Atelier d'Ecriture "PLUMALIRE" à Nice, Alpes Maritimes

NICE CENTRE JEAN MEDECIN 2 pièces à vendre Nice Etoile - 6ème étage - 44m² - 150000€ vue jardins et rue de Longchamp

Vends F2 NICE CENTRE NICE ETOILE 44M² 27 - 6ME/6 ASCENSEURS - 150000€

NICE, 2 pièces 44 m² à Nice Etoile, avenue Jean Médecin, ascenseurs - 6ème /6 - immeuble sécurisé - orientation sud-ouest calme vue dégagée sur jardin suspendu avec un aperçu ville côté Dubouchage Victor Hugo - entrée avec 2 placards - sols en marbre  travertin- living très clair avec climatisation- - chambre avec parquet et 1 placard-penderiecuisine semi-équipée, lave linge, plaque à induction, fours, frigidaire-congélateur, placards - salle de bains avec WC,  - cellier,  - chauffage et eau compris dans les charges (635/trimestre) -  taxes foncières : 865 (2016) - possibilité de parking sous l'immeuble -

sécurisé 7/7 24/24

bail emphytéotique courant jusqu’en 2074 - Tramway au pied de l'immeuble: ligne 1 (bientôt ligne 2 jusqu'à l'aéroport). Nombreux  commerces et bus.,

 Photos sur l'Album  0F2NiceEtoile sur le côté gauche du Blog

mail :    plumalire@free.fr 

tél : sms  ou whatsapp : 33616556001   ou          33980819617

 

 


08 novembre 2018

Bairols

Beau village perché du Haut-Pays
Aux couleurs chatoyantes de l’automne
Inspire le poète, le peintre de ton atmosphère
Redonne de la vie, du souffle aux assoiffés de nature
Ose montrer tes beautés, tes secrets
Laisse venir à toi les amoureux de la vraie vie
Soit  bienveillant aux blessés de la tourmente.

Balzac t’aimait magnifié
Rostand lui t’aimait écharpé
Istrati t’aurait à son tour embelli
Rodin t’aurait sculpté à jamais
Orsenna t’aurait emmené dans ses errances
Lulli t’aurait composé un menuet
Sully t’aurait bien trouvé une spécialité.

Bairols où je n’ai vu ni bourrelier, ni ânier
Au détour de multiples chemins
Isabeau, elle, s’y promène entre arbousiers et oliviers
Rejoint Benoît et Antonin pour aller voir Luna
Organiste de son état ainsi que Romane
Libraire et parfois scénariste pour le plaisir
Seules au monde enchanté de Bairols

16 octobre 2018

Eze village

Atelier 4 : Le lieu principal : un village perché des Alpes-Maritimes - 16/10/2018

Eze village

Perdu entre ciel et mer, le petit village d’Eze se dessine dans les premières lueurs de l’aube. Point de plaine à l’horizon mais un électrocardiogramme de roches, rempart naturel aux invasions passées.

En l’absence de tout bruit à cette heure matinale, mes sens sont en éveil. Un rapace plane dans l’espace et me montre telle l’étoile du berger, le sommet du village.

Le bourdon m’envahit devant l’immensité de la tâche et je traîne pour gravir sans écueil cette thébaïde qui s’offre à moi.

Une fois l’effort accompli, ma déraison cède la place à la perception. Sous mon œil ébahi, une étendue infinie s’enfuit à perte de vue. Un disque d’or éclaire le ciel d’azur.

Autour de moi, une multitude de hérissons verts parsemés ça et là de pointes de garance semblent figés pour l’éternité et m’incitent à me taire.

A l’opposé, en contrebas, c’est la tempête. Des fauves bleus et blancs se jettent gueule ouverte sur la plage, puis se retirent, repus de ce repas de fête.

L’agitation des vagues et l’immuabilité des cimes au diapason… Quelle étrange toile qui emplit mon cœur d’une profonde sérénité.

Christelle Saillour

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15 octobre 2018

Mon jardin exotique

Dans l’aurore bleue pâle du petit matin, le jardin, bien qu’il restât exotique, n’était pas aussi coloré qu’en pleine journée. Les reflets violets, roses et parme de la nuit qui s’éteint lui donnaient un côté mystique. Un ruban de marche ocre serpentait au milieu de masses vertes et jaunes éteintes, les séparant telles des portions d’une nation dessinée au sol. J’errais sans but dans ce bastion du village, ce haut lieu culturel et touristique, qui semblait en perdition sous l’action de la banalisation de ses attraits.

