L’architecte disait :
- Il convient de choisir les couleurs de l’émail en harmonie avec le vitrail, sinon ce serait une vraie pagaille. Et regardez cette caille qui file vers le pêcheur qui tombe à la baille !
- Ce serait bien, ajouta Luc, de créer une faille dans la muraille, cela ajoutera une note vivante et on pourrait y faire passer des rails avec un train !
- Pour que cela sèche plus vite, ajouta, l’architecte, il faudra pailler l’ensemble.
- Ne me raillez pas, Maître ! Vous détaillez chaque élément de l’ensemble pendant que moi je baille ! J’ai besoin d’un break… Ecoutez les enfants qui braillent au-dehors ! Comment voulez-vous que je me repose ? En sus après un aïoli et une paillasse défoncée par une canaille !
- Nous n’utiliserons pas ce poème, dit l’architecte, c’est de la rimaille qui n’est pas digne de notre œuvre ! Votre aïeul qui était un vrai braillard et s’est souvent encanaillé s’en retournerait dans sa tombe, aussi vaillant fut-il.
- Portons ce poisson de la Méditerranée dans la cuisine vers Marie qui le cuisinera dans du lait avec du pistou, accompagné d’une bonne ratatouille pour nous autres polissons d’un autre âge. Ce tablier de cuisine qu’elle porte est sans doute suranné, mais ma cousine Marie, qui a une bonne bouille, est une experte et a une dette envers nous.
- Sur sa barcasse elle sait manœuvrer à travers le goulet pour parvenir à l’anse favorite de Tonton Fripouille et pêche à merveille.
- Revenons à notre faille et ajourons au pied de cette muraille couleur corail un ruisseau sur lequel voguera un bateau sans gouvernail guidé par Marie, un éventail à la main. Et puis longeant la faille, une draille qui conduirait ailleurs, de l’autre côté de la montagne.
- Après tous ces efforts, dégustons caïeux, carambar et caramels. !