Les vagues puissantes de Saint-Jean-de-Luz frappent la plage, tandis que mon corps de rêve se fait
masser dans tous ses recoins par une femme au doigté extraordinaire.
« Enfin un corps de rêve, faut pas rêver » me fit la masseuse. « On n’y est pas encore »
J’imagine qu’il me faudra encore 3 séances d’hydrojet, quelques douches sousmarines ainsi qu’un
bain hydromassant pour atteindre cet objetif ambitieux. Avec tout cela, vous aurez la sensation de
retrouver votre corps de jeune homme, mais soyons réalistes monsieur, ce ne sera qu’une
sensation !...
Mais l’homme un peu vexé se rebiffa. Mais dites donc elles sont toutes aussi agréables que vous les
masseuses ? La femme lui répondit : Oh non il y a bien pire rassurez vous !... L’home décida de stopper
les soins, il était presque midi. Il prit sa tenue de bains à l’esthétique affolante, tandis que la masseuse
rangeait la cabine. L’homme se dirigea vers le restaurant gastronomique. Au milieu du hall, une
fontaine de chocolat dégoulinait de ce nectar diabolique aux pouvoirs aphrodisiaques supposés.
L’homme n’y résista pas. Devant toute l’assemblée, il laissa négligement tomber son peignoir et
plongea totalement nu dans la fontaine de chocolat. Des cris fusèrent de la part des personnes
atablées dans le restaurant. Une femme totalement hystérique qui avait repéré le quincagénaire très
séduisant, se rua dans le hall et en 2 temps et 3 mouvements, se retrouva nue comme un vers.
Elle était simplement ornée d’un collier de piment d’Espelette. Elle plongea dans la fontaine et se
blottit contre l’homme. Ils étaient à présent recouverts d’une fine couche de chocolat. La femme lui
tendit un piment que l’homme croqua sans aucune retenue.
Le spectacle était suréaliste et les clients du restaurant n’en croyaient pas leur yeux. Un couple qui
venait de sortir de l’espace fitness se dirigeait vers la terrasse avec vue sur mer. Mais ils furent surpris
par la nature du spectacle.
Sous l’effet du piment, l’homme se sentait pousser des ailes….Et la limite de la décence m’interdit
d’aller plus loin. Mais vous connaissez : la tentation est plus forte que la raison, alors……
Le couple ne se tenait plus et pour un modelage de saison s’était l’apothéose. La femme était à
présent allongée pour recevoir une douche océane de chocolat du Brésil. Quant à l’homme, excité au
possible, il tenait des propos indescents : il disait à la femme, je vais te faire un enveloppement avec
de la gelée de saison. Et arriva ce qui devait arriver !....

Trois gros colosses de vigiles arrivèrent dans le hall et sortirent manu-militari le couple de la fontaine
de chocolat. Ils les couvrirent de peignoirs qui furent très vite imprégnés de chocolat. Madame et
monsieur, après avoir prit une douche décontractante aux extraits de langur, vous passerez par la
case atelier yoga, pour vous y relaxer avec toute la sérénité attendue.
Sur ces entrefaits, le directeur de l’hôtel arriva. Il était passé par le vestiaire et avait pris des tenues de
rechange pour les deux protagonistes. Il interpella le couple infernal et leur proposa d’achever leur
séjour dans les meilleurs délais. L’homme qui était à présent calmé, lui répondit. Oui nous allons
quitter l’hôtel, mais pas sans avoir goûté les spécialités locales de votre restaurant. Nous désirons
donc 2 daurades sauce vierge. La femme eut un sourire malicieux. Et en dessert, nous aimerions
gouter du chocolat au piment d’espelette ainsi que des macarons de Bayonne, le tout bien sûr arrosé
d’un Saint Emilion 2007.
Le patron de l’hôtel leur accorda cette faveur. Nos deux compères s’installèrent, le temps d’un repas
somptueux. A la fin de celui-ci ils prirent la direction du jardin. Bien à l’abri d’une touffe de bambous,
ils ne purent s’empêcher de reprendre leurs ébats.
Le directeur s’était un instant attardé dans la salle de repos. Il avait été métamorphosé par cette
histoire. Il faut bien avouer que sa vie sexuelle était aussi plate que l’encéphalogramme d’une huitre.
Alors, la vue de ces corps d’esthètes enrobés de chocolat lui avait littéralement fait fondre ses
neurones. Il commençait à péter les boulons de partout. Complètelent déchaîné, il passa par le spa
shop. Il connaissait l’existence de l’arrière boutique avec des produits peu avouables. Il y prit une
tenue de cuir noir, de l’extrait de gingembre et un godemichet. Littéralement survolté, il se dénuda en
quelques secondes et alla rejoindre le couple en plein ébat dans la touffe de bambous. L’hôtel fut
ainsi rebaptisé le Choco’s Trio….