10 juin 2009
Séance 20 : LE POT AU FEU
Emblématique de la cuisine française, le pot-au-feu, plat convivial par excellence, vanté par Mirabeau qui voyait en lui la « base du peuple », nourrit autant l'imagination que les appétits. Le pot-au-feu est un plat complet et diététique, simple et rapide à préparer que l'on déguste avec plaisir pendant la saison hivernale. Le pot-au-feu, est selon l'Encyclopédie Larousse de 1867 " la base de notre cuisine, c'est par lui que notre cuisine nationale se distingue de toutes les autres ". Selon cette même encyclopédie, nos voisins d'Outre-Manche fabriquent eux-aussi un pot-au-feu, mais il est beaucoup moins prisé et il est fabriqué avec des viandes salées.
Ecrire un mot commençant par chacune des lettres du mot POT AU FEU.
Lister les ingrédients que vous mettez dans le pot au feu.
Ecrire brièvement votre recette.
Lister les noms communs évoqués par vos ingrédients.
Lister un synonyme et un mot qui rime avec chacun de vos ingrédients.
Lister des noms communs comportant la syllabe POT.
CALEMBOUR, M - (PHON.)
= jeu de mots fondé sur une similitude de sons recouvrant une différence de sens. Ex : Shell que j'aime.
HYPERBOLE, F - (DISP.)
= figure d'exagération, énoncé dans lequel l'expression dépasse la pensée. Ex : Le marché du siècle. - Verser un torrent de larmes.
HYPOCORISME, M - (TRANSF.)
= figure surtout morphologique par laquelle on manifeste de l'affection par des diminutifs ou des appellations apparemment dépréciatives. Ex : Petit brigand. - Gros nigaud. - Crème d'andouille.
En prenant pour base votre réservoir de mots, imaginer des calembours et/ou des hyperboles et des hypocorismes.
HISTOIRE DU POT AU FEU
A l'origine était le pot, contenant ancestral, fondement culinaire des civilisations humaines, dans lequel on cuit soupes bouillies et potages parfois enrichis d'un mélange roboratif de viandes et de légumes. Le pot-au-feu, plaisir des papilles, ravit ainsi son nom au récipient qui l'accueille.
Avant de devenir l’emblème d’une cuisine populaire, le pot-au-feu a connu une longue maturation historique. L'histoire même du nom pot-au-feu est ancienne. Au XIIème siècle, le pot désigne un récipient de ménage destiné à contenir liquides et aliments. Un siècle plus tard environ, en cuisine, le mot pot désigne une marmite dans laquelle on fait bouillir la viande. Au XIIIème siècle en effet, le « pot à fu » désignait une marmite dans laquelle on faisait bouillir la viande. Le terme viande en pot, qualifie dès la fin du XIIIème siècle, un aliment bouilli avec de l'eau en opposition à un aliment rôti. Ce plat connu dans le monde entier tire son nom du récipient dans lequel on le préparait autrefois. Par déformation au fil des ans, cela a donné « pot-au-feu ».
Les légumes traditionnels d'un bon pot-au-feu sont les champignons, les carottes, les oignons, les poireaux, les navets, l'ail et le céleri. Ils sont indispensables car ils participent tous à la délicieuse saveur du bouillon. Ils ont contribué à leur manière au succès du pot-au-feu : on avait l'habitude de l'appeler « le repas du pauvre » puisqu'il fournit un repas complet (potage, viande et légumes). Pour réussir un pot-au-feu au bœuf, le secret réside dans la variété des viandes. Vous devez choisir des viandes grasses, des viandes maigres et des viandes gélatineuses, avec des goûts et des textures différentes. Optez pour de la tranche, du gîte à la noix, de la culotte, de la poitrine et du jarret.
Aujourd'hui, il n'est pas rare de trouver du pot-au-feu sans la moindre trace de viande de bœuf. Vous pourrez en effet le déguster au lapin, au canard, à la dinde, au cabillaud, aux langoustines…
Il a le mérite de fournir autant le potage (bouillon) que la viande et les légumes. A la maison ou au bistrot, il représente un repas à lui tout seul. Carottes, navets, poireaux, oignons, céleri, sont les légumes du pot-au-feu traditionnel, mais sous l'effet de l'humeur du cuisinier, et de certaines traditions régionales, d'autres sont mis à contribution, comme les pois chiches et les fèves rouges au Pays basque. Idem pour le choix des viandes. Si l'on trouve toujours dans le plat un mélange de viandes de bœuf grasses et maigres, certains y ajoutent du jarret de veau, parfois de la langue de veau, ou privilégient le porc, et le canard, (comme dans le Sud-ouest). Toutes les variantes sont possibles. Dans l'île de Groix, par exemple, on prépare le plat avec du congre, et au Mexique du chorizo, filet de porc, épinard, chou, chayottes et piment Japaleno. L'expression « à la fortune du pot » convient donc parfaitement à ce plat populaire où l'on met ce que l'on a, ou ce que l'on trouve (dans « Le Pot-au-feu, dix façons de le préparer », Editions de l'Epure, l'auteur Blandine Vié le compare à l'auberge espagnole).
