le quotidien

Quand Marie Jo nous tient en main!

Posté par plumalire à 17:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Amours ou atours

J'avais besoin d'un raval' ment

Je mis donc mes plus beaux atours.

On trouva bien beau mon ramage,

La nuit s'annonçait romanesque.

 

Si tu as l' goût du romanesque,

Fuis ta maison en raval' ment,
Cherche un gars qui a d' beaux atours
Qu'à son plumage coll' son ramage.

 

Si le gars a d' vilains atours,

Son cœur a p' têt un beau ramage,

ça peut aider le romanesque

Et là, plus b' soin de ravalement.

 

Si son cœur a pas d' beau ramage,

Cherche pas, adieu l' romanesque,

Y peut  oublier l' raval' ment

Pas la peine qu' y soigne ses atours.

 

L' ramage c'est quand même romanesque,

ça fait pas tout, un raval' ment,

Donc j' dis qu'on s' fout bien des atours!

Posté par plumalire à 09:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

10 décembre 2018

Qui suis-je

Au P de la lettre

Bruit discret, murmure, fuite en douce et pfuit, bulle d'air pas toujours printanier qui fait monter le rouge aux joues de la jeune fille....

Ou bien fier coup de clairon lancé avec autorité, sans vergogne et sans honte par le musicien d'"ose" après un cassoulet.....

Vous l'avez, je présume, subodoré, je suis le P.

Posté par plumalire à 11:18 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

HAIKUS

Traine sur un pied 

Tranches de vie sont pourries

Demain même sort !

 

Sel colle à ma peau

La mouette plane entre deux eaux

Alors vogue rafiot !

 

Le vers se tord d’aise

Mes grolles torturent le feuillage

Soudain la terre gronde.
G. LAVEZE

 

Vent d’Hiver glace

Température moins zéro

Vin chaud à gogo.

 

Allumé le feu

Mon esprit se consume

Mes pensées fument !

 

Boules en métal

Montent puis vont dévaler

Tout ça pour faire tilt !

 

Il s’envoie en l’air

Pour prendre un grand bol d’air

Enfin il espère !

 

Plus à la mode

La tendance m’a dépassé

Un choc pour un mec chic !

 

Quêter du bon sens

Goûter la tranquillité

Saveur créative

Posté par plumalire à 11:13 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Portrait

La fin de journée sonnait à l’horloge de l’église. C’était comme un signal pour mon début de rituel. Le ciel bleui par la nuit, trahissait mes traits du scrogneugneu que je devenais. Le béret toujours posé de travers sur ma tête me donnait un air jovial et cachait mes cils. J’étais élancé et fin depuis mes plus jeunes années. Il n’y avait que la peau qui commençait à se rider.

La page que j’écrivais tous les soirs me soignait de mes peurs nocturnes. Je nageais dans ce village comme une luciole virevoltait dans un champ de blé.

Au fil du temps, mon style vestimentaire ne changeait guère. Un pantalon velours couleur prune trouvé sur un marché il y a quelques années. Une veste à gros boutons de bois offert par la voisine, un jour qu’elle voulait discuter un peu. Et des bottines style Rangers qui servaient autant l’hiver que l’été. Même si l’été je les troquais parfois par des sandales trouvées à côté d’une poubelle.

L’enthousiasme des années avait disparu au fur et à mesure. J’étais enchifrené de temps à autre, ce qui me rendait trivial. Cet état bousculait l’attitude des passants. Des passants qui tout à coup longeait les murs tel un fil à suivre. J’observais ce rallye avec une poigne.

Je me sentais nul lorsque ce chamboulement dominait mon corps et mon esprit. La violence de ce sentiment pouvait être comparée à la variole. Au loin la musique de la vielle amplifiait le volume des ballasts imaginaires que je portais sur le dos.

Seule l’eau du lavoir avait un effet sur mon esprit surchauffé. L’eau devait passer de la couleur lie de vin à la couleur claire des eaux tropicales. Ainsi cette virgule mal placée reprenait doucement sa place.