 Soudain telle une lampe qu’on allume, un filon doré vint piquer un premier nœud coloré. Cet éclat de sang rouge sur fond de vert vivifiant chassa instantanément mes croyances en demi-teinte et ferra en moi le poisson d’or de l’optimisme. Une veine d’orange, de jaune, de rouge et de turquoise démarra alors sa course de satin et créa un bain de turbans colorés.

 Je retrouvais enfin ce lieu d’inspiration loin de toute vulgarisation…

 

Christelle Saillour

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30 septembre 2018

"Condamné à être libre " de R.K Ready est disponible et en vente à 20€ sur demande à PLUMALIRE

 Le roman se passe entre 1954 et 1974 et narre le parcours d'un marin, officier de la Marine Marchande, de sa vie de famille et de sa lutte pour améliorer la sécurité à bord et défendre les matelots. Il apprend à essayer de conquérir sa liberté. L'océan peut ête libre, mais les vagues ne le sont pas.

L'auteur parle de l'amour, du divorce, de la dépression et du suicide. Il aborde le marxisme, l'existentialisme et l'hindouisme que le personnage principal essaie de comprendre lors des différentes périodes de sa vie.

R.K. READY est Frère de la Côte. Après une carrière de consultant, de chercheur et d'enseignant du Management, l'écriture de romans s'est imposée à lui au cours des rencontres qu'il a faites. 

Le roman disponible et en vente à 20€ sur demande à PLUMALIRE en adressant un courriel à plumalire@free.fr

ou un courrier avec 1 chèque de 37€  soit 20 + 7 de transport à :

Plumalire - 2 avenue Durante - 06000 Nice 

 

 


MODIFICATIONS DU CALENDRIER prévisionnel 2018-2019 des Ateliers d'Ecriture PLUMALIRE

Calendrier Prévisionnel 2018-19 rev1 : Mardi : G1A : 9h30, G1B : 10h  & G2 : 19h -  Mercredi G3 : 19h
Il tient compte des vacances scolaires de la zone B :
20/10 au 5/11 -22/12 au7/1 – 9/2 au 25/2  - 6/4 au 23/4 – 29/5 au 3/6 – fin : 6/7

Groupe

Octobre

Novembre

Décembre

G1A

9/10

6 & 20/11

11/12

G1B

2 & 16/10

13/11

4 & 18/12

G2

2 & 9/10

6 & 20/11

4 & 11/12

G3

3 & 10/10
Théâtre le 16/10 20h30

7 & 21/11

5 & 12/12
Théâtre le 18/12 - 20h

 

Groupe

Janvier

Février

Mars

G1A

8 & 22/1

26/2

5 & 19/3

G1B

15/1

5/2

12 & 26/3

G2

8 & 15/1

5 & 26/2

5 & 19/3

G3

9 & 23/1
Théâtre le 22/10 20h

6 & 27/2

6 & 20/3

 

Groupe

Avril

Mai

Juin

Juillet

G1A

2 & 30/4

14 & 28/5

11 & 25/6

2/7

G1B

23/4

7 & 21/5

4 & 18/6

2/7

G2

2 & 30/4

14 & 28/5

11 & 25/6

2/7

G3

3/4

15 & 29/5

12 & 26/6

3/7

Ecrire une histoire en plusieurs séances tout au long de l’année, 
en enrichissant votre vocabulaire.
Vous êtes le narrateur  qui raconte les lieux, les villages perchés des Alpes Maritimes,
 et les événements  au fur et à mesure qu’ils se produisent  et dont vous avez l’expérience

 

19 septembre 2018

Calendrier 2017-18

Calendrier Prévisionnel 2018-19 :
Mardi : G1A : 9h30,
G1B : 10h  & G2 : 19h -  
Mercredi G3:  19h
Il tient compte des vacances scolaires de la zone B :
20/10 au 5/11 
22/12 au7/1 –
9/2 au 25/2  -
6/4 au 23/4 –
29/5 au 3/6 
fin : 6/7

Groupe

Septembre

Octobre

Novembre

Décembre

G1A

11 & 25/9

9/10

6 & 20/11

11/12

G1B

18/9

2 & 16/10

13/11

4 & 18/12

G2

11 & 25/9

2 & 16/10

6 & 20/11

4 & 11/12

G3

12 & 26/9

3 & 10/10

7 & 21/11

5 & 12/12
Théâtre le 18/12
20h

 