Un débat ancestral sur le pot-au-feu divise depuis toujours les cuisinières : faut-il faire cuire la viande dans l'eau chaude ou dans l'eau froide ? Personne n'a jamais réussi à trancher. En fait, tout dépend de vous ! Si vous voulez privilégier la saveur du bouillon, mettez la viande dans l'eau froide. Votre bouillon sera clair et savoureux, mais votre viande un peu fade. Si vous souhaitez faire garder à la viande tout son goût, plongez-la dans l'eau quand elle est bouillante : les sucs resteront dans la viande et se mêleront peu au bouillon, qui du coup, deviendra moins parfumé.
Plat unique aux vertus réputées magiques, produit d’une élaboration culinaire liée à la tradition rurale, presque immémoriale, il accède au statut de mythe, alimentant la sagesse proverbiale, la littérature, les débats savants tout comme le discours politique.
Les plats en cocotte ou “potées”, relèvent de la cuisine traditionnelle, tout comme les daubes et les pot-au-feu, ils se présentent sous de multiples formes. Leur composition dépend à la fois de la saison, du portefeuille, des états d’âme du cuisinier ou de la cuisinière et de l’occasion. Le caractère hivernal qu’on leur attribue généralement est dû au long temps de préparation et de cuisson. Chose, autrefois inconcevable en été.
Le pot-au-feu se compose de légumes et de viande de bœuf longuement mijotés. Sa réussite tient surtout au mélange des morceaux de bœuf, au moins 3, de goût et de texture différents : une viande maigre (macreuse), une gélatineuse (jarret, gîte, jumeau, queue de bœuf) et une demi-grasse (tendron, poitrine, flanchet ou plat de côtes).
Compter 200 g de viande sans os ou 350 g avec os, par personne. Prévoir 1 litre d’eau pour 500 g de viande avec os.
L'on peut au choix démarrer la cuisson à l'eau froide ou à l'eau bouillante. Le résultat sera différent. À froid, le bouillon sera plus parfumé, tandis qu'à chaud, c'est la viande qui sera plus tendre. Dans tous les cas, pour préserver les saveurs, l’eau ne doit jamais bouillir mais à peine frémir.
FARCE
(féminin, du latin farsa, « petit intermède comique introduit dans une pièce sérieuse ») Ancêtre des comédies modernes, la farce est apparue à la fin du XIVe siècle. C’est une comédie souvent courte et en vers, fondée sur les jeux de scène, et dont le niveau de langue est familier. Le but est de faire rire le public, au moyen d'un comique grossier (bons mots, injures, coups, etc.). Les personnages de la farce sont peu nombreux, et l'intrigue est généralement simple et repose sur la tromperie : mari trompé et femme infidèle, médecin charlatan, trompeur trompé, etc.
Imaginer une farce entre deux paysans parlant de pot au feu
RECETTE DU POT AU FEU
Voici les ingrédients nécessaires pour réaliser cette recette de pot-au-feu pour 4 personnes :
- 400 g de paleron de bœuf - 400 g de jarret de veau - 1 os à moelle - 8 carottes - 4 poireaux - 4 navets - 4 pommes de terre -1 branche de céleri - 1 oignon - 2 clous de girofle - un bouquet garni (de thym et laurier) - du gros sel
Si vous surveillez votre ligne, voici quelques conseils :
- Remplacez les pommes de terre par des courgettes. Elles ont un pouvoir liant tout aussi intéressant.
- Dégraissez les bouillons de viande, tel que le pot-au-feu ou le bouillon de poule avant de les consommer. - Evitez de mixer les légumes. Les fibres sont alors plus nombreuses et efficaces. Pour éviter la fuite de ces nutriments indispensables, respectez quelques règles simples de bon sens : - Epluchez les légumes au dernier moment et ne les laissez pas tremper dans l'eau pour les nettoyer. - Limitez le temps de cuisson - Plus savoureux et bien moins coûteux, c'est aussi lorsqu'ils sont de pleine saison que les légumes offrent le plus de nutriments.
Autrefois, on mangeait traditionnellement le pot au feu le Dimanche...Et le lundi, on 'accommodait les restes'! Découpez les restes de viande et de légumes en morceaux (dés ou cubes) et déposez-les dans 1 saladier. Ajoutez 1 oignon coupé en petits morceaux, un peu de persil frais, et des câpres (2à3 en fonction de la grosseur de la salade).Dans 1 bol, préparez une sauce avec: sel, poivre, moutarde à l'ancienne, vinaigre (ou citron) huile d'olives. Au moment de servir, versez la sauce dans le saladier, remuez bien. C'est délicieux!