Ce rituel était en boucle tous les soirs avant l’apparition de la lune. Une lune apaisante et lumineuse pour échapper à une nouvelle descente aux enfers. Chaque soir la sombre nuit m’enveloppait et la lumière me délivrait.

Partagé entre l’enthousiasme et la peur au ventre, j’acceptais, à cet instant précis, que le sommeil me happe.

Lucie Langlois
Atelier 1

Posté par plumalire à 11:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Portrait du narrateur

Je suis né dans une isba sur les bords du lac Baïkal. Mon grand-père, un scrogneugneu malicieux élevait les abeilles et m’initia très tôt à l’écoute des arbres et des animaux.

Mon compagnon de jeu était un isatis malin et mordant avec lequel je passais mes heures.

J’étais vif, malingre et heureux. J’avais hérité des yeux myosotis de ma mère.  Fille-mère, elle s’enticha d’un français passé par là, me mit dans sa valise et m’emporta dans ce pays lointain pour vivre auprès de cet homme qui devint mon père. Habile de ses mains, il me fabriquait des billes en bois.

Amante elle était, amante elle resta. Force vivante, elle aimait la samba, les fraises, les rires et la vodka. Est-ce pour cela qu’aujourd’hui je suis abstème ?

J’ai vécu d’un salé sucré d’émotions qui me place dans une retenue pudique devant les autres. Je suis grand, j’intimide, je le sens bien. Mon ouïe est fine ; j’entends même les non-dits !

J’aime porter des pantalons larges et légers pour mes escapades dans la nature, vestiges personnels de ma vie d’antan.

Je suis fin car je parcours sans cesse la Terre. Je me lie toujours aux arbres, aux oiseaux et au vent.

Tel une balise, on me trouve souvent au sommet du rocher qui domine le village – gardien silencieux des lieux.

Je dépose chaque matin un baiser révérencieux à la Vie.

Ce matin, je suis tout enchifrené. Hier, j’ai été surpris par la pluie battante alors que je courrais la lande. Ce soir, dans la lueur douce et mordorée de la liseuse, je me remémore…avant.

Posté par plumalire à 11:04 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Eze village

Perdu entre ciel et mer, le petit village d’Eze se dessine dans les premières lueurs de l’aube. Point de plaine à l’horizon mais un électrocardiogramme de roches, rempart naturel aux invasions passées.

En l’absence de tout bruit à cette heure matinale, mes sens sont en éveil. Un rapace plane dans l’espace et me montre telle l’étoile du berger, le sommet du village.

Le bourdon m’envahit devant l’immensité de la tâche et je traîne pour gravir sans écueil cette thébaïde qui s’offre à moi.

Une fois l’effort accompli, ma déraison cède la place à la perception. Sous mon œil ébahi, une étendue infinie s’enfuit à perte de vue. Un disque d’or éclaire le ciel d’azur.

Autour de moi, une multitude de hérissons verts parsemés ça et là de pointes de garance semblent figés pour l’éternité et m’incitent à me taire.

A l’opposé, en contrebas, c’est la tempête. Des fauves bleus et blancs se jettent gueule ouverte sur la plage, puis se retirent, repus de ce repas de fête.

L’agitation des vagues et l’immuabilité des cimes au diapason… Quelle étrange toile qui emplit mon cœur d’une profonde sérénité.

Christelle Saillour - Atelier 4

Posté par plumalire à 11:01 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Le jardin exotique

Dans l’aurore bleue pâle du petit matin, le jardin, bien qu’il restât exotique, n’était pas aussi coloré qu’en pleine journée. Les reflets violets, roses et parme de la nuit qui s’éteint lui donnaient un côté mystique. Un ruban de marche ocre serpentait au milieu de masses vertes et jaunes éteintes, les séparant telles des portions d’une nation dessinée au sol. J’errais sans but dans ce bastion du village, ce haut lieu culturel et touristique, qui semblait en perdition sous l’action de la banalisation de ses attraits.

