Lettre « Bouteille à la mer »  sur le thème numéroté et le temps

Message soudain à qui le lira !

Me voici semble-t-il au terme de ce voyage temporel. Il me faut donc temporiser dans cet espace inconnu et surtout imprévu. Le temps est estival et parait s’étirer en un long moment imprévisible, monotone et non mesurable, car, ici, je n’ai rien, ni à gagner du temps, ni à en perdre, ni à en prendre ! Il ne manque rien. Il passe dans l’éternité des parsecs.

Je ne sais si je suis au temps de Noël ou au temps pascal, car j’ai perdu la notion du temps dans cet espace où rien ne peut m’aider à poursuivre la marche du temps. Des semestres ont-ils déjà défilé ou seulement des jours ?

 

Soudain je ne sais plus, même si je commence à sentir un certain passage du temps comme une allée sans fin dans un jardin qui pourrait être le Paradis.

Soudain, la rapidité, la vitesse d’un vent me redonnent quelques forces. Je n’ai plus ce sentiment de perte de moi-même, de disparition  de tous mes repères. J’ai l’impression de vivre un conte pour enfants, d’être dans le pays de l’oubli de tous les soucis où s’épanouissent des fleurs en bouquets, où l’âge n’est plus le décompte des années, mais uniquement l’occasion de cartes d’anniversaire et de faire la fête.

 

Au secours, je perds la tête ! Mais peut-être faut-il laisser faire au temps son travail pour qu’on me recherche ou qu’on m’oublie au fil du temps.

Adieu ou à bientôt

Prenez votre temps !