Groupe

Janvier

Février

Mars

G1A

8 & 22/1

26/2

5 & 19/3

G1B

15/1

5/2

12 & 26/3

G2

8 & 15/1

5 & 26/2

5 & 19/3

G3

9 & 23/1

6 & 27/2

6 & 20/3

 

Groupe

Avril

Mai

Juin

Juillet

G1A

2 & 30/4

14 & 28/5

11 & 25/6

2/7

G1B

23/4

7 & 21/5

4 & 18/6

2/7

G2

2 & 30/4

14 & 28/5

11 & 25/6

2/7

G3

3/4

15 & 29/5

12 & 26/6

3/7

Mon grand-père

Je suis né dans une isba sur les bords du lac Baïkal. Mon grand-père, un scrogneugneu malicieux élevait les abeilles et m’initia très tôt à l’écoute des arbres et des animaux.

Mon compagnon de jeu était un isatis malin et mordant avec lequel je passais mes heures.

J’étais vif, malingre et heureux. J’avais hérité des yeux myosotis de ma mère.  Fille-mère, elle s’enticha d’un français passé par là, me mit dans sa valise et m’emporta dans ce pays lointain pour vivre auprès de cet homme qui devint mon père. Habile de ses mains, il me fabriquait des billes en bois.

Amante elle était, amante elle resta. Force vivante, elle aimait la samba, les fraises, les rires et la vodka. Est-ce pour cela qu’aujourd’hui je suis abstème ?

J’ai vécu d’un salé sucré d’émotions qui me place dans une retenue pudique devant les autres. Je suis grand, j’intimide, je le sens bien. Mon ouïe est fine ; j’entends même les non-dits !

J’aime porter des pantalons larges et légers pour mes escapades dans la nature, vestiges personnels de ma vie d’antan.

Je suis fin car je parcours sans cesse la Terre. Je me lie toujours aux arbres, aux oiseaux et au vent.

Tel une balise, on me trouve souvent au sommet du rocher qui domine le village – gardien silencieux des lieux.

Je dépose chaque matin un baiser révérencieux à la Vie.

Ce matin, je suis tout enchifrené. Hier, j’ai été surpris par la pluie battante alors que je courrais la lande. Ce soir, dans la lueur douce et mordorée de la liseuse, je me remémore…avant.

Portrait d'un Scrogneugneu

La fin de journée sonnait à l’horloge de l’église. C’était comme un signal pour mon début de rituel. Le ciel bleui par la nuit, trahissait mes traits du scrogneugneu que je devenais. Le béret toujours posé de travers sur ma tête me donnait un air jovial et cachait mes cils. J’étais élancé et fin depuis mes plus jeunes années. Il n’y avait que la peau qui commençait à se rider.

La page que j’écrivais tous les soirs me soignait de mes peurs nocturnes. Je nageais dans ce village comme une luciole virevoltait dans un champ de blé.

Au fil du temps, mon style vestimentaire ne changeait guère. Un pantalon velours couleur prune trouvé sur un marché il y a quelques années. Une veste à gros boutons de bois offert par la voisine, un jour qu’elle voulait discuter un peu. Et des bottines style Rangers qui servaient autant l’hiver que l’été. Même si l’été je les troquais parfois par des sandales trouvées à côté d’une poubelle.

L’enthousiasme des années avait disparu au fur et à mesure. J’étais enchifrené de temps à autre, ce qui me rendait trivial. Cet état bousculait l’attitude des passants. Des passants qui tout à coup longeait les murs tel un fil à suivre. J’observais ce rallye avec une poigne.

Je me sentais nul lorsque ce chamboulement dominait mon corps et mon esprit. La violence de ce sentiment pouvait être comparée à la variole. Au loin la musique de la vielle amplifiait le volume des ballasts imaginaires que je portais sur le dos.

Seule l’eau du lavoir avait un effet sur mon esprit surchauffé. L’eau devait passer de la couleur lie de vin à la couleur claire des eaux tropicales. Ainsi cette virgule mal placée reprenait doucement sa place.

Ce rituel était en boucle tous les soirs avant l’apparition de la lune. Une lune apaisante et lumineuse pour échapper à une nouvelle descente aux enfers. Chaque soir la sombre nuit m’enveloppait et la lumière me délivrait.

