• Lieu :  cours Saleya– Nice  -  
    Personnages : 
  • 1 brigade féminine de police affectée en priorité au secteur de la prostitution et spécialisée dans la traque des souteneurs. Leur tenue vestimentaire a été conçue pour servir d’appâts. Perruque blonde - Bas résille, mini-jupe en métal argenté ras les fesses, décolleté vertigineux, maquillage outrancier.
  • 2 Une voyante, une chouette sur l’épaule. Elle a installé une table devant la chapelle des Pénitents noirs et propose aux passants de leur prédire l’avenir.
  • 3 Une vieille dame, rigide, visage couleur bistre, cheveux tirés en arrière, habillée d’un tailleur gris anthracite, qui vient de sortir de la chapelle, un missel à la main.
  • 4 Un homme vêtu d’une vareuse bleu marine, victime d’un malaise.
  • La sirène hurle. Une voiture de police arrive. 
    En descend une jeune femme

  • -           Police, police, laisser passer
  • la policière, légèrement vêtue  tente de s’approcher de l’homme allongé sur le sol
  • la vieille dame se dresse comme une furie devant la policière
  • -          Vade retro satanas. Une tenue pareille devant un mourant. !
    Il va avoir une crise cardiaque, le pauvre. C’est vraiment  pas catholique tout çà.
  • La policière :
  • -          Toi, la vieille, ferme-là, dégage, tu vois ce truc, c’est pas pour faire joujou, c’est un taser. Une décharge et tu passes de l’autre côté. Dis tes prières. Planque ta carcasse, y en a plus d’un quiattend que tu casses ta pipe pourton héritage, desvrais rapaces, je te dis que ça !
  • La vieille en marmonnant :
  • -           C’est bon, c’est bon. C’est-y pas malheureux de voir la police de nos jours, plus aucun respect. Dire que c’est nous qu’on les paye avec nos impôts.
    La policière fait un  pas vers la victime immobile et se penche pour écouter son souffle.
  • L’homme retient sa respiration.
  • La policière :
  • -           Appelle le SAMU, je fais le bouche à bouche.
    L’homme s’était livré à une farce à la suite d’un pari,
    mais ce mot de bouche à bouche provoque chez lui, un pic d’excitation incontrôlé.
    Il s’accroche à la mini-jupe de la policière qui se débat.
  • l’homme de plus en plus agité:
  • -           t’es dans mes serres, ma cocotte, aucun risque que tu ne m’échappes. T’as pas affaire à un puceau et les caresses, ça me connaît.
  • la policière hoquète :   lâche-moi, lâche-moi, vieux salaud
  • Sa co-équipière vient à son secours, immobilise l’homme et lui passe les menottes
  •  l’autre policière : 
  • -          allez, ouste au poste. Tu nous as roulé dans la farine, espèce de va-nu-pieds. Avec les menottes, tu pourras toujours assouvir tes fantasmes sado-maso. Les potes, ils n’ont pas le sens de l’humour. On te passer à tabac, te faire bouffer des termites. Tu finiras bien par lâcher le morceau, çà va être le cirque pour tapomme. Ils le connaissent le rituel T’auras intérêt à te tenir à carreau et docile comme un terre-neuve . Foutueta réputation aprèsune nuit dans la souricière sur les couvertures pleines de puces
  • - l’homme  
  • -          : Mort aux vaches, mort aux vaches, liberté tu n’étais que craie sur lesmurs des mairies. La pluie a tout effacé.
  •  
  • la voyante :
  • -          - Ne crains pas le pire , joyeux sire. J’ai lu dans les tarots, pas de pique, Au temps des cerises tu joueras encore du pipeau au repas des pies. Aucun risque, finie la sérienoire.
  • Il part confiant. Dans la voiture il est entouré des deux policières. Il baisse les yeux pour regarder leurs jambes. Il profite du moment présent
  •  
  • Que sera demain ? il sait seulement qu’après demain, pour lui, dansera encore la vie.                                                                                                       
  •                                                                                                                       LYLIA
  •  Atelier écriture : 29 mars 2011
  • Contrainte :  création des personnages, d’un lieu
  • Utilisation des mots issus de la séance de travail de l’atelier (en vert dans le texte)