Je pars, je prends le bus pour aller chez ma mère. Ras la casquette des barbarotes rampant dans la cambuse, escaladant les murs pourraves de ma studette azuréenne aux mètres carrés désuets.

Barbarotes balèzes qu'un char d'assaut n'eut pu même toucher, tant ces engeances ont la bambane. Marre de barjaquer sur ce sujet avec ma coloc. même pas ma meuf! Je retourne chez ma mère.

J'eus essayé de les destroyer avec mon baratou, mais, pas de chance, j'ai cassé le lustre en le levant. Je rate le bus, bon, je prends la bécane, et je pars; au fond , il y a comme une bougnette que je me surprends à mater. Même pas je peux bouléguer, ça me troue. Et pourtant, on peut pas m'taxer de bras cassé nom de nom. Comme ça démarre pas, je m'fous dans la calade et ça part sans me décarcasser. Heureusement, devant, c'est dégun et ça m'évite de m'emboucaner avec les passants que j'exècre. Quand je m'arrache de la baraque, j'me sens un peu empégué, pas complètement, juste un peu , comme ensuqué genre nabot décavé.

Après que j'eus passé l'estrasse sur la bougnette, j'me trouve comme fada et j'en ava une fourre énorme, genre rondelle majeure. Javance malgré la barre, et je me sens fracassé , la gamelle me guette à chaque tournant. Je pédale en souplesse avec ma gamba foula dont la douleur me lance. Un étonnant matane de la route m'emmène vers un platane dont le tronc coloré m'empêche de fa le mourré.

J'me l'percute en avant et m'récupère le nasole. Manquent plus que les pébrons, et on fait une soupe de légumes.

Avant d'être chez ma mère, je m'tape une bonne pénèc. J'me lève, prêt au départ et me trouve plutôt  ravan.

Toujours testard, je chevauche ma bécane et , zou je fonce chez ma mère.