Partagé entre l’enthousiasme et la peur au ventre, j’acceptais, à cet instant précis, que le sommeil me happe.

20 août 2018

Calendrier et reprise des Ateliers d'écriture Plumalire2018-19

Les exemplaires des :
"Ateliers d'Ecriture Plumalire 2017-18"
qui contient les propositions d'écriture des séances et certains textes de participants.
sont publiés et arrivés rue Durante.
Celles et ceux qui ont  commandé peuvent venir me rendre visite et le chercher 
à partir du 9 août . Chaque exemplaire revient à 18 € prix coûtant.

Horaires et groupes

   G1A MARDI   9H30-11H30   G1B : MARDI   10H-12H      G2 : MARDI  19H – 21H

                   G4 : MERCREDI  18H – 20H                                  

Participations

 Adhésion annuelle : 25€

      5 séances = 55€

10 séances = 100€    15 séances = 135€   

20 séances et au-delà : 160€

Adhésions début septembre lors de la 1ère séance

Préinscriptions par mail  dès maintenant 

en précisant le jour et l’heure souhaités.

Le Nombre de groupes pourra être modifié en cours d'année
 en fonction du nombre d’adhérents 

Les séances reprendront les 11 et 12 septembre et vous pouvez
vous préinscrire par mail 
Calendrier prévisionnel 2018-19  
Groupes SEPTEMBRE Octobre Novembre Décembre Janvier
Mardi 11 – 25 9 - PAS LE 16 6 - 20 – 4 – 11 PAS LE 18
8 – 15 PAS LE 22
Mercredi 12 – 26 10 - 7 - 21 5 – 12 9 - 23
Groupes Février Mars avril Mai Juin
Mardi 5 5 & 19 2 -30 14 & 28 4  -18 - 25
Mercredi 6 6 & 20 3 15 -22 - 29 5 – 19 – 26
  Juillet        
Mardi 1er        
Mercredi 2        
  Mardi :
20 séances
  Mercredi :
20 séances
   

 Ces dates tiennent compte des vacances scolaires de la zone B :20/10 au 5/11 -22/12 au7/1 – 9/2 au 25/2  - 6/4 au 23/4 – 29/5 au 3/6 – fin : 6/7

 

09 juillet 2018

« Un cri sous-marin » vient de paraître.

« Un cri sous-marin » vient de paraître.

Pour toute commande ou tout renseignement complémentaire vous pouvez adresser votre message à l'adresse suivante : annickdh@club-internet.fr

Nom : ....................................................................................................................................... 

Prénom : ................................................................................................................................. 

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Courriel : ................................................................................................................................ 

Téléphone : ...........................................................................................................................

Nombre d'exemplaire(s) : ..............................
Prix unitaire (T.T.C.) : 14,50 Euros Sortie de l'ouvrage : 08 mai 2018

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08 juin 2018

A LA DECOUVERTE DE SON VILLAGE

ECRIRE A PARTIR D’UN TABLEAU ….

Le retour du fils prodigue se fit dans une félicité voilée de simplicité. Il arriva lorsque l’horizon se nimbait d’aube rose, après un marathon de plusieurs crépuscules, à peine gâché par un agacin qui compliqua sa descente. Grace à son bâton il ne chuta pas dans la pente herbeuse où se prélassaient quelques limaces. Les toitures rouges de son ocre village provençal se découpaient sur l’adret de la montagne encore ténébreuse. Un galurin artisanal en épais coton vissé sur la tête, il s’arrêta tel un berger qui observe ses moutons en pâture. C’est sur cet espace escarpé et pentu qu’il goûta au silence de l’aventure et qu’il médita sur la Nature. Quelle découverte que de marcher en montagne sans voiture et sans tapage ! Sa déambulation le ramenait tout simplement dans sa campagne comme un fragile poussin à son poulailler.

30 avril 2018

Le GABIAN, goéland leucophée

Publié le 10 mai 2007 par mjletoile alias AimeGeeAile

Bonjour à tous. Hier matin curieusement j'ai entendu frapper à ma fenêtre et j'ai aperçu un gabian qui estimait que j'avais assez dormi et sonnait le réveil matinal. Bien entendu j'ai aussitôt décidé de le prendre en photo.  2 jours plus tard alors qu'exceptionnellement j'allais m'endormir pour une petite sieste, j'entends à nouveau frapper au carreau... était-ce le même ? je l'ignore je l'ai repris en photo.

