Assise sur le rocher où elle avait grimpé en faisant de l’escalade, elle tâcha d’oublier la calade à affronter pour en redescendre, et elle admirait Roquebrune. Le village était suspendu comme sur une toile peinte tendue, où les nuages naviguaient comme des voiles entre les tours si nombreuses que Phèdre elle-même s’y serait perdue.

Quel boulot ce serait de faire revivre la manifestation fantôme de ce château en ruine ! quelle solution adopterait-elle pour échapper au syndrome bien connu du galérien de chantier ? Son esprit s’accrocha à ces lingots de miel, morceaux de mystères d’un passé révolu, qu’elle reverrait un jour étoiler le ciel diaphane d’une splendeur bien réelle. Quel métier magique elle exerçait !