On a tellement décrit la beauté de la mer

Eau réfléchissante, merveille rayonnante

Ecume moutonnante, image résonnante

Tableau voyeur d’un voyageur amer

 

Qu’on oublie la frayeur qu’inspire une tempête

Dans les voiles et l’ombre de la nuit

La goélette n’entend plus que son bruit

Bateau à la merci d’une vague qui inquiète

 

Une brume rousse fait cesser la folie

Puis un nuage agite un chiffon blanc

Et annonce enfin du voyage l’harmonie

 

Le crépuscule moussant d’une toison d’or

Le soleil reviendra de l’infinie frontière

Et c’est en bleu azur qu’arrivera l’aurore