Par curiosité j'ai recherché sur internet l'origine du mot :

G  A  B  I  A  N .

Le gabian est un goéland leucophée.

Sur la photo prise de ma terrasse en plein coeur de Nice vous apercevez dans le fond les collines qui séparent Nice de Villefranche.

Sur le site ou blog : "Le Coin du Corbeau" voici ce que j'ai trouvé sur l'origine du mot gabian : "Ici a Marseille on le surnomme le "gabian", sans doute tiré de l'italien "gabiano" qui signifie goéland. Le Goéland Leucophée (Larus Michaellis) se distingue a peine du Goéland Argenté (Larus argentatus). Le Goéland Leucophée a les pattes jaunes (et son nom anglais est d'ailleurs Yellow Legged Gull), pour le reste la taille et le plumage sont sensiblement identiques.Parfois encore on confond le Goéland et la Mouette, ce qui se comprend car en dehors du bec qui est tres différent, on a souvent l'impression que la Mouette est un Goéland en miniature. Mais la différence d'envergure, plus de 1 mètre pour le Leucophée, ne permet aucune hésitation lorsqu'ils volent. En pratique on rencontre le Goéland un peu partout en France, généralement le long des côtes, avec deux ou trois zones principales : la région Méditerranénne, le littoral Atlantique et les régions côtieres du Nord. Autour de Marseille on estime les populations à plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux, répartis entre la zone côtière et les Iles et aussi dans les grandes villes comme Marseille. 
Animal rusé, patient, presque intelligent et d'une rare adaptabilité, le Goéland a su parfaitement s'adapter a la vie urbaine !!   C'est presque un animal fêtiche dont la RTM, le metro marseillais, avait fait sa mascotte sous le nom de Gaby (le gabian). Il est aussi trés apprecié des marins auxquels il annonce la terre et qui le remercient volontiers de quelques déchets poissonniers a l'occasion. Tous les matins sur le Vieux Port une nuée de Goelands vient faire son marché, a peine au dessus des chalands "réguliers", mais avec souvent moins de bonheur il faut l'avouer :). Et pour tout dire le ciel bleu d'une ville Méditerranéenne serait bien triste sans les vols majestueux de ces grands oiseaux blancs !!  L'observation du goéland est toujours interessante ! On trouvera un expose complet sur le Goéland dans le livre de Niko Tinbergen (prix Nobel) : "L'univers du Goéland Argenté" publié vers 1975 et que l'on ne trouvera plus que chez les bouquinistes.

Le nombre de ces oiseaux augmente : d'une part la nourriture est - relativement - abondante et  l'absence de prédateurs des nids permet aux oeufs d'éclore facilement. Une étude récente montrait que la probabilité de "survie" d'un oeuf est environ 10 fois plus forte en milieu urbain qu'en milieu naturel ... Il existe differentes techniques pour diminuer la reproduction, par exemple la neutralisation des oeufs dans les nids, une solution un peu coûteuse mais efficace. Il faut ajouter que l'effarouchement des Goélands à des périodes ciblées serait aussi une solution, encore moins coûteuse. En cherchant un peu on devrait pouvoir améliorer cela sans en faire un drame ... Un autre reproche fréquent, ce sont les nuisances provoquées par les déjections des animaux. Les nuisances sur les toits sont probablement plus importantes. Surtout que le Goéland a un comportement dit d'arrachage qui le pousse à tirer sur tout ce qui ressemble à une ficelle lors de conflits entre animaux .. L'impact financier est toutefois réduit car de toute facon sur les immeubles à toits plats il faut renouveler le revêtement du toit régulièrement, tous les 10 ans par exemple. Avec les Goélands ce sera tous les 9 ans, rien d'une dépense extraordinaire.  Il y aurait encore tant de choses a dire sur la vie du Goeland urbain, qui est un oiseau sauvage, mais qui s'habitue remarquablement bien aux societes humaines. C'est d'ailleurs un oiseau tres social, qui ne peut vivre qu'en societe et dont l'organisation sociale presente -mutatis mutandis- des similitudes etonnantes avec le mode de vie et de pensee des humains

Il existe une ville dans l'Hérault dont les habitants sont appelés les Gabianois. Dans l'encyclopédie Diderot-D'Alembert on note :huile de gabian "C'est une huile noire, bitumineuse & inflammable, de Languedoc ; la roche dont elle découle se trouve au village de Gabian, près de Beziers.   Guichard tire l'étymologie de ce mot de l'hébreu gab.  On contrefait l'huile de gabian avec de l'huile de térébenthine. L’huile de Gabian n’est donc nullement différente du naphte de Babylone.

