Le GABIAN, goéland leucophée

Publié le 10 mai 2007 par mjletoile alias AimeGeeAile

Bonjour à tous. Hier matin curieusement j'ai entendu frapper à ma fenêtre et j'ai aperçu un gabian qui estimait que j'avais assez dormi et sonnait le réveil matinal. Bien entendu j'ai aussitôt décidé de le prendre en photo.  2 jours plus tard alors qu'exceptionnellement j'allais m'endormir pour une petite sieste, j'entends à nouveau frapper au carreau... était-ce le même ? je l'ignore je l'ai repris en photo.

Par curiosité j'ai recherché sur internet l'origine du mot :

G  A  B  I  A  N .

Le gabian est un goéland leucophée.

Sur la photo prise de ma terrasse en plein coeur de Nice vous apercevez dans le fond les collines qui séparent Nice de Villefranche.

Sur le site ou blog : "Le Coin du Corbeau" voici ce que j'ai trouvé sur l'origine du mot gabian : "Ici a Marseille on le surnomme le "gabian", sans doute tiré de l'italien "gabiano" qui signifie goéland. Le Goéland Leucophée (Larus Michaellis) se distingue a peine du Goéland Argenté (Larus argentatus). Le Goéland Leucophée a les pattes jaunes (et son nom anglais est d'ailleurs Yellow Legged Gull), pour le reste la taille et le plumage sont sensiblement identiques.Parfois encore on confond le Goéland et la Mouette, ce qui se comprend car en dehors du bec qui est tres différent, on a souvent l'impression que la Mouette est un Goéland en miniature. Mais la différence d'envergure, plus de 1 mètre pour le Leucophée, ne permet aucune hésitation lorsqu'ils volent. En pratique on rencontre le Goéland un peu partout en France, généralement le long des côtes, avec deux ou trois zones principales : la région Méditerranénne, le littoral Atlantique et les régions côtieres du Nord. Autour de Marseille on estime les populations à plusieurs dizaines de milliers d'oiseaux, répartis entre la zone côtière et les Iles et aussi dans les grandes villes comme Marseille. 
Animal rusé, patient, presque intelligent et d'une rare adaptabilité, le Goéland a su parfaitement s'adapter a la vie urbaine !!   C'est presque un animal fêtiche dont la RTM, le metro marseillais, avait fait sa mascotte sous le nom de Gaby (le gabian). Il est aussi trés apprecié des marins auxquels il annonce la terre et qui le remercient volontiers de quelques déchets poissonniers a l'occasion. Tous les matins sur le Vieux Port une nuée de Goelands vient faire son marché, a peine au dessus des chalands "réguliers", mais avec souvent moins de bonheur il faut l'avouer :). Et pour tout dire le ciel bleu d'une ville Méditerranéenne serait bien triste sans les vols majestueux de ces grands oiseaux blancs !!  L'observation du goéland est toujours interessante ! On trouvera un expose complet sur le Goéland dans le livre de Niko Tinbergen (prix Nobel) : "L'univers du Goéland Argenté" publié vers 1975 et que l'on ne trouvera plus que chez les bouquinistes.

Le nombre de ces oiseaux augmente : d'une part la nourriture est - relativement - abondante et  l'absence de prédateurs des nids permet aux oeufs d'éclore facilement. Une étude récente montrait que la probabilité de "survie" d'un oeuf est environ 10 fois plus forte en milieu urbain qu'en milieu naturel ... Il existe differentes techniques pour diminuer la reproduction, par exemple la neutralisation des oeufs dans les nids, une solution un peu coûteuse mais efficace. Il faut ajouter que l'effarouchement des Goélands à des périodes ciblées serait aussi une solution, encore moins coûteuse. En cherchant un peu on devrait pouvoir améliorer cela sans en faire un drame ... Un autre reproche fréquent, ce sont les nuisances provoquées par les déjections des animaux. Les nuisances sur les toits sont probablement plus importantes. Surtout que le Goéland a un comportement dit d'arrachage qui le pousse à tirer sur tout ce qui ressemble à une ficelle lors de conflits entre animaux .. L'impact financier est toutefois réduit car de toute facon sur les immeubles à toits plats il faut renouveler le revêtement du toit régulièrement, tous les 10 ans par exemple. Avec les Goélands ce sera tous les 9 ans, rien d'une dépense extraordinaire.  Il y aurait encore tant de choses a dire sur la vie du Goeland urbain, qui est un oiseau sauvage, mais qui s'habitue remarquablement bien aux societes humaines. C'est d'ailleurs un oiseau tres social, qui ne peut vivre qu'en societe et dont l'organisation sociale presente -mutatis mutandis- des similitudes etonnantes avec le mode de vie et de pensee des humains

Il existe une ville dans l'Hérault dont les habitants sont appelés les Gabianois. Dans l'encyclopédie Diderot-D'Alembert on note :huile de gabian "C'est une huile noire, bitumineuse & inflammable, de Languedoc ; la roche dont elle découle se trouve au village de Gabian, près de Beziers.   Guichard tire l'étymologie de ce mot de l'hébreu gab.  On contrefait l'huile de gabian avec de l'huile de térébenthine. L’huile de Gabian n’est donc nullement différente du naphte de Babylone.

"LEI GABIAN, Tambourinaire deis Aup"* est un ensemble de musique qui s'est donné pour but de promouvoir le galoubet/tambourin.

Marius AUTRAN en parlant des sites autour de Saint-Mandrier et du cap Sicié parle d'un îlot qui s'appelle "Le Gabian" et il écrit : "En partant de la plage des Sablettes et en allant vers Sicié, un bon cicérone vous désignera le Pilon, pointe avancée de la Batterie de la Verne, la plage de galets du ruisseau de l'Oïde venu des Moulières, unique cours d'eau de la presqu'île, le Gabian, le Frédéric, îlots bien connus des pêcheurs amateurs, la plage de Fabrégas dont le sable est gris, le Bau Rouge, leBoeuf, le Sommier, les Pierres Tombées, le Capucin, la Plage des Santons, laChaînette, haut fond de roches reliant comme un cordon ombilical les Deux Frèresà la presqu'île.

Voilà pour aujourd'hui ce sera tout. Bonne journée à tous