Vraiment original ! La femme du couturier, dont l’élégance raffinée des défilés n’est plus à démontrer, a fait preuve encore une fois d’un sens pratique et d’un courage extraordinaire. Alors qu’elle se promenait dans la montagne en suivant le cours d’un torrent tumultueux dévalant les roches de basalte, les creusant,  les  taillant, leur  donnant ainsi des formes,  évoquant selon votre imagination des gorgones hideuses, des girafes ou encore même de gorilles. Tout à coup, elle eut un vertige. Elle avait depuis le matin un chat dans la gorge.

Elle raconta que sur le moment elle avait cru que c’était encore son angine rouge qui provoquait un engorgement de glaires…… ou peut-être était-ce  à cause du gorgonzola, ce fromage qui sentait si fort et qu’elle avait mangé la veille.

Le vertige devint étourdissement.  Elle porta ses mains au collier de perles qui entourait son cou de cygne. Elle songea à prendre ses jambes à son cou ! Elle se mit à courir, tomba. Une douleur fulgurante, pénible. Elle entendit le coucou chanter… et aperçut un nid d’oiseau près de l’étang où elle s’était arrêtée.

« Mon Dieu ! » s’écria-t-elle… les eaux… je perds les eaux. Mon bébé va naître, mon accouchement commence….

On la retrouva endormie près du nid où elle avait déposé son bébé emmailloté dans un châle de soie brillante. blanche