"LEI GABIAN, Tambourinaire deis Aup"* est un ensemble de musique qui s'est donné pour but de promouvoir le galoubet/tambourin.

Marius AUTRAN en parlant des sites autour de Saint-Mandrier et du cap Sicié parle d'un îlot qui s'appelle "Le Gabian" et il écrit : "En partant de la plage des Sablettes et en allant vers Sicié, un bon cicérone vous désignera le Pilon, pointe avancée de la Batterie de la Verne, la plage de galets du ruisseau de l'Oïde venu des Moulières, unique cours d'eau de la presqu'île, le Gabian, le Frédéric, îlots bien connus des pêcheurs amateurs, la plage de Fabrégas dont le sable est gris, le Bau Rouge, leBoeuf, le Sommier, les Pierres Tombées, le Capucin, la Plage des Santons, laChaînette, haut fond de roches reliant comme un cordon ombilical les Deux Frèresà la presqu'île.

Voilà pour aujourd'hui ce sera tout. Bonne journée à tous

 

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01 avril 2018

« Alors buvons une tasse de thé ! »

« Alors buvons une tasse de thé ! »

C’était le sésame du début des mercredis après-midi quand ma mère invitait sa sœur pour d’interminables dialogues de sourd qui empestaient le tabac. Cachée sous la table du salon, j’assistais avec délice aux joutes dévastatrices de ces deux âmes complices. Je me vautrais sur le tapis, en lévitation, envoutée par la guerre du pouvoir de la parole, entre fâcherie et rabibochage.

Quelquefois, César mon chien se lovait contre moi et son poil duveteux me projetait dans un demi sommeil qui me happait au détour d’un  mot ou d’une phrase. J’essayais d’être attentive, tant bien que mal, pour comprendre l’enjeu de ces élucubrations qui avait la main mise sur ces après- midi programmés.

-Madame Julia n’a pas d’enfant, pourquoi ? A son âge c’est pas normal !

-La boucherie de la rue Sanzo a fermé mardi à 18 h au lieu de 20 h. Qu’est- ce que ça cache ??

-Hier, je suis allée au marché, j’ai vu la mère Hortense bon pied bon œil à 90 ans. La canne en goguette, elle te fait le tour des stands en deux temps trois mouvements…

Tout ce charabia me berçait. J’avais la chance de participer à la vie du quartier. Toutes ces personnes étrangères me semblaient si familières grâce à mes deux commères préférées. J’étais si friande de ces épisodes que je les caressais dans le sens du poil pour prolonger ces révélations apocalyptiques de ce monde d’adulte.

Mon père, quand il sortait le nez de ses bouquins, détestait ces longues séances de dénigrements ou flatteries, selon les situations et les personnages. Il s’esquivait en catimini ne voulant pas prendre parti. Mais il ressentait néanmoins de la joie de voir la complicité et l’amour de ces deux femmes qui ne voyaient pas plus loin que le bout de leur nez. Leur vie était simple, articulée entre les ragots de la vie des humains à défaut de celles des plantes qui n’intéressent personne.

Mon père, cet être délicieux que je portais aux nues, n’avait aucune idée de l’inconsistance de ma vie face aux extraordinaires journées de cette horde de personnages à la fois réels et féériques. Il faut dire que je n’avais que 8 ans !!!!!

Le tapis du salon s’envolait vers les maisons de ces êtres à la fois si poétiques et si terre à terre, ruisselant de banalité. Etaient-ils beaux ? Etaient-ils laids ? Mais le bon sens veut que la laideur à ceci de supérieur à la beauté, elle dure. Affaire de subjectivité… 

Le tricot de mes pensées se détricote, j’erre dans le labyrinthe gourmand de mon goûter. J’ai gardé une grande tendresse pour les croissants : lune onctueuse et sucrée qui plane au-dessus de mes mercredis après-midi. C’était la récré de mon enfance : mes deux mères « tartine » et mon père tendresse me ficelle de nostalgie. Je suis comme une momie, prise dans les filets de mon passé mais refusant l’immobilité d’un incinéré qui ne peut pas se retourner dans sa tombe.

Et dans l’espace feutré de ce salon, un mot s’est échappé de ma bouche comme une petite bulle : amour. La beauté inspire l’amour. L’esprit, l’admiration et une belle âme l’anime : le résumé de ces trois personnes indispensables à mon bonheur.

J’envoie le reste à tous les diables, je suis la somme de ces innombrables mercredis après-midi. Je suis comme un marchand qui ouvre sa bourse et qui attend une contre- partie. J’ai joué mon rôle de main de maître. J’ai absorbé la vie et j’ai rendu l’avenir.

Le silence s’est échappé de ma bouche en cœur. Mon enfance a été heureuse.

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DYMIS : Boule de neige - Quatrine

En écrivant en vertical, «Ardeur» mettre dans une 2ème colonne les noms évoqués par le mot du premier rang, puis dans une 3ème colonne une rime avec les mots de la 1ère colonne, puis dans une 4ème colonne un verbe, puis dans une 5ème colonne un adjectif. Si possible ces mots commenceront par la lettre du mot de la première colonne pour chaque ligne.

Agapanthe                Fleur                   Cœlacanthe              Fleurir                 Poissonneux

Ramage                     Plumage             Adage                        Ramasser            Plumeux

Drimys                       Arbre                  Téthys                        Dresser               Arboré

Eté                              Saison                 Maté                          Etablir                 Elégant

Urus                           Bœuf                   Us                               Utiliser                Utile

Ravin                          Fossé                   Divin                          Retaper              Raté

A présent numéroter ses mots et choisir un chiffre entre 1 et 30 et le chiffre choisi sera la thématique de votre texte, dans lequel vous devrez inscrire tous les mots du réservoir. (Pour moi N° 17 donc thème lié au mot saison)

Ecrire un texte sous forme de sextine (vers avec 6 mots) ou en boule de neige (1er vers 3 mots, 2ème vers 5 mots, 3 vers 7 mots, etc… jusqu’à 15 mots et redescendre à 3 mots)

Drymis* arbre divin

Tu fleuriras dans le ravin

Eté flamboyant et chaleureux aux ramages incertains

Plumage resplendissant, l’agapanthe s’est mise sur son 31.

Us et coutumes nous viennent d’un passé mystérieux et si lointain

L’urus passait paisiblement, alors que la Téthys s’enfonçait dans des avens profonds tibétains

Cette mer poissonneuse renfermait des cœlacanthes sans âge, aux écailles rugueuses et au tragique destin

Utiles ces poissons pour marquer l’évolution du temps ? Peut-être un signe du malin !

Les bœufs musqués au pelage épais se dressent dans le matin

Une agapanthe d’un bleu céruléen utilise son charme adamantin.

Elle tapisse à l’envie un sublime souterrain.

Fleurs des alpages : regard purpurin

Juste un câlin…

Drymis = arbre appelé cannelle de Magellan

Téthys = océan recouvrant la planète il y a environ 400 millions d’années

Cœlacanthe = poisson préhistorique encore vivant à l’heure actuelle mais très rare, à écailles  d’un bleu particulier, se trouvant au large des Comores.
Atelier d’écriture PLUMALIRE© du 20 mars 2018

Ensuite, avec 4 mots choisis dans votre réservoir, faites une quatrine (rédigé en alexandrins pour ma part) dont les 4 strophes se terminent de la façon suivante : Le 1 est le mot divin, le 2 est le mot été, le 3 est le mot fleur, le 4 est le mot ramage.

Drymis parfait bonheur absolument divin

Ton feuillage offre une ombre dense l’été.

Nature généreuse tu nous donnes tes fleurs

Le beau se fait séduisant c’est son ramage

 

Drymis : rêve ou alors splendide ramage ?

On touche le bonheur, on tutoie le divin !

Sa fraîche canopée est sublime l’été

Parfum de liberté ; adieu superbes fleurs

 

Tenues légères et transparentes : merci l’été !

Parfums et fragrances ultimes : vous voici mes fleurs

Volutes étranges, subtile ramage

Scandale et décadence, on frôle le divin !

 

Senteurs et étamines : quel mystère ces fleurs !

Moiteur tropicale, audace des beaux ramages

Est-on dans un rêve ou pas très loin du divin ?

Belle saisons, luttez avec maître Eté.