Conditions de participation
Adhésion à l'Association PLUMALIRE: 10 €
Atelier d'Ecriture
1ère séance : Gratuite
1 séance : 8 €
4 séances : 30 €
8 séances : 55 €
16 séances : 100 €
01 juin 2009
LE PLAN
Titre de la nouvelle : le plan mot n° 5 dans la liste des mots cherchés –
Contrainte : employer les mots trouvés
Ne pas employer la lettre F
Employer des euphémismes ( expressions surlignées en vert) lilyale_plan_atelier__criture_du_25_mai_2009canal
LE PLAN
Le religieux en chef juché sur son âne emprunta l’allée en croix tracée sur la dalle en marbre de Carrare
Il venait de présenter sa bourse au distributeur automatique de pépites et par habitude, il se demandait comment concilier les jouissances terrestres et le salut de son âme
Déjà que certains esprits chagrins lui reprochaient son peu d’inclination à suivre l’exemple des saints qui avaient vécu dans la plus extrême pauvreté.
En réalité, l’ecclésiastique ne s’inquiétait pas outre-mesure. Les dévotions quotidiennes lui tissaient heure après heure, un parachute doré pour atterrir en triomphe au jardin d’Eden, ce lieu où pousse en abondance l’oseille. Il continuerait à côtoyer les grands de ce monde. Ces derniers s’étaient réservé les meilleures places, par le biais d’indulgences plénières achetées en bourse, au moment de la chute des cours. En quelque sorte des bonus pour compenser les malus.
En attendant le grand départ obligé, le saint homme ne goûtait jamais l’amarante servie à sa Cour. Il n’appréciait que le caviar servi sur une nappe en batiste dans le vermeil et l’argent.
A de rares moments, il sentait bien que là, n’était pas tout à fait l’exemple que devait donner le disciple de Dieu, à ceux qui allaient se nourrir du contenu des poubelles des mac-do. Sans parler des demandeurs d’emploi qui s’embourbaient dans les dédales de vaines recherches, depuis que les opérations de dégraissage des vaisseaux pillards des transnationales les avait relégués à fond de cale.
Il savait que le diable rôdait et truquait les dés pour tenter de prendre des parts de marché. Des messages subliminaux instillaient : « votre âme contre un panier de victuailles ». L’homme missionné par les Dieux pour le salut des hommes détestait la concurrence et en serait venu volontiers aux poings, si ce n’était l’entrave de la soutane.
Pour neutraliser son adversaire et par la même occasion clouer le bec à ceux de ses pairs qui critiquaient sa conduite, il se mit à élaborer un plan pour ramener les brebis au bercail. Il décida sans délai d’aller moraliser tous ceux qui ne lui semblaient pas très catholiques. Il pensa, qu’à l’image du Président de la République, il se devait de paraître dynamique, pour doper son image. Malheureusement, depuis le tarissement des puits de pétrole, l’âne avait remplacé la tatamobile. Bien sûr, c’était moins rapide et même un peu décalé pour un dignitaire de son rang.
Le religieux descendit de sa monture et mit pied à terre. Pour quelqu’un qui avait souvent la tête au ciel, cela relevait de l’exploit. Peu importe, il était convaincu de la légitimité de son combat. Intrépide comme Attila, il courait sur la lande en prêchant inlassablement « Là, où je passe, les capotes ne passeront pas, même les suédoises aux normes ISO en latex naturel modèle économique R.S.I (rapport sans imagination) et vlan».
Epuisé, il s’arrêta. Il faisait chaud. L’homme d’église jeta un coup d’œil sur l’anneau de vice-versa qui ornait sa main. Il se mit à regretter, les rendez-vous téméraires sur les sables mouvants de l’amour, les pas amoureux dans les sauvagines éclairées de tendres lueurs violettes. Quel habile stratège, il avait été !. Pas l’ombre du moindre scandale. Ces moments volés à Dieu, à la fois délicieux et sacrilèges étaient irisés comme l’améthyste, pierre dont la réputation était pourtant d’incliner à la chasteté.
Maintenant, l’abeille avait cessé de butiner les boutons de rose et aussi de respirer à pleins poumons les pivoines ardentes et sensuelles.
Le religieux se mit aussi à penser à ces journées de chasse où les invitations amicales s’achevaient en agapes polissonnes en compagnie d’intrépides amazones et de jeunes pages.
Il était triste. Le brasier des ardeurs juvéniles était réduit en cendres Tous les plaisirs lui étaient maintenant interdits, chair ardente ou bonne chère.
L’inquiétude se saisit de lui. Son imagination trop longtemps bridée lui jouait-elle des tours ? Il n’était pas possible qu’il ait pu écouter Satan et exécuter ses plans avec tant de complaisance.
Il était dans le désarroi le plus complet.
Que lui restait-il à présent ?
La vie après le dernier adieu ? mystère et boule de gomme
A l’heure suprême, plus de « monseigneur » par ci, plus de « monseigneur » par là, plus de courbettes. Il n’ignorait pas qu’au moment du grand saut, les indulgences plénières s’activaient jour et nuit pour jeter l’éponge sur les instants de débauche. Il était à craindre que désormais l’ennui allait régner au paradis, qu’une discipline extrême y serait de règle. N’étant pas maso, il se dit que sans perdre une seconde, il jouirait de chaque instant à venir avant de passer de vie à trépas.