Chère respiration,

T’ai-je dit combien tu m’étais chère, voire indispensable ?

Chaque fois que je danse sur une scène, tu me permets en moins de deux de me transformer. Comme une chrysalide, j’évolue sous la lune et chaque soir j’observe son évolution. Aujourd’hui je fais ce que je ne pourrais faire demain.

C’est toi qui me donne la santé, qui m’incite à rire trois fois par jour,  me convie à déguster une douzaine de desserts en deux temps trois mouvements.

Et, lorsque je vais au cinéma, chère respiration, je te retiens parfois pour ne pas pleurer quand l’émotion me submerge. J’ai la chance d’être sensible et nombre de fois j’ai failli succomber aux superstitions claironnées par les médias.

Grâce à toi, ma respiration, je reste zen, je peux rire plusieurs fois par jour, et, je te le promets, je suivrai ton conseil, j’irai à la cinémathèque avec mes amis, car l’amitié m’est aussi nécessaire que toi, chère respiration.