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LES ECERVELES (Rap)

Ecervelés, vauriens,
Voilà bien ce que sont nos politiciens !
Ils promettent monts et merveilles
A tous les benêts fêlés
A tous les décérébrés incapables de penser !
**********

REFRAIN

Tous vauriens
Nos politiciens
Tous fourbes
Ils ne visent que les courbes !

**********

Incommensurable déconvenue
Si tu les apostrophes
C’est la catastrophe !
Ils ne savent que mentir
Ignorent ce que prévenir veut dire

**********

REFRAIN

***********

Rassemblons-nous !
Forts de notre union
Bien émoustillés
Nous pourrons les excréter
Aux petits oignons on va vous les cuisiner
Nos politiciens vauriens !

**********

REFRAIN

***********

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SAUDADE

J’ai la saudade

Quelle salade !

Ça va pas la tête ?

Pas d’ambivalence

Je plombe l’ambiance !

Je suis moche !

Je suis sale !

J’aime pas manger !

J’aime pas la marche

Et encore moins la mâche !

Je suis une tête brulée !

Mais aimer,

Etre cul par-dessus tête,

Perdre la tête,

Sauter de joie,

Animer l’atmosphère !

Pas de luxure !

Plutôt la lecture !

Lire pendant me loisirs,

Etre loyal,

Ne plus être sale !

Voilà mes plus chers désirs !

Hélas dans mon délire la saudade envahit ma tête !

Je redeviens trouble-fête !

J’en suis réduite à m’enfouir sous la couette !

 

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FLAMENCO

Elle danse, elle danse, malgré son agacin

Ne jamais s’arrêter ; il faut gagner son pain

Toute habillée de rouge

J’admire comment elle bouge

La souplesse de sa danse

Me plonge dans une transe

Subjugue par sa grâce

Je la suis à la trace

Enivré par sa passion

Je loue la création

De cette belle fougueuse

Et sa tête capricieuse

Virevoltant avec énergie

Elle illumine ma vie

Au son de sa musique

Je me sens moins classique

Elle chauffe mes castagnettes

A chaque pirouette

Je partirai en Espagne

Je quitterai ma campagne

A moi le Flamenco

Elle m’emmène en paquebot

Contre le bastingage blanc

J’appuierai son flanc

En tenant ses bracelets

Tendrement l’enlacer

Et toute une chaude nuit

Je la garderai au lit

Cette jolie Ibérique

Me donne tellement la trique

Le mouvement de ces aisselles

Fera bruisser la dentelle

De sa généreuse bouche

Je mangerai des louches

Face à ses noirs yeux

Je suis un pauvre gueux

Je lui prendrai sa fleur

Car elle me tend un leurre

Son rythme, son tempo

M’ont rendu flamenco

12 mars 2018

MA DOUCE ETOILE

Dans l'immensité du ciel sombre

Tu caresses mon âme de lumière

Je te vois scintiller dans l'ombre

Tu réchauffes mes paupières

 

Avant toi, je tombais dans un puits

De mélancolie, de rage et de folie

Tu m'as ôté le poids de ce lourd voile

Quand je t'ai vue, ma douce étoile

 

Tu m'as dit ose

Tu m'as dit aime

Tu m'as dit grandis

Et moi je revis

 

Tu m'as apaisée face au vide de l'immensité

Tu me redonnes le sourire pour l'éternité

Mon cœur bat à tes côtés

Je ne saurais comment te remercier

 

Tu m'as dit ose 

Tu m'as dit aime

Tu m'as dit grandis

Et moi je revis

 

Face à toi mon ange lumineux

Je n'ai plus peur de vivre

Tu m'as fait croire en Dieu

Et à l'amour qu'il délivre

 

Jessica Dupire

 

 

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HAÏKU

Traine sur un pied 

Tranches de vie sont pourries

Demain même sort !

 

Sel colle à ma peau

La mouette plane entre deux eaux

Alors vogue rafiot !

 

Le vers se tord d’aise

Mes grolles torturent le feuillage

Soudain la terre gronde.

 

Vent d’Hiver glace

Température moins zéro

Vin chaud à gogo.

 

Allumé le feu

Mon esprit se consume

Mes pensées fument !

 

Boules en métal

Montent puis vont dévaler

Tout ça pour faire tilt !

 

Il s’envoie en l’air

Pour prendre un grand bol d’air

Enfin il espère !

 

Plus à la mode

La tendance m’a dépassé

Un choc pour un mec chic !

 

Quêter du bon sens

Goûter la tranquillité

Saveur créative

 

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