Soudain telle une lampe qu’on allume, un filon doré vint piquer un premier nœud coloré. Cet éclat de sang rouge sur fond de vert vivifiant chassa instantanément mes croyances en demi-teinte et ferra en moi le poisson d’or de l’optimisme. Une veine d’orange, de jaune, de rouge et de turquoise démarra alors sa course de satin et créa un bain de turbans colorés.

Je retrouvais enfin ce lieu d’inspiration loin de toute vulgarisation…

 

Christelle Saillour    -  Atelier 3

Posté par plumalire à 10:58 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Une folle aventure dans un boudoir

Dans ce rêve merveilleux, la chronologie du temps n’est pas respectée. Hugo avait ceci de fabuleux,  c’est qu’il savait lier l’imaginaire au réel. Quant à Dali, son univers fantasmagorique, savait plonger l’observateur dans un monde où la logique vacillait très vite. Clovis se consolait tout juste avec son vase. Pour sa part, Henri IV achevait de mitonner sa poule au pot. Par un hasard étrange, ces 4 personnages furent réunis dans le boudoir d’un ancien château fort.

Ils devisaient à présent de l’avenir de la valetaille et des cerfs. Comment comprendre qu’ils se retrouvaient à une époque où les gueux hantaient les campagnes.

Mais il n’y a rien à comprendre fit le capitaine Haddock, en fracassant la lourde porte du boudoir. Vous êtes dans un univers loufoque et tout n’est qu’invraisemblance, mille sabords ! Il remit son haut de forme en place et descendit d’un trait une bouteille de whisky.

Victor pour les intimes, aborda Henri IV : alors cette poule au pot, c’est destiné aux classes populaires ? Eh bien oui cher ami, le peuple doit avoir pour chaque dimanchade les moyens de réjouir l’âme et la panse. Dans un recoin, Clovis observait la scène avec délice. Il avait comme idée de récolter le jus de la poularde, d’y ajouter une sauce cameline et un soupçon de liqueur de zébu. Bien mélangée, cette mixture devrait bien se conserver 2 ans dans son fameux vase.

Salvador, qui n’en perdait pas une miette, lui proposa de peindre un vase mou, bien utile dans certaines circonstances. Mais si vous préférez, je peux aussi lui donner une forme de hautbois.

Tous ces propos donnaient le vertige au capitaine Haddock. Mais il se rassura en se rabattant sur la fameuse liqueur de kaki casé dans une niche de l’oncle Tom.

Clovis tendit l’oreille et cria à l’assemblée : oyez braves gens, n’entendez vous point un damasquineur à l’œuvre dans les douves du château ?

Salvador rebondit aussitôt : parfait, je vais aller voir sur le champ. Il se coiffa d’une mitre d’évêque et descendit les escaliers en pierres creusées par l’âge. Chemin faisant, il croisa un bourrelier lusitanien s’échinant à recouvrir un bourdon de 4 tonnes avec le cuir d’une seule vache. Il faut dire qu’il était un peu demeuré. Mais il connaissait son métier sur le bout des sabots, euh pardon des ongles.

Salvador arriva à hauteur du damasquineur : holà l’ami, ça damasquine mollement on dirait ? L’artisan lui répondit : oui pas facile avec de l’or dur ! Ce damasquineur lusitanien tenait son savoir faire d’une sorceresse ancienne. Dali était subjugué. Il en fit de rapides croquis et se dit : cela me servira pour mes prochaines compositions.

Là-haut dans le boudoir, Clovis, Hugo et Henri IV devisaient maintenant des sequins, piastres et autres écus. Magnifiques, brillants, trébuchants, ces monnaies étaient selon eux, une véritable révolution. Elles allaient transformer le monde. Et les théories fusaient sur l’unification de certains pays. Et c’était à qui aurait l’hypothèse la plus folle : le Royaume d’Angleterre allant conquérir par delà la mer Baltique, les très fameux vikings.

Mais soudain, l’angélus retentit avec un rythme annonçant ou une pandémie redoutable ou alors un évènement inattendu. Henri IV pensa de suite à la peste bubonique. Clovis lui rétorqua, mais mon brave vous n’y  êtes pas, c’est le choléra. Victor Hugo les calma de suite en leur disant : mais pas du tout c’est la lèpre. J’en parlais encore avec Raoul Follereau hier !...

Tout le monde ne savait que penser !

Sur ces entre-faits l’épaisse porte du boudoir grinça et le comte de Monte-Cristo apparu coiffé d’une casquette en fourrure de daman.

L’atmosphère étrange s’épaississait encore plus. Et le comte leur annonça : je viens d’inventer une machine à remonter dans  le temps et dans l’espace ! Les trois hommes étaient médusés, comme dans le radeau.

A cet instant précis, le capitaine Haddock que l’on avait trop vite oublié, débarqua et vociféra : eh bien soit mon cher comte, embarquez tous avec moi destination Moulinsart pour un week-end de rêve !

Les 5 personnages étaient pour le moins interloqués. Tellement captivés par ces rebondissements, qu’ils ne remarquèrent pas le damasquineur qui les guettait dans l’ombre de l’alcôve. Il se transforma en génie et prononça des paroles connues de lui seul. Instantanément tous ces personnages s’évaporèrent et réintégrèrent dans une vapeur verdâtre, une magnifique lampe qui se rangea magiquement toute seule au-dessus de la cheminée. Ainsi le secret de cette folle aventure, resta intact plusieurs siècles….

Etienne Koch

Posté par plumalire à 10:55 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

SAFARI

L’été sera splendide au Bois Neuf, enfin bon, on espère parce que l’année dernière c’était plutôt nul. Pour le coup, les filles portaient des ras du cou et on leur voyait à peine les chevilles.

Alors splendide, on verra ; la grenouille locale semble généralement enrhumée.

Olsberg n’était pas spécialement ordonné mais il tentait l’inventaire de tous les personnages qui se promenaient sur cette place lors de cet été resplendissant. La foule errait dans tous les sens. L’hôtel surplombait la place.

Il va pleuvoir, Excellence ! clama Olsberg, le maitre d’hôtel au service de la maison depuis quinze ans. Le soleil avait brillé du 14 au 15 Aout et le reste du temps, pluie, grêle et tempête au programme.

Après son service, Olsberg rentra chez lui. Il lui arrivait de procrastiner mais aujourd’hui il rajusta son peignoir de bain autour de ses hanches et d’un pas décidé se dirigea vers la salle de bain.

Pluie ou pas, il avait planifié de se faire les ongles des doigts de pieds. Cela lui a pris du temps, sa minutie était une de ses qualités.

Le travail presque fini, il admirait déjà ses pieds dans ses tongs. Il avait une palette de couleurs. Il choisit le jaune fluo avec paillettes rouge fraise pour effrayer les éléphants.

Cette idée lui était venu car il était attendu au Safari avec Mortimer et Barbarella.

Il fallait bien que ses tongs lui servent à quelque chose. En effet, il était fier de ses pieds et heureux de les exposer sur le rebord de la fenêtre. Il se détendait malgré les cahots du 4X4. Il ne s’aperçût pas que la voiture ralentissait. Un zèbre s’approcha d’un peu trop près et lui piqua une tong. Olsberg dans un geste brusque se redressa et mis ses pieds au sol.

Mortimer ne put s’empêcher de ricaner et Barbarella n’avait qu’une envie, se délecter de ces petits petons brillants.

Finalement, Olsberg était assez content de sa journée.

 Lucie Langlois

Posté par plumalire à 10:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mon imaginaire - Boule de neige

Otez vos us noctambules

Galants de nuit qui déambulent.

Nymphéas pourprés, tombez vos élégantes ridules

Tournesols mystérieux, vous régnez comme Hercule

Fleurs, vous m’entraînez, oh lointaine péninsule

Nénuphars, vos feuilles généreuses ondulent

Clitorea sombre au crépuscule !

Pétales, étamines et pistil, vous tapissez mon imaginaire

Pivoines de Chine aux teintes incendiaires

Vous illuminez mes rêves téméraires

Chaque jour se fait promesse littéraire…

Etienne Koch

Posté par plumalire à 10:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , , , , ,