Au bord de la mer, sur une falaise, un canard nageait
Il souhaitait flemmarder et dans les flaques barboter

Soudain, dans les pins, il entendit un lion rugir
Sire lion ! Comment puis-je vous aider, quel est votre désir ?
Petit canard, j’étais dans la savane, les doigts de pied en éventail
Qand soudain surgirent des hommes, de vrais épouvantails !
Leurs mains, aux doigts de fée, me prirent dans leurs filets
J’en eus la crinière toute ébouriffée.
Un corbeau, perché sur un pin de la plage, voulut exprimer ses conseils
Admirez comme je chante bien, mon plumage est une merveille.
Lion, si tu veux écouter mon ramage, prend comme indicateur le canard
Celui-ci sait espionner avec art.
Le lion était enfermé dans une cage.
On pouvait l’admirer comme une image.
Le canard demanda au lion de lui offrir une récompense,
De l’aider, de se ses conseils et de sa bienveillance,
De se montrer généreux et de lui donner un anneau magique,
Anneau lui permettant de battre la mesure, de faire de la musique.
Sire lion, jusqu’à présent je vous ai obéi au doigt et à l’œil,
Il a suffi que vous claquiez des doigts, vous avez eu votre fauteuil !
Et à présent vous voudriez que je vous ouvre la cage ?
Que nenni ! Je m’en vais courir sur la plage
Car l’expérience est dans les pattes et dans la tête
Et si mon cœur balance,
Si mon cœur est en fête,
Chacun sait que le cœur n’a pas